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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:12

affiche lettre inconnueJ’avais lu il y a quelques mois le bouleversant «  Lettre d’une inconnue » de Stefan SWEIG. Vous pouvez retrouver mon article de l'époque ici.

 

Il s’agit de la  confession d’une femme à celui qu’elle a aimé toute sa vie durant, sans jamais rien lui dire et sans jamais être remarquée de cet homme.

 Cette confession se manifeste sous la forme d’une lettre qu'il reçoit après la mort de celle qui l’a aimé en cachette de manière passionnelle, obsessionnelle et absolue. Ella a eu un enfant de lui sans qu’il le sache après une nuit d’amour passée en sa compagnie.

 

Vous l’avez compris, ce n’est pas très gai.

 

C’est un texte très fort, dérangeant et original. Je ne sais pas s’il faut parler d’amour à ce stade étant donné le caractère  ultime et extrême du sentiment de cette femme.

 

J’ai eu la chanson de pouvoir assister à une adaptation au théâtre, proposée par la compagnie « Fées et gestes », implantée en Midi Pyrénées (mais qui tourne aussi en Languedoc Roussillon ou à Avignon).

La pièce est jouée en solo par Esther Candaës, la fondatrice de la compagnie.

 

Pendant près d’une heure 30, elle égrène ce monologue particulier , cette longue plainte douloureuse d’une amoureuse éperdue pour un homme auprès duquel elle sera transparente toute sa vie.

 

Le fait de voir le texte joué lui confère encore plus de force, il faut dire que l’interprète est très convaincante. Je ne suis pas un habitué de théâtre mais être seule sur scène avec un texte aussi poignant est une prouesse et sa restitution est  très réussie.

 

La mise en scène est très épurée, sobre, laissant  totalement s’exprimer le texte de SZWEIG.

 

Le décor est minimaliste :  un lit, un grand voile blanc dans lequel l’héroïne vit et meurt à la fois, un chandelier…

 

Je suis ravi d’avoir pu vivre ce spectacle.

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 00:12

acces direct plage

 

J’ai découvert Jean Philippe Blondel avec «  Et rester vivant » à l’occasion du prix littéraire auquel j’ai participé.

Vous pouvez lire ma chronique ici.

Ayant apprécié ce livre j’ai acheté «  Accès direct à la plage » qui fut son premier roman.

 

Ce livre trace le destin croisé d’une petite galerie d’hommes et de femmes.

Ces êtres humains sont reliés entre eux par des vacances au bord de la mer qui se déroulent entre 1960 et 2000.

On découvre alors les ressentis des personnages sur leur vie, leurs rêves, leurs espoirs, leurs illusions et leurs errements en matière d’amours, qu’elles soient naissantes, meurtries ou carrément mortes.

 

«  Accès direct à la plage » est la confrontation de solitudes humaines, banales et quotidiennes sur fond de séjour à la mer. On ne peut être heureux en vacances au bord de la mer (ou ailleurs) que si l’on est heureux tout court. 

 

Ce roman est très bref, il se lit en moins de deux heures. Il est apparemment simple même si l’auteur enclenche une mécanique subtile de révélation de sentiments humains.

Les mots utilisés sont très simples, les phrases très courtes, ici aussi il n’y a pas de gras.

 

On s’identifie forcément à l’un ou plusieurs des personnages, leurs ressentis et leurs souvenirs pourraient être les nôtres. A la différence près que si l’on se mettait à exprimer nos émotions de manière aussi simple, ou nos souvenirs de vacances d’été  ça serait  très certainement ennuyeux.

 

Or Jean Philippe Blondel arrive à captiver le lecteur et à l’émouvoir à partir de pas grand chose : il est écrivain.

 

«  Accès direct à la page » est un beau petit livre, empreint de nostalgie et pourtant très actuel.

Le ton est parfois ironique mais toujours juste.

 

En somme, un bon moment passé et toujours l’envie de lire un autre titre de Blondel.

 

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 08:25

romantique 1Il est 12h12 , je suis à Londres dans un de ces fameux taxis noirs et je roule vers mon destin.

On n' échappe pas à sa destinée, certains rendez-vous sont inratables, immanquables.

Je viens d’avoir 49 ans, dans un an je ferai officiellement partie des seniors…mais qu’importe, ce soir est un grand soir, ce soir est le grand soir.

 

Il y a 8 ans, j’ai ouvert un blog sous le pseudonyme de Mind The Gap. Au départ, j’écrivais des petits articles puis des petits textes à travers des ateliers de création littéraire. Je me suis pris au jeu, j’ai écrit des textes un peu plus longs, des petites nouvelles parfumées à l’eau de rose.

J’ai remporté 2 ou 3 prix dans les concours  organisés à Trifouilli Les Olivettes (3 primés pour 12 participants dont 5 idiots du village…). J’ai reçu les encouragements de ceux qui m’aimaient ou avaient pitié de moi.

J’ai persévéré, j’ai suivi d’autres ateliers littéraires en compagnie d’auteurs pour aboutir à un projet d’édition d’un recueil de nouvelles.

Je suis arrivé au bout de mon manuscrit, et j’ai tenté vainement de le faire éditer. Je l’ai intitulé  «  ôde aux princesses tristes ».

Au bout du 35 ième refus j’ai décidé d’arrêter de détruire des arbres innocents et j’ai auto édité ma verve écrite. De toutes façons, j’ai toujours été un incompris, je suis né comme cela.

J’ai fait tous les salons du livre, les foires aux écrivains, j’ai fait de la publicité sur mon blog, à mon travail… à l’époque j’en ai vendu 88 sans compter ma mère, mon épouse, Soène et Asphodèle qui ont toutes une dédicace collector aujourd’hui.

 

L’eau a coulé sous les ponts, j’ai toujours cru à mon talent d’auteur et je rêvais de consécration. Alors puisque les autres n’avaient aucun goût, j’ai décidé de passer en force.

J’ai répondu à une annonce lancée par un collectif proposant des méthodes clés en main pour produire et se faire éditer. Ils m’ont obligé à rester dans les romances à l’eau de rose.

J’ai notamment rencontré l’ex agent de Marc Levy, qui vit aujourd’hui avec l’ex agent de Guillaume Musso : les 2  amants m’ont révélé les travers et les méthodes d’écriture de leur ex patrons. Dans le collectif il y avait aussi le nègre de ….et de…et aussi de….Sans compter les scientifiques ayant mis au point un logiciel destiné  à générer des best sellers. Bref j’ai appris à devenir un requin des histoires guimauve. La machine était lancée, plus rien ne pouvait m’arrêter : j’ai dit adieu à Mind The Gap et  Jimmy Lover est né.

 

 Ma première histoire a été publiée chez Hard coquin éditions, elle s’est vendue à 10000 exemplaires. Depuis j’ai signé un contrat d’exclusivité avec Hard Coquin, je dois livrer 3 livres minimum par an…et ça marche du feu de Dieu.

 

J’ai reçu des centaines de lettres d’admiratrices, et mon épouse a fini par me quitter, ne supportant pas l’intérêt croissant auprès des midinettes. Pourtant les lectrices de mes livres ne sont pas toujours de prime jeunesse ni de prime beauté. Elle vivent dans leur rêverie amoureuse et le passage à l’acte est limité. Bon j’avoue avoir réussi à coucher avec 2 ou 3 qui ressemblaient à des princesses tristes mais j’ai vite déchanté à ce niveau là.

 

Je ne me plains pas, je travaille 3 heures par jour au maximum, mon assistante s’occupe de la logistique et des premières corrections, de la mise en forme. Mon travail s’arrête là.

Puis Asphodèle corrige mes manuscrits : son tarif est de 3 livres aux 100 grammes de mes pages. Ses 2 premiers romans ont rencontré un beau succès mais elle continue ses chroniques sur son blog.

Je suis ravi de cette collaboration d’autant qu’elle me fait l’amitié de ne jamais parler de moi sur son blog. Tout au plus, elle  rajoute dans mes textes  des imparfaits du subjonctif ou d'autres temps d'un autre monde,  que je ne vois pas puisque je ne relis jamais rien ensuite. Au moins je suis certain que mes textes sortent de chez elle  plus que parfait...même si cela reste subjectif.

Soène est ma première lectrice, et à ce jour elle m’adresse encore la parole malgré certains passages un peu chauds…mais peut être qu’à la fin de ce texte je n’entendrai plus jamais parler d’elle...

 

Donc tout va bien pour moi. Jimmy Lover est au top de sa forme Je vis très bien de mon art et je mène une vie des plus agréables.

Certes, je n’ai plus d’épouse et ma fille considère que je suis un pauvre type mais j’ai encore quelques midinettes qui me trouvent séduisant…je n’ai pas  besoin de recourir à l’amour tarifé. Je lis, je voyage, je glande et j’écris.

 

Mais vous devez vous demander quel est le lien avec ce taxi Londonien dans lequel je suis :  il y a 6 mois, après avoir franchi le cap des 250000 livres vendus, j’ai enfin obtenu la consécration que j’attendais. A défaut d’être reconnu à ma juste valeur, je vais  faire aujourd'hui la rencontre de ma vie . Enfin.

 

Au bout de la route, dans un endroit tenu secret,  moi et quelques rares confrères internationaux édités chez  Hard coquin ,  allons être consacrés devant l’éternité. Je n’exagère pas, mon cœur s’emballe et virevolte alors que je suis maintenant arrivé à destination.

Oui ce soir, je vais enfin la rencontrer. Je lui dois tout ou presque, elle est ma muse, ma raison d’écrire et de vivre, l’explication à mon destin hors du commun.

Je l’ai toujours connue sans le savoir.

 

Je vais enfin la voir, hélas pas en chair et en os, mais en os et en os!

 

Devant moi , et presque uniquement pour moi, se trouve exhumée pour l’occasion, Barbara Cartland…(1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

barbara

(1) on évalue à un milliard le nombre d’exemplaires vendus par la dame en rose disparue en 2000

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 00:12

The artistJ’ai enfin vu «  The Artist », l’un des 2 films  événements de 2011.

 

Quelques chiffres pour ceux qui aiment ça : The Artist  à coûté environ 10 millions d’Euros, en a rapporté 16 à ce jour (Intouchables pour le même budget en a rapporté plus de 60). Il devrait faire 3 millions d’entrées en France (19 millions pour Intouchables) et a dépassé 8 millions au niveau International.

Enfin, faut-il rappeler que ce film réalisé par Michel Hazanavicius a remporté plus de 80 prix dans le monde dont 5 César et 6 Oscar, faisant de Jean Dujardin le premier acteur Français à recevoir l’Oscar du meilleur acteur. Chez les actrices, Claudette Colbert, Simone Signoret, Juliette Binoche (dans un second rôle) et Marion Cotillard avaient déjà obtenu la statuette.

 

C’est une production Franco Américaine (le producteur est Thomas Langmann) tournée à Hollywood avec une équipe française et une équipe américaine.

Ce film  est un hommage aux films muets des années 20, notamment ceux de Charlie Chaplin.

 

L’histoire raconte la descente aux enfers d’un acteur star du muet, George Valentin qui se retrouve sur la touche lors de l’avènement des films parlants. Alors qu’il est encore au faite de sa gloire, il rencontre Peppy Miller, jeune actrice débutante à qui il donne sa chance dans l’un de ses films. S’installe ensuite une romance entre les 2 acteurs, Peppy devenant une star du parlant et George devenant une star déchue, quittée par son public, son producteur, sa femme…seul son chien ne l’abandonne pas.

 

C’est le premier film muet que j’ai l’occasion de voir et je dois dire que j’ai beaucoup aimé.

 

Cet exercice est une vraie réussite, le sujet est bien traité, c’est une réflexion sur l’éphémère gloire et la solitude qui s’abat sur l’artiste dès que le succès s’évapore. L’histoire sentimentale entre George et Peppy, bien que secondaire apporte une touche glamour (d’époque).

 

Jean Dujardin est très bon mais j’ai envie de dire que Bérénice Béjo dont on a beaucoup moins parlé (César de la manière actrice) est parfaite. Ils forment un vrai couple de cinéma.

Le tout est à la fois profond et tendre,  drôle et émouvant.

 

Quelle prouesse d’arriver à faire passer des émotions sans dialogue ni effets…

Je n’ai pas vu passé le film, preuve que le pari de toute l’équipe du film est réussi.

 

Je suis vraiment heureux d’avoir découvert ce film et pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, je ne peux que vous le conseiller.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 00:12

déferlantes

 

J’arrive après la tempête : j’ai enfin lu «  Les Déferlantes » de Claudie Gallay. Ce livre a obtenu pas moins de 19 prix littéraires, et un énorme succès public. C’est son sixième roman.

Je l’avoue tout de suite, j’ai dévoré les 538 pages  et j’ai adoré cette histoire.

 

Parlons en de l’histoire : «  La Hague…Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d'êtres humains  C'est sur cette terre âpre  que la narratrice est venue se réfugier après un deuil. Employée par le centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête »


« Les Déferlantes » brosse le portrait croisé d’êtres humains enfermés dans leur solitude, hantés par l’amour et par la mort. Cette solitude est exacerbée par la mer en furie. Le personnage principal est le vieux Théo, l’ancien gardien du phare. On trouve également deux vieilles rivales a moitié folles (Nan et  La mère), une tenancière d’auberge détentrice de  lourds secrets (Lili), un sculpteur possédé par son art et sa sœur avec laquelle il entretient une relation fusionnelle (Raphaël et Morgane).

 

Mais ce livre est avant tout une histoire romanesque à souhait : on y trouve les histoires enfouies du passé, les amours cachées, les naufrages en mer, des morts encore bien  vivants et des vivants déjà un peu  morts. La mémoire est tenace comme le sont les habitants du Cap de la Hague.

 

Claudie Gallay magnifie la mer et les paysages de la Hague. La nature est omniprésente et vole parfois la vedette aux personnages.

 

Ce livre se lit quasiment d’une traite, le suspens est maintenu de bout en bout même si les rebondissements et la fin sont à mon goût trop prévisibles.

 

Les personnages sont incroyablement humains et attachants.

 

L’écriture de Claudie Gallay est simple mais particulière : il n’y  a pas de gras. Son approche est totalement visuelle. Elle écrit de manière un peu psychotique voire autiste parfois (j’utilise ces mots sûrement à tort mais c’est mon ressenti), répétant souvent «  il a dit cela » ou «  c’est ce qu’il a dit. Le style est épuré, l’auteur s’offre le luxe de faire des phrases qui n’en sont pas, sans verbes. Elle laisse parler les silences et les intériorités des personnages.

 

J’ai beaucoup aimé «  Les Déferlantes », il y a dans ce livre l’essentiel comme Raphaël le sculpteur qui essaye de faire« du juste avec de l’injuste, de la passion avec de la misère ».


Comme ces mots : « Il y a des rencontres qui se font et d’autres, toutes les autres qui nous échappent, nous sommes tellement inattentifs. Parfois nous croisons quelqu’un, il suffit de quelques mots échangés, et nous savons que nous avons à vivre quelque chose d’essentiel ensemble. Mais il suffit d’un rien pour que ces choses là ne se passent pas et que chacun poursuive  sa route de son coté ».

 

Pour une fois, j’adorerais voir une adaptation cinématographique  du livre. J’ai vraiment aimé ce roman. C'est ce que je dis.

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 00:12

femme mer

 

Voici ma participation à l’atelier animé par Olivia.

Les mots imposés pour l’édition 57 de Des mots, une histoire sont : automne – nord – chauffeur – ceux-ci – amandier – crayon – page – maison – chantier – ventripotent – azur – philosophie – rubicond – apologie – princesse – rose – bananier – clavier – nid – ruiner – harmonica – coquelicot – magnétique – beurre – comédie

 

Une princesse...

 

Je suis une princesse. Je rêve d’un nid d’amour douillet au sein de ma maison.

J’ai peur, je crève de peur.

Je fuis les autres, tous ces niais,  tous ces males ventripotents au visage rubicond, ces obsédés du bananier. Je me sens sale quand ils me regardent. Ceux ci ne voient rien  au travers de mon regard azur.

 

Pourtant je brûle de désir, j’ai envie d’un prince.

J’ai peur, je fuis, je me fuis.

Quand je suis obligée de m’atteler au chantier des relations humaines, je tremble intérieurement. Je suis en sueur dès qu’il faut convaincre,  séduire,  mais je suis une princesse alors je souris: je fais illusion, j’amuse la galerie.

 

Je n’ai pas de philosophie je ne fais aucune apologie, la vie n’est qu’une grande comédie.

 

Quand je tape sur mon clavier, j’ère sur le net, j’ère dans ma tête. Je me réfugie dans les songes, dans les rêveries magnétiques, les chimères orgasmiques.

 

Je suis une princesse, je le jure, je veux ma part de  bonheur. Je ruine ma jeune vie, je dépose le bilan, je liquide le passé et je recrée mon existence.

Je rêve de robes roses, de bonbons mauves, de fleurs  écarlates, de vie multicolore.

Le rose est ma couleur, c’est celle du bonheur.

 

Je veux la mer, je veux l'amour , je veux les siestes sous les amandiers en fleurs, je  veux courir dans les champs de coquelicots et  peindre les belles matinées d’automne.

 

Je veux tout: le beurre et l’argent du beurre,  un crémier avec de jolies fesses roses et un visage d’ange. Je suis une princesse, je suis belle à faire peur. Je suis folle, je perds le nord, mais ma folie n'est pas déraisonnable, sauf pour les niais.

 

Je veux colorier les pages de ma vie au crayon rose, je ne veux plus jamais  d’ecchymoses. Je suis comme cet air d’harmonica dans « Il était une fois dans l’Ouest » sauf que moi je brûle intérieurement.

Pourtant, j’ai froid dedans.

j’ai besoin d’un chauffeur d’âme, d’un caresseur de courbes, d'un susurreur de flammes, d’un adorateur de demoiselle triste.

 

Je suis solitaire, la fuite est salutaire, pardonnez mon intrusion, je retourne dans ma prison.

 

Je suis une princesse.

des mots une histoire

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:12

"

rireJe reprends cette expression d'Alain CHABAT à l'époque des Nuls: "c'est bon de rire parfois" !

J'inaugure une petite série d'articles dans laquelle  je vous présenterai des choses, textes, vidéo qui me font vraiment rire.

Je publierai ponctuellement un article de la série, lorsqu'une idée me reviendra à l'esprit.

Aujourd'hui, un petit film réalisé par Kesslers KNIGGE (comique allemand) qui traite des 10 drogues possibles au volant. J'adore ce style d"humour potache attaché au comique de situation.

J'espère que vous allez vous marrer mais si ce n'était pas le cas, vous pourrez le dire aussi!

 


 

Ce comique a fait toute une série hilarante sur le même principe : pour la route : les 10 choses à ne pas faire lorsqu'on est co-pilote...

 


 

Bonne journée!

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 11:37

porte voix

Samedi dernier, les Victoires de la musique ont notamment consacré Catherine Ringer, Jean-Louis Aubert, Vanessa Paradis, Hubert Felix Thiéfaine ou encore Laurent Voulzy.

C’est l’occasion pour moi de parler de culture au sens large et de pousser mon petit coup de gueule sur ce sujet là.

 

Je commence par le cinéma : j’étais très cinéphile à une époque et je fréquentais souvent un cinéma art et essai (l’Utopia pour être précis). Ce cinéma a la particularité de proposer des films le plus souvent passionnants, tous en VO, à des prix corrects, sans aucune publicité ni aucun pop-corn : à priori le bonheur absolu. Mais outre une propagande politique qui me semble déplacée pour un cinéma (mais qui ne me gène pas), ce réseau pense sans le dire vraiment que mis à part eux, quelques autres cinémas art et essai et Arté…le reste c’est du commercial et de la merde. A peine un film est-il diffusé ou produit pat Gaumont ou UGC qu’il en devient suspect. Hé bien pour moi cette attitude est du terrorisme intellectuel et culturel. On peut aimer les films de Ken Loach, Stephen Frears ou ceux d’Almodovar et trouver que Titanic, Le patient Anglais, le Pianiste qui sont des films à gros budget sont des chefs d’œuvres. On peut aimer le confidentiel et le commercial, il y a des grosses merdes dans le cinéma d’auteur et des films éblouissants dans les réseaux commerciaux : même si ces films n’ont pas la faveur des critiques culturels de France Culture et de Télérama, ils sont néanmoins dignes d’intérêt.

 

J’en viens à la musique : quoi de plus logique de récompenser Thiéfaine ou Ringer : ils tournent depuis si longtemps et ont un vrai style et un vrai public. Mais pourquoi ne pas récompenser des artistes qui vendent des disques ? En France le succès est toujours méprisé.

Là aussi, il y a des barrières culturelles qu’on lèvera difficilement : Oui il y a eu Brel, Piaf, Brassens, Barbara, Gainsbourg, Ferré. Oui ces artistes sont exceptionnels mais ils sont morts et enterrés et ce n’est pas demain qu’une autre génération de cette trempe émergera. Et alors ? Es t-on obligé de considérer qu’en dehors ce cette élite, il n’y a point de salut ? D’autant que Brel a vendu beaucoup de disques en France (8 millions d’albums estimés)…tiens ça ne le rend pas suspect pourtant. A contrario  Brassens ou Ferré ont très peu vendu…tiens ça fait d’eux des génies et forcément les génies ne peuvent toucher que des élites, la boucle est bouclée.

 

Les 10 millions d’albums vendus par Mylène Farmer ou les 14 millions par Cabrel sont décriés…ils vendent beaucoup ils font de la soupe…mais alors les Beatles aussi avec leur 14 millions d’albums vendus en France…ils touchent la masse ! Oui mais non, Les Beatles c’est pas pareil c'est  mythique, Cabrel c’est populaire…

 

Et la littérature pour finir:  j’ai adoré ces derniers mois Belle du seigneur, La belle amour humaine ou Lettres à Nelson Algren qui sont des livres exigeants chacun à leur manière  Mais avant j’ai adoré Anna Galvada, et j’ai pris énormément de plaisir à lire du Musso ou du Lévy et c’est pas parce qu’aujourd’hui je m’en suis lassé que je vais cracher dessus. Levy et Musso ? Allons ce n’est pas de la littérature, vous vous rendez compte, ça sert juste à rendre plus supportable le métro, l’avion ou l’existence…c’est méprisable.

Levy c’est le diable en personne…décrié de tous et surtout de ceux qui essayent vainement de publier depuis 15 ans et qui n’y arrivent pas simplement parce qu’ils n’ont aucun talent.

Une phrase dit «  les gens capables créent, les incapables enseignent »…et j’ai envie de rajouter les crétins critiquent et cataloguent.

 

Hé moi j’attends que l’autre vienne vers moi avec sa culture qui n’est pas la mienne et me fasse découvrir ce qu’il aime et pourquoi et vice versa. La douce et moi n’avons pas du tout les mêmes goûts musicaux…elle aime beaucoup Bashung et j’ai réussi à écouter certains titres, certains albums et à apprécier  alors que ce n’est pas mon univers.

 

J’ai la chance d’arriver à partager à travers ce blog des cultures différentes et c’est précieux.

 

Pour boucler la boucle, d’abord je remets ici "Jeanne" la chanson de Voulzy primée aux Victoires de la musique, car j’aime cet artiste et cette chanson.

 

Enfin je propose de découvrir un morceau de classique que j’aime en version classique (ce qui est très rare) : l’Adagio de Barber Mais en version musique électronique. Si vous pensez qu’il suffit de programmer un ordinateur pour sortir l’adagio de Barber sur son synthétiseur…ma foi je ne  sais pas quoi vous dire sinon que l’artiste présenté ici, William ORBIT, à fait le conservatoire et a choisi  d’aller vers la musique électronique….plutôt que la musique classique.

 


 

Et maintenant assez causé….je vous laisse la parole !

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 00:12

ame soeurPoint d'atelier littéraire cette semaine mais j'ai néanmoins écrit une suite à mon texte de la semaine dernière que vous pouvez lire ici.

Justine et Jade sont de retour.

 

Douze  mois se sont écoulés, Justine et Jade ont aménagé dans l’appartement situé au dessus du restaurant où Justine  travaille. Jade accompagne les touristes dans des randonnées et des sorties « nature et culture ». Jade aime les belles choses, la nature. C’est pour cela qu’elle aime Justine. Justine aime la candeur et la profondeur, c’est pour cela qu’elle aime Jade.

 

Justine, la bouillonnante excentrique, et Jade, l’introvertie torturée, ont commencé à peindre la toile blanche de leur histoire commune. Leurs vies se sont colorées et leur bonheur visuel  se traduit par une osmose spirituelle et physique. Les cigales complices chantent à tue tête les soirs d’été pour protéger leurs ébats des oreilles mal intentionnées.

 

Dans la petite ville, les deux jeunes femmes sont été plutôt bien accueillies pas les autochtones.

Il faut dire que les habitants des villes provençales  ont déjà vu débarquer les Parisiens et les Anglais en quête de campagne française authentique. Ils sont vaccinés.

 

Bien sûr, Justine et Jade ne passent pas inaperçues et les vieilles bigotes des lieux se signent à leur passage en évitant de croiser leur regard. Est ce pour sauver leur salut éternel ou celui des deux amoureuses ?  Nul ne le sait.  Justine ne comprend pas comment on peut encore croire à ce ramassis de foutaises en 2012. Quand elles croisent les vieilles drapées de noir, Justine en profite alors pour donner un doux baiser à  la pudique Jade qui systématiquement  voit ses taches de rousseur s’empourprer. Justine est une prêtresse. Sa croyante, Jade,  a perdu ses parents très tôt et s’est déjà sentie suffisamment désespérée pour se raccrocher à Dieu. Elle sermonne Justine entre deux baisers.

 

Justine, l’enfant gâtée élevée dans une famille bien pensante aurait sûrement préféré être orpheline. Ses parents ont rejeté Samuel, le grand amour de Justine et lorsque celui si l’a quittée, ils n’ont rien trouvé de mieux que de lui dire : « tu vois on te l’avait bien dit ! ». Ses parents n’ont pas compris  non  plus sa période estampillée « collection automne hiver d’ aventures sans lendemains ». Et aujourd’hui le fait que Justine pose durablement  ses lèvres sur celles d’une autre femme l’ a définitivement séparée de sa sainte mère . Peu importe ! Qu’elle soigne  désormais  son ulcère  dans son coin! De plus,   cela lui donnera l’occasion d’avoir quelque chose de croustillant à raconter à son psy. Pour l’anniversaire de mariage de ses parents, Justine a  simplement préparé une compilation de toutes les chansons consacrant les amours du même sexe, à commencer par celle d’Aznavour que son père adorait…jusqu’au jour où la bonne parole était devenue une réalité familiale.

 

Jade, romantique nymphe au cour d’artichaut et Justine, pin-up sexy au cœur meurtri se sont rencontrées. La probabilité de croiser son âme sœur est très faible. Lorsque le destin permet qu’une telle évidence se matérialise, on devrait écrire des mots d’amour en lettres roses  et les envoyer dans les nuages...surtout quand l'âme aime sa soeur et vice versa.

 

« Vice et vice et versa, Justine dans le vice versa, da da dap dap ! »

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:30

mussetsandMon cher Alfred,

 

A l’heure où j’écris ces mots, tu es au firmament des grands poètes.

J’ai lu une partie des lettres que tu as si joliment écrites à George dont celle ci :

 

« Je t’aime encore d’amour George, dans quatre jours, il y aura trois cents lieues entre nous, pourquoi ne parlerais-je pas franchement ? A cette distance là, il n’y a plus ni violences ni attaques de nerfs : je t’aime, je te sais auprès d’un homme que tu aimes, et cependant je suis tranquille ; les larmes coulent abondamment sur mes mains tandis que je t’écris, mais ce sont les plus douces, les plus chères larmes que j’ai versées. »

   

Ou encore celle là:


« Mais sais tu ce que sais que d’attendre un baiser 5 mois ! Sais tu ce que c’est pour un pauvre cœur qui a senti pendant 5 mois , jour par jour, heure par heure, la vie l’abandonner,  le froid de la tombe descendre lentement dans la solitude, la mort et l’oubli tomber goutte à goutte comme la neige, sais tu ce que c’est pour un cœur serré jusqu’à cesser de battre, de se dilater un moment, de se rouvrir, comme une pauvre fleur mourante, et de boire encore une goutte de rosée vivifiante ?  mon Dieu, je le sentais bien, je le savais, il ne fallait pas nous revoir…maintenant c’est fini…j’aime mieux ma souffrance que la vie ».

 

Et là, j’ai envie de te dire ceci : Alfred, il faut tourner la page, George ne t’aime plus . Pourquoi vivre sans arrêt dans cette souffrance malsaine et stupide : tourne la page Alfred, à quoi sert de te complaire dans le chagrin ?

 

Tu es jeune et tu ne le sais pas encore au moment où tu écris ces mots, mais tu auras d’autres amours, peut être moins passionnelles, peut être moins fortes encore que tu passes pour être un sacré coco. Tu auras plein de maîtresses et d’amours plus ou moins passagères et quand tu feras l’amour avec elles, ne me dis pas que tu penseras à George ! (j’ai lu un résumé de ta vie et dis moi mon cochon, tu t’es pas ennuyé dans ta souffrance…)

 

George ne vent plus entendre parler  de toi, alors pourquoi ne pas l’accepter ?

Dis toi que votre amour a pu se concrétiser, vous avez consommé une part de passion et ça c’est mal terminé voilà tout. Dis toi que tu es chanceux, tu aurais pu aimer unilatéralement George, beaucoup lui donner et ne jamais rien recevoir en retour. Or elle s’est donnée a toi corps et âme,  après ça a mal tourné mais tu n’as pas été très net avec elle non plus!

 

Réagis Alfred, tu es un homme, tu es vivant, tu es jeune et tu as ta fierté et ta dignité alors je t’en prie, ouvre une boite à archives et amplis là de son âme. Tu la consulteras quand tu en auras besoin, l’amour passé entre elle et toi te nourrira  et fara désormais partie de toi à jamais.

Allez hop, aux archives!

 

Tourne la page tant qu’il est encore temps, si tu persistes tu vas carrément la déchirer cette page, et ton amour se transformera en rancœur et en haine. Or tu es un grand romantique et tu sais comme moi que la rancune est le plus faible et le plus triste des sentiments humains. Tu es un homme alors tu n’y échapperas pas : tourne la page !

 

Tourner la page ne veut pas dire oublier, tout au plus c’est faire semblant d’oublier, ça veut dire rendre sa liberté à George et pas là même retrouver la tienne, être vivant et à nouveau créer le vie autour de toi.

Allez  Alfred, passe à autre chose, crois moi j’ai raison, il te suffit de le vouloir.

Comment ? Je ne suis pas poète, je ne suis qu’un sot bien prétentieux ? Mais tu connais Claude, il est aussi au firmament des poètes…lui tu peux lui faire confiance…

 

 

Il faut tourner la page
Changer de paysage
Le pied sur une berge
Vierge
Il faut tourner la page
Toucher l’autre rivage
Littoral inconnu
Nu


 Il faut tourner la page
Jeter le vieux cahier
Le vieux cahier des charges
Oh yeah


Il faut faire silence
Traversé d’une lance
Qui fait saigner un sang
Blanc


Il faut tourner la page
Aborder le rivage
Où rien ne fait semblant
Saluer le mystère
Sourire
Et puis se taire

 

 

La page de Claude me semble un peu  plus définitive que la tienne mais qu’importe !

 

En somme tourner la page est une petite mort, nécessaire à ta vie Alfred.

 

Aurais tu imaginé qu’on parle encore de George et Toi 177 ans après la fin de votre relation ?

 

Je te laisse Alfred et je retourne à mon livre.

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