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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 06:12

kylie

 

La chanteuse australiène préférée des anglais est de retour avec son douzième album studio "  Kiss Me Once ".

 

Kylie Minogue a débarqué en 1988 sur la scène pop internationale avec ce titre là, qui pour moi, marque la fin des années 80 d'un point de vue musical, avec dèjà une évolution vers de la pop beaucoup plus lisse...

 


 

 

Gros succès pour elle jusqu'au milieu des années 90 puis revers de médaille jusqu'au milieu des années 2000.

 

Depuis, Kylie devenue l'un des sex-symbol de la pop music, plus par nécessité que par goüt, à renoué avec le succès public. Elle fait de la pop dance efficace mais formatée et surfe comme les autres sur la vague hot and sex.

 

Son dernier album " Kiss Me Once " est dans la continuité, il est très efficace, s'écoute avec plaisir, mais ressemble aux autres sons de ses rivales : la voix est synthétisée, vocodée, triturée...beaucoup trop !

 

La chanteuse (aux origines irlandaises) aurait vendu 90 millions de disques à travers le monde.

 

Kylie à 45 ans est au top de sa forme, elle est l'une des pop stars les plus prolifiques aussi bien pour les sorties d'albums que pour les tournées.

 

Le premier extrait de l'album est " Into the blue " et j'aime vraiment bien ce morceau à défaut d'apprécier vraiment l'album !

 

 


 

 

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:12

plumes nouveau logo

 

Voici mon texte pour la nouvelle édition des plumes de Miss Aspho, qui nous propose aujourd'hui le thème de la ville.

Les mots du jour : Voiture, rue, immeuble, abeille, théâtre, anonymat, animation, pavé, visite, parc, asphalte ou bitume, (asphalte ayant été donné il y a 3 semaines), bus, fuite, flâner, embouteillages, urbain, gare, cohue, chuter, constant ou constance.

 

Je n'ai pas utilisé le mot " Hôpital" puisque nous pouvions laisser un mot de coté.

 


 

Vue d'en haut...

 

Lorsque les abeilles  bourdonnent avec constance dans mon cerveau bétonné  par tant d’années de fuite, je sors sur les parties extérieures de mon appartement.

J’habite au dernier étage d’un immeuble cossu de la capitale. 


A l’Est, le balcon de  mon habitation donne sur un parc où les voitures n’ont pas la possibilité de disséminer leurs embouteillages névrotiques.


A l’Ouest, la terrasse donne sur le duplex  d’une jeune femme mystérieuse.

Souvent je la surprends en tenue  plus que légère en train de caresser sa solitude urbaine dans le sens du poil  (au temps révolu où ce malotru  pouvait encore batifoler  sur les interstices de son corps de naïade).


Je ne sais pourquoi, mais sa  féminine volupté ne peut atteindre son paroxysme qu’avec un livre ouvert à portée de sa deuxième  main…


J’ai toujours eu une vision étriquée de l’existence, la mienne en particulier,  mais la longue vue cachée dans ma haie sur la terrasse,  m’offre une acuité de  vision des plus performantes et j’avoue me régaler de ce spectacle délicieux.


Alors que mon balcon donne sur le balai hebdomadaire  des visites  des mères de famille et le chapelet dominical  des familles amères, ma terrasse regarde cette alcove  intime dont les ouvertures réchauffent mon ventre racorni par le temps. 


Je passe de l’animation de ma terrasse, théâtre de bien des émois qui ne supportent aucune entracte, aux scènes reposantes  des jardiniers agrémentant de fleurs les allées rectilignes parcourues par une masse qui ne sait  même pas qu’elle meurt  peu à peu, comme un poisson dans sa nasse.


Les optimistes diront que ce n’est pas de chuter dont il  faut avoir peur,  mais de toucher  terre. Le toucher nécessite un certain doigté, j'en conviens aujourd'hui.


Oui mais voilà, le week-end ma mutine voisine n’est jamais là. Alors je rejoins l’anonymat des rues, la cohue des  touristes défilant au pas de course dans leurs bus décapotables.


L’asphalte agrémenté  de pavés industriels  n’est jamais qu’on goudron qui a mal tourné, comme le bitume qui aurait pris une biture...


Alors,  pouquoi ne pas courir à la gare, acheter un aller retour et  passer mes week-end à la campagne?


A quoi bon, le bocage n’est jamais qu’un  autre marais-cage...et puis le dimanche soir vers 21h15 ma voisine est de retour ! 


Alors   en attendant de pouvoir reprendre ma vigie frénétique ,  je flâne, je marche dans les rues car  " j' veux plus rentrer chez moi :  je n’aime pas les sous-marin" !

 

PS : la dernière phrase est un clin d'oeil à Michel Polnareff.

 

femme caresse et livre .

 

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 06:12

 

jeu concours 3 ans du blog

 

Voici les propositions des participantes au jeu-concours des 3 ans du blog pour le deuxième défi, celui du mois de mars 2014.

Il s'agissait de proposer un texte court (500 caractères maximum) contenant  le mot  " Amour ".


Les 8 participantes ont été inspirées, merci à vous toutes, ce coup ci j'ai vraiment du mal à choisir !

Voici les textes. Je rappelle que je ne révèle pas qui propose quoi et de quel auteur, pour ne pas influencer les votes.


On a perdu Jeanne dans la bataille, je ne relance personne en cas de défaillance  mais si vous avez un peu de retard pour remplir votre mission lors des prochains défis ,  tant que je n'ai pas publié l'article,  vous resterez en course 


 

Proposition numéro 1 : 

 

Lorsque j’arrivais, si elle était dehors, à l’autre bout de la prairie, dès qu’elle m’apercevait de loin, cette course folle, cette trajectoire de petit bolide le long de la pente, et c’était de l’amour. Arrivée, elle s’arrêtait net devant moi, adoptait une attitude de dignité, faisait lentement le tour de l’ami, majestueuse, si coquette et impassible, le somptueux panache glorieusement dressé de bonheur. Au deuxième tour, elle se rapprochait, incurvait sa queue contre mes bottes, levait les yeux pour me regarder, faisait le gros dos et la charmante puis ouvrait sa petite gueule rose en délicate supplique pour demander sa pâtée.

 

 

Proposition numéro 2

 

C' est pour ce soir, je crois, ma bien aimée!

J' ai l' âme lourde encore d' amour inexprimée,

Et je meurs! Jamais plus, jamais mes yeux grisés,

Mes regards dont c' était les frémissantes fêtes,

Ne baiseront au vol les gestes que vous faites:

J' en revois un petit qui vous est familier

Pour toucher votre front, et je voudrais crier

Et je crie "adieu, ma chère, ma chérie, mon trésor, mon amour
 

 

Proposition numéro 3

 

La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.

 

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

 

 

Proposition numéro 4

 

Mon amour, t’en souviens-tu seulement de ces mots accrochés à tes lèvres, ces mots qui disaient "toi et moi" , "toujours", "infini"…et sans doute que j’en oublie. Sans doute aussi, les fontaines continuent-elles d’éclabousser de joie les amants penchés au-dessus des vasques, à la recherche des reflets de leurs baisers, écho  mouvant  des gestes répétés depuis la nuit des temps. Ils ne pensent qu’à l’ombre dorée des chambres l’après-midi quand les corps se répondent et oublient déjà que leurs pas sur le sable s’est effacé. De l’éphémère soupir ils ne savent rien. Pas même qui s’envolera dans le rire clair d’un soir d’été laissant à celui qui reste l’immensité pour pleurer et le mouchoir froissé des regrets caché sous les replis amers d’un lit à jamais défait.
 

 

Proposition numéro 5

 

Sais-tu ce que c’est que l’amour, Rosette ?

Écoute! le vent se tait ; la pluie du matin roule en

perles sur les feuilles séchées que le soleil

ranime. Par la lumière du ciel, par le soleil que

voilà, je t’aime! Tu veux bien de moi, n’est-ce

pas ? On n’a pas flétri ta jeunesse ? on n’a pas

infiltré dans ton sang vermeil les restes d’un sang

affadi ? Tu ne veux pas te faire religieuse ; te

voilà jeune et belle dans les bras d’un jeune

homme. Ô Rosette, Rosette! sais-tu ce que c’est

que l’amour ?


 

 

Proposition numéro 6

 

L'amour ? c'est cette sensation d'appartenance. C'est lui. C'est elle. L'évidence est là, sans réflexion, une tête qui se vide, un ventre qui le cherche et qui appelle. Être né pour cet amour, le temps qu'il faudra, éphémère ou éternel... et puis le protéger, le choyer, le rendre invincible.

"- Et ils ont été heureux ?…
> - Incroyablement…ils étaient toujours aux petits soins l’un pour l’autre…".

 

 

Proposition numéro 7


«  Mon amour,

Je t’ai aimé André, et je n’imagine pas qu’il soit possible d’aimer plus. J’avais une vie, qui me rendait heureuse et je l’ai laissée partir en miettes pour être avec toi. Je ne t’ai pas aimé par ennui ou par solitude ou par caprice. Je t’ai aimé parce que je désir de toi était plus fort que n’importe quel bonheur . et je savais bien que la vie n’est pas assez grande pour y faire entrer tout ce que le désir peut imaginer. Mais je n’ai pas cherché à m’arrêter, ni à  t’arrêter. Je savais qu’elle le ferait, elle. Et elle l’a fait. D’un seul coup, elle a explosé. Il y avait des débris partout et tranchants comme des rasoirs ».

 

 

Proposition numéro 8

 

Lettre à ... 

 

Tout ce temps passé ensemble, une éternité et si peu à la fois. 

Des années emplies de toi, passées au rythme de ton souffle, à la lumière de ton sourire, dans la douceur de tes bras. J'en ai goûté chaque instant, chaque geste, chaque mot. 

De toi je connais tout, mon amour, le nous, l'avant moi, et pourtant, après cinquante-huit années passées ensemble je suis toujours autant affamée de toi. 

  

 

Pas facile de faire un choix...vous avez jusqu'au 3  avril 2014 minuit pour voter pour le texte qui vous a le plus touché. Je rappelle que tout le monde a le droit de voter une fois, participantes et visisteurs inclus.


Rendez-vous le 14 avril pour connaître le lauréat du défi de mars, le podium après les 2 premiers défis (Somaja sera t-elle encore la crapaude d'or?) et le lancement du défi du mois d'avril. Pour mémoire il y a 5 défis en tout pour arriver à juillet prochain...

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 06:12

logo-tag-alpha-syl

 

J’ai été  tagué par Miss Aspho il  y a quelques semaines pour un inventaire alphabétique de la personnalité.

Je vais faire comme elle, et vous proposer un abécédaire des lieux qui m’ont marqués, pour des tas de raisons. Je ne mets pas toutes les lettres car parfois je ne trouve aucun lieu à associer !

 

 

B comme Berlin : un long week-end surprise que j’ai organisé pour la Douce. Je crois que c’était notre premier séjour à l’étranger. La ville en elle-même ne m’a pas laissé un souvenir fantastique mais le séjour oui.

 

B Comme Bruxelles : un long week-end aussi, organisé par la Douce. Idem, pas un grand souvenir au niveau de la ville mais le chocolat Galler est une tuerie.

 

B comme Bournezeau : sa mairie avec des fleurs devant qu'on peut piquer pour offrir à sa belle quand on est radin, son square, son bar PMU, son moulin à vent,  ses 2 boulangeries, son service de diligences,  son église qui sonne bucoliquement et surtout sa  pension de famille où l’on mange des mets exquis à base de courgettes de jardiniers,  et où l’on boit de bons vins. Je garde l’adresse jalousement…

 

Bournezeau

 

C comme la Corse : j’adore cette île, je voudrais y aller un an sur deux en vacances. La première image est l’arrivée en ferry fade à la citadelle et à la baie de Calvi…les couleurs et l’excitation du premier séjour là-bas resteront inoubliables.

 

C comme Chamonix : toutes mes vacances d’enfance et d’adolescence. Une partie de moi se trouve dans cette vallée. L’amour de la montagne et des récits de montagne que j’ai lus pendant longtemps vient de là. Des souvenirs heureux d’enfance et il n’y en a pas tant.

 

C comme Collioure : ce port de charme situé sur la cote Vermeille  est un endroit où j'ai de très beaux souvenirs. C'est un lieu on ne peut plus romantique au coucher du soleil ou au clair de lune sur la jetée...à écouter le clapotis des vagues...

 

collioure

 

E comme Ecosse : paysages âpres des Highlands,  côtes sauvages, landes solitaires…une expérience à vivre.

 

F comme Finistère. Pour moi le plus beau coin de Bretagne, j’ai déjà hâte d’en découvrir un autre pan cet été. Habiter pas trop loin de la Bretagne en général est une sorte de vœu pieux ou pas d’ailleurs. La pointe du Van est l’un des plus beaux endroits où j’ai pu poser mes pas.

 

H comme Haworth : je n’y suis pas encore allé mais c’est prévu en 2015. Comment ça vous ne savez pas de quoi il s’agit ? Du presbytère des sœurs Brontë, là où elles vécurent et écrivirent leurs romans et leurs poèmes…il me tarde de les retrouver là-bas…

 

I comme Irlande : c’est la Bretagne en encore plus sauvage, encore plus nature, encore plus vert, encore plus féerique…c’était en 2006 et nous y retournons dans un mois…Yessss !

 

L comme Londres. Moi qui y allait un peu juste pour par mourir idiot…en plus  on a loupé l'avion  la première fois ! . Coup de cœur pour cette méga capitale, son ambiance, son exubérance et sa tradition entre autres. Déjà 4 week-ends à Londres et c’est pas fini !

 

N comme Népal : cela restera un rêve je pense. Je ne suis pas fais pour ce genre d’expéditions mais j’aimerais juste voir l’Everest et l’Annapurna, même de loin. Et puis les temples bouddhistes, les drapeaux en couleur, les moulins à prière et les paysages.. 


nepal

 

P comme Paris. Avant de connaître Londres, et juste au moment où j’ai connu la Douce, j’adorais Paris. Faudrait y retourner, je connais peu finalement et il y a de sacrés endroits…

 

S comme Suisse : Un pays de carte postale, les Alpes mais plus jolies qu’en France…un rêve éveillé.

 

S comme Saint Jean de Luz : Un merveilleux petit port dans le pays basque qui est l’un de mes coups de cœur en France. De nombreux séjours au pays basque, un régal, comme en Corse et en Bretagne, les 3 pays indisciplinés en encore sauvages de France.


saint jeau de luz

 

T  comme Toulouse : j’y ai débarqué à 17 ans, j’y ai fait de longues études, j’y ai été chômeur, puis j’y ai exercé des petits boulots avant d’avoir un travail stable. 22 années passées là-bas…une ville à laquelle je suis très attachée pour plein de raisons, la deuxième partie d’une vie en somme…actuellement je suis dans ma troisième partie, je ne rejoindrai pas miss Aspho qui dit avoir déjà vécu 7 vies...(une vraie STAR non ??)

 

V comme Vienne : un petit voyage de noces. Une ville très belle, de l’architecture remarquable partout…à faire une fois ! 

 

V comme Vallorcine : le bout du bout de la France, en Haute Savoie, dernier village avant la Suisse. A chaque séjour dans la vallée de Chamonix, je vais à cet endroit particulier pour moi...

 

vallorcine

 

V comme Venise : le lieu où je me suis le plus senti dépaysé je crois, hors du temps, hors de tout, comme dans un rêve. Je ne sais pas pourquoi je n’y suis allé qu’une fois…

 

 

Voilà, aucune destination lointaine ni paradisiaque, aucun séjour prolongé à l’étranger mais toujours l’envie de partir en vacances…à défaut d'être un grand voyageur, je suis au moins un touriste actif...

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 06:12

confidences de MTG

 

 

Avez- vous un jour été en dépression?


Moi cela m'est arrivé une fois dans ma vie, l'année dernière. Pas un coup de stress ou une déprime, cela arrive de temps à autres dans une vie, non une bonne vraie dépression...fin de la crise de la quarantaine sûrement.

 

Comment je sais que c'était une dépression? 

Ben quand même aller chercher le pain est une épreuve, que vous ne dormez pas la nuit, que vous vous rendez compte que vous êtes mortel (dans le sens premier du terme cat je suis mortel non??)  que vous avez peur de mourir, que certains soirs  vous ne supportez pas d'éteindre la lumière en allant au lit, que vous ne pensez qu'à vous lobotomiser la tête en regardant des émissions nases à al télé ...etc.

 

Bref croyez-moi sur paröle et même si elle n'a duré que quelques mois, la dépression ne m'a  fait pas du bien.

 

Et là, comme quand il vous arrive de vrais coups durs, vous vous rendez compte que les autres ne peuvent rien pour vous, que vous êtes seul, que l'enfer c'est  souvent les autres comme disait l'autre justement.


C'est un peu  de votre faute, car vous êtes fier et vous ne vous baladez pas avec une pancarte autour du coup mais bon on peut être observateur et ouvrir ses yeux aussi...

 

Il y a quelques autres qui voient mais ils vous demandent si cela va avec un grand sourire...il y a ceux qui ne voient rien et de très rares qui voient mais qui sont impuissants voire qui vous enfoncent bien malgrè eux.

Allez dire à un jeune qui vit un chagrin d'amour qu'il est jeune et "qu'une de perdue c'est 10 de retrouvées..." ou à une nana qui perd l'usage d'une jambe qu'elle pourra faire les jeux para-olympiques...chez Poutine !

 

Enfin , certains vous aident indirectement, sans le savoir parfois.

 

Mais alors, à quoi se racrocher pour réenclancher la machine et reprendre le cours normal de

 

son existence?

 

Ben a des signes...(  et non à des cygne )

 

Démonstration !

 

Figurez-vous que l'année dernière, un rossignol a débarqué dans mon jardin en février avec son chant reconnaissable entre tous. Cela a l'air anodin sauf que jamais il n'y en avait eu avant. J'avais eu des rouge-gorges, des chardonnerets, des pies, des merles, des non identifiés mais jamais de rossignols. 

Et quand ce rossignol est apparu, il s'est mis à faire un temps effroyable : 3 mois de pluie, vent  froid...un printemps terrible de mi-mars à fin juin, du jamais vu !

Et tous les jours, mon rossignol chantait comme si de rien n'était. Le matin,  je l'entendais, le soir je le cherchais en fermant les volets et dehors c'était le déluge absolu.

Et l'oiseau tenait le coup, il chantait  quoi qu'il arrive.

 

Hé bien, je  crois que je me suis raccroché à lui (et aux médocs aussi, faut pas travestir la réalité même si notre blogosphère c'est Bisounours land  on  ne se remet pas d'une dépression même légère en écoutant chanter les rossignols  )  mais je me motivais ainsi :  "puisque lui il tient et chante malgrè le déluge sur sa tête", je tiendrai.


Je l'ai vu comme un messager cet oiseau,  une sorte d'ange-gardien arrivé ici pour me soutenir par sa présence.

 

Le temps a passé, la machine s'est réenclanchée, il y a eu la Corse...30 degrés tous les jours, et au retour, à nouveau 10 jours de temps pourri et toujours mon Rossignol. Puis j'ai totalement  repris le contrôle des choses, l'été est arrivé et un beau jour je me suis rendu compte que le Rossignol était parti...on était en juillet. Je guérissais et lui partait...

 

On est en 2014 et depuis quelques jours, il est revenu...enfin j'aime à penser que c'est "mon rossignol" et pas "un rossignol" mais cette année, il n' est pas toujours dans notre jardin,  même si je l'entends très tôt le matin : c'est souvent le premier son que j'entends vers 5h 45 et je souris, je le guette depuis ma couette douillette !


Et puis cette année, il fait beau, j'ai la banane et la forme... !

 

Je ne verrai plus les rossignols de la même façon qu'avant...

 

Rossignol

 

J' ai cherché sur le net  ce que symbolisait le rossignol en littératire et en poésie, plusieurs sources disent qu'il symbolise à la fois l'amour et la mort : " Le symbole du rossignol est fortement marqué par l'amour et la mort qui sont irrémédiablement liés l'un à l'autre. On peut noter que le rossignol en littérature accompagne le héros dans la souffrance afin de la rendre moins pénible."

 

Le poème le plus connu de John Keats est " l'ode à un rossignol" écrit en 1819  .

J'ai vu la maison de Keats, jumelle de celle de Fanny Browne , qu'il aimait éperduement et dont il fut séparé, notamment en raison de sa maladie et  un peu aussi de sa jalousie. Cette maison est à Hampstead, un quartier étonnant de Londres, je dis ça si  jamais vous avez l'occasion de vous y trouver...

 

maison keats


Keats écoutait un rossignol qui venait de nicher dans son jardin...et la légende dit qu'il écrivit son poème dans la journée...


"L'ode a un  rossignol met en avant le contraste entre le rossignol au chant immortel et l'homme mortel qui s'assoit dans son jardin pour écouter la douce mélodie de l'oiseau qui berce ses nuits dans l'attente de sa propre mort."

 

Pour les amateurs de poésie qui passent ici et qui ne sont pas encore endormis en lisant cet article (inter)minable,  ( je sais je fais des looongs articles en ce moment et je vous voie en train de bailler...) voici le poème de Keats en français puis en V.O. Je ne comprends même pas la version française mais c'est l'un des plus grands poèmes romantiques de tous les temps...

Ode à un rossignol

Mon coeur se serre  et une torpeur douloureuse  
Me prend comme si j'avais bu à longs traits  
La cigüe, ou bien quelque morne opium,  
Et coulé à l'instant au fond du Léthé :  
Non que j'envie ton heureuse fortune,  
Mais je me réjouis trop de ta félicité, -  
Qu'ainsi, dryade aux ailes légères,  
Dans un mélodieux bouquet  
De hêtres verts et d'ombres innombrables,  
A plein gosier tu incantes l'été.  

 

O que je boive une gorgée d'un vin  
Rafraîchi dans les abîmes de la terre,  
Fleurant bon Flore et la verte campagne,  
Danse et chant de Provence, allégresse solaire !  
O la chaleur du Sud à plein cratère  
Où rougit l'authentique Hippocrène,  
Son chapelet de bulles pétillant  
A la bouche tachée de pourpre ;  
O que j'en boive ! et quitter, ignoré, le monde,  
M'évanouir avec toi dans la forêt profonde :  

 

M'évanouir au loin, me dissoudre, oublier  
Ce qu'en ta frondaison tu ne connus jamais,  
L'ennui d'ici, la fièvre, le dégoût  
Des humains occupés à s'écouter gémir ;  
Où la paralysie ne laisse tressaillir  
Que l'ultime poil gris, triste, clairsemé,  
Quand, devenue d'une pâleur de spectre,  
La jeunesse diaphane se meurt ;  
Où toute pensée n'est plus rien que douleur  
Et désespoir aux yeux vides ;  
La Beauté même en perd son regard lustral,  
Et le nouvel Amour languit, sans avenir.  

 

Au loin ! Au loin ! Je volerai vers toi,  
Non sur le char aux léopards de Bacchus,  
Mais sur les ailes invisibles de la Poésie,  
Tout encombré pourtant de mon cerveau infirme :  
Avec toi, déjà ! Tendre est la nuit,  
Et il se peut que sur son trône la Reine Lune  
Se drape d'un essaim féérique d'étoiles ;  
Pourtant ici nulle lumière,  
Sinon ce qui nous vient des cieux avec les brises  
Et court sur les chemins moussus, dans les ténèbres.  

 

Je ne puis distinguer ni les fleurs à mes pieds,  
Ni l'encens délicat flottant dans la ramure,  
Mais dans l'obscur embaumé je perçois chaque effluve  
Que répand alentour la saison opportune,  
Sur l'herbe, le hallier, les baies sauvages,  
La blanche aubépine et l'églantier pastoral,  
Et l'éphémère violette sous les feuilles ;  
Et sur la fille aînée du mois de Mai,  
La rose musquée qui déborde de rosée enivrante,  
Annonçant les soirées bourdonnantes d'été.  

 

J'écoute sombrement ; c'est vrai que souvent,  
A moitié amoureux de la Mort consolante,  
Dans plus d'un vers rêveur je l'ai nommée tendrement,  
Qu'elle emporte dans les airs mon souffle apaisé ;  
Maintenant plus que jamais, mourir semble une fête,  
Cesser d'exister, sans douleur, à minuit,  
Au moment même, Rossignol, où en pareille extase  
Tu donnes libre cours à ton âme !  
Et toujours tu chanterais, mais vainement,  
Ton haut requiem  au gazon de ma tombe.  

 

Toi, tu n'es pas né pour mourir, Oiseau immortel !  
Nulle avare génération ne t'a foulé aux pieds ;  
Cette voix que j'entends dans la nuit fugitive  
Aux temps anciens berçait souverains et bouffons :  
Ce même chant, qui sait, avait trouvé la voie  
Du triste coeur de Ruth privée de sa patrie,  
Debout, en larmes, parmi la moisson étrangère ;  
Le même qui maintes fois enchanta  
Des croisées par magie ouvertes sur l'écume  
De mers dangereuses, au pays sans retour des fées.  

 

Sans retour ! C'est un glas qui résonne en ces mots,  
M'arrache à toi, me livre à ma solitude.  
Adieu ! Car malgré ce qu'on dit, les chimères  
Ne peuvent tout à fait nous abuser, -  elfe joueur,  
Adieu ! Adieu !  ton  hymne plaintif s'évanouit,  
Court sur le pré voisin et le ruisseau tranquille,  
Jusqu'au sommet de la colline ; le voilà enterré  
Tout au fond, sous l'herbe du val proche :  
Etait-ce une vision ? ou un rêve éveillé ?  
La musique envolée, suis-je avec elle en songe ?

 

Traduction de A. Praud, 2010

 


Ode to a Nightingale

My heart aches, and a drowsy numbness pains
My sense, as though of hemlock I had drunk,
Or emptied some dull opiate to the drains
One minute past, and Lethe-wards had sunk:
Tis not through envy of thy happy lot,
But being too happy in thine happiness, --
That thou, light-winged Dryad of the trees
In some melodious plot
Of beechen green, and shadows numberless,
Singest of summer in full-throated ease.

 

O, for a draught of vintage! that hath been
Cool'd a long age in the deep-delved earth,
Tasting of Flora and the country green,
Dance, and Provençal song, and sunburnt mirth!
O for a beaker full of the warm South,
Full of the true, the blushful Hippocrene,
With beaded bubbles winking at the brim,
And purple-stained mouth;
That I might drink, and leave the world unseen,
And with thee fade away into the forest dim:

 

Fade far away, dissolve, and quite forget
What thou among the leaves hast never known,
The weariness, the fever, and the fret
Here, where men sit and hear each other groan;
Where palsy shakes a few, sad, last gray hairs,
Where youth grows pale, and spectre-thin, and dies;
Where but to think is to be full of sorrow
And leaden-eyed despairs,
Where Beauty cannot keep her lustrous eyes,
Or new Love pine at them beyond to-morrow.

 

Away! away! for I will fly to thee,
Not charioted by Bacchus and his pards,
But on the viewless wings of Poesy,
Though the dull brain perplexes and retards:
Already with thee! tender is the night,
And haply the Queen-Moon is on her throne,
Cluster'd around by all her starry Fays;
But here there is no light,
Save what from heaven is with the breezes blown
Through verdurous glooms and winding mossy ways.

 

I cannot see what flowers are at my feet,
Nor what soft incense hangs upon the boughs,
But, in embalmed darkness, guess each sweet
Wherewith the seasonable month endows
The grass, the thicket, and the fruit-tree wild;
White hawthorn, and the pastoral eglantine;
Fast fading violets cover'd up in leaves;
And mid-May's eldest child,
The coming musk-rose, full of dewy wine,
The murmurous haunt of flies on summer eves.

 

Darkling I listen; and, for many a time
I have been half in love with easeful Death,
Call'd him soft names in many a mused rhyme,
To take into the air my quiet breath;
Now more than ever seems it rich to die,
To cease upon the midnight with no pain,
While thou art pouring forth thy soul abroad
In such an ecstasy!
Still wouldst thou sing, and I have ears in vain --
To thy high requiem become a sod.

 

Thou wast not born for death, immortal Bird!
No hungry generations tread thee down;
The voice I hear this passing night was heard
In ancient days by emperor and clown:
Perhaps the self-same song that found a path
Through the sad heart of Ruth, when, sick for home,
She stood in tears amid the alien corn;
The same that oft-times hath
Charm'd magic casements, opening on the foam
Of perilous seas, in faery lands forlorn.

 

Forlorn! the very word is like a bell
To toll me back from thee to my sole self!
Adieu! the fancy cannot cheat so well
As she is fam'd to do, deceiving elf.
Adieu! adieu! thy plaintive anthem fades
Past the near meadows, over the still stream,
Up the hill-side; and now 'tis buried deep
In the next valley-glades:
Was it a vision, or a waking dream?
Fled is that music: -- Do I wake or sleep?

 

John Keats, 1819

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 06:12

jeu concours 3 ans du blog

 

Et voici les résultats du premier défi pour le jeu-concours des 3 ans de MTG et le lancement du défi du mois de mars.

 

Merci aux 9 participantes (qui ont fait fort pour ce premier défi) et aux 16 votants qui se sont exprimés sur le choix de la chanson la plus pourrie.

 

Voici mon choix : comme La Douce et pour les mêmes raisons, je vote pour Pierre Billon et sa Bamba triste qui m’a fait vraiment rire…il y a tout dans ce titre ! 

 

Les votes ont parlé…et le classement provisoire  des participantes est le suivant :

 

  • Première : Somaja avec Charlotte Julian et son Chapeau tyrolien : 4 votes
  • Deuxième : Valentyne avec Jean-Pierre François  (Je te survivrai…) : 3 votes
  • Troisième ex æquo : Syl avec Pierre Billon et sa Bamba triste : 2 votes
  • Troisième ex æquo : Asphodèle avec les Popys  (Isabelle tu es belle) : 2 votes
  • Cinquième ex æquo : Jeanne avec Lagaf ( La zoubida) : 1 vote
  • Cinquième ex æquo : Pierrot Bâton avec Plastic Bertrand ( ça plane pour moi) : 1 vote
  • Cinquième ex æquo : Soène avec la zézette de je ne sais plus trop  qui…1 Vote
  • Cinquième ex æquo : la  chorégraphie japonaise façon Maya l’abeille de Séia : 1 Vote
  • Cinquième ex æquo :   la 4L à Jojo de Célestine  : 1 Vote !

 

Bravo à Somaja, la double championne 2011 et 2012 du jeu concours anniversaire du blog qui est sacrée provisoirement  «  Crapaude d’or » ! 


podium

Et maintenant, voici le deuxième défi, celui du mois de mars (je rappelle qu’il faut participer aux 5 défis mensuels pour rester dans le jeu). Il est très différent du précédent  (et aussi du suivant) , j’essaye de varier pour que tout le monde y trouve son compte…

 

Vous devez m’envoyer par mail uniquement (mind.the.gap@orange.fr) le plus beau texte court comportant  obligatoirement le mot « Amour ». Disons que par texte court, j’entends 500 caractères  maximum.

Il peut s’agir d’extraits d’un  roman, de pensées,  d' aphorismes,  d’extraits  d’une poésie, d’une chanson, d’une lettre…peu importe, la seule contrainte est que le mot « Amour » y figure au moins une fois.

Vous pouvez aussi écrire ce texte bien entendu...

Dans votre mail, indiquez-moi la provenance du texte mais je ne la mettrai pas dans mon article de présentation pour ne pas influencer les votes.

 

Vous avez jusqu’au 23 mars minuit pour envoyer votre proposition par mail !  A vos jeux !

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 06:12

standard

 

Je n’avais jamais lu ni même entendu parler de Nina Bouraoui avant de lire «  Standard » son dernier roman, sorti chez Flammarion en janvier dernier.


Le premier livre de Nina Bouraoui, « La voyeuse interdite »  publié chez Gallimard en 1991, arrivé chez l’éditeur  par la poste, s’est vendu à 150000 exemplaires. Après avoir obtenu le prix Renaudot en 2005, Nina Bouraoui revient avec son quatorzième livre, qui est un pur roman...et un pur bijou.

 

« Standard » est le portrait de Bruno Kerjen, 35 ans : Saint Malo, une enfance gâchée, un chagrin d’amour d’adolescence, dévastateur et fort, prénommé Marlène, une fuite...

Bruno s’est construit une existence faite de routine, de renoncement. Il a trouvé un équilibre dans sa solitude, son travail répétitif et son appartement en banlieue parisienne. Lors d’un week-end chez sa mère à Saint Malo, Gilles son copain d’enfance lui apprend que Marlène est de retour au pays…

 

J’ai adoré ce livre qui est le vrai coup de cœur de ce premier trimestre 2014 (avec aussi «  Nos vies désaccordées de Gaëlle Josse »).


Nina Bouraoui a créé un personnage extrêmement fort et attachant, un tocard mi loser mi désabusé, un type totalement transparent aux yeux des autres et des femmes en particulier mais qui se contente de cette transparence, pensant qu’elle ne le fait pas souffrir inutilement.

Je dois dire qu’à 25 ou 28 ans, j’aurais pu être  en grande partie ce Bruno Kerjen et l’identification à ce personnage m’a vraiment interpellée. Un fantôme qui n'a jamais dit je t'aime et qu'aucune femme n'a jamais aimé.

 

Nina Bouraoui trace les contours de cette vie terne et de ce type morne avec beaucoup de tact et de brio, ajoutant à chaque chapitre un coup de marteau au clou qu’elle enfonce ligne après ligne. C'est noir et suffocant, à l'image de notre société actuelle.


Et puis aux 2/3 de l’histoire, alors que ces coups de marteaux pourraient peut être devenir lassants, Nina Bouraoui fait apparaître Marlène et le dernier tiers de l’histoire virevolte en écho à  Bruno Kerjen qui  redevient vivant en se rapprochant du poison qui se transforme en antidote...

 

Et puis, souvent je suis déçu par la fin des histoires d’amour ou des romans mais là, je dois dire que je me suis fait balader par Nina Bouraoui qui réussit à faire une pirouette sur la dernière phrase du livre . La fin est ouverte d'une certaine manière. 

 

Le style m’a plu, c’est sobre, fluide, simple, carré…l’auteur sait exactement où elle va et où elle veut emmener son lecteur et elle réussit son coup. Ses mots sont libres et son propos m’a vraiment touché. L’univers de ce roman est à la fois noir et humain, banal et triste mais vraiment fort.

 

Je n’ai qu’une envie, relire Nina Bouraoui et si vous avez  des titres à me conseiller parmi ses ouvrages, j’étudierai vos suggestions.

 

Je citerais seulement ce passage parmi les sept que j’ai relevés, qui parle de Bruno Kerjen « …il n’éprouvait aucun mépris pour personne, chacun faisait ce qu’il pouvait dans un monde qui n’avait rien à offrir  et qui chaque jour retirait l’infime part de liberté que chacun croyait posséder ou s’évertuait à gagner avant de le reperdre ; c’était cela la vie, une suite de retraits jusqu’au retrait final, il ne fallait pas s’en plaindre et il ne fallait pas rêver non plus, on serait toujours déçu et si ce n’était pas par les autres, ce serait par soi-même, l’homme était impuissant, petit, ridicule et l’amour n’existait pas, et même s’il avait existé il ne sauverait de rien. »


Et puis celui-ci : « La lumière ne brille pas de la même façon pour chacun. C’était ce que se disait Bruno depuis son plus jeune âge, les pieds enfouis dans le sable, détestant les bains de mer, l’huile solaire, le corps des filles qui plongeaient sans lui. Tout s’était joué depuis longtemps. On ne refaisait pas l’histoire. C’était comme ça et pas autrement. ».

 

« Standard » de Nina Bouraoui est en compétition pour le Prix Mind The Gap 2014.

Pric MTG 2014

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 06:12

 

logo gazette mtg

 

Et voici les petites nouvelles du blog, édition de mars 2014 !

 

  • Le jeu concours des 3 ans du blog se déroule bien : 9 participantes ont tenté l'aventure. Les votes pour le premier défi  sont désormais clos. Rendez-vous dimanche 16 mars pour le premier palmares et le lancement du deuxième défi. Suspens...

 

  • Coté présentation du blog, j'ai changé  les photos de " mon univers " en page d'accueil a gauche. Chaque mois, je mettrai à jour cette partie là. J'ai créé également une page qui récapitule tous les livres que j'aimerais lire à l'avenir. C'est surtout pour avoir une liste à jour que j'ai fait cette page, mais peut-être que certains la liront. Par contre ne cherchez pas à commentez, une page n'est pas un article...on ne peut pas commenter !

 

  • Le Prix Mind The Gap 2014 continue. Jusqu'ici un seul livre en compétition, " Nos vies désaccordées " de Gaëlle Josse mais ma prochaine chronique parlera d'un vrai  coup de coeur qui sera également sélectionné pour ce prix.

 

  • Je dois toujours rédiger un article " cadeau virtuel " pour le 3000 ième commentaire qui a été Miss Aspho...je le ferai, patience patience...j'ai un tag en retard aussi mais je le ferai un jour !

 

  • Enfin, voici  le top 3 des commentatrices de février car Soène trépigne d'impatience... alors le voici...ta ta tam !

 

1) Soène avec 32 commentaires : elle s'est déchaînée pour mettre une raclée à Aspho mais la pauvrette n'est pas trop en forme pour rivaliser en ce moment....quoi qu'il en soit bravo Soène, notre future retraités hyper active...

 

2) Aspho avec 16 commentaires : en tant que grande prêtresse de la blogosphère, sa parole compte double (ô gloire à toi, grande prêtresse vendéenne...)

 

3) Somaja avec 11 commentaires : elle a réussi à éjecter Syl du podium avec ses 10 commentaires,. elle est donc quatrième suivie par Val avec ses 8 commentaires qui recule également d'une place. On dirait le Top 50 ! 

 

Merci les petites cloutes....

 


 
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 06:12

gateau anniv 1

 

Aujourd'hui c'est la journée de la femme alors j'ai décidé de la célébrer à travers l'une d'entre elles, qui illustre à merveille le girl power...

 

 

En mars 1984, on commençait à entendre ce titre là sur les ondes et l’on découvrait une jeune chanteuse à l’air psychotique.

"Maman à tort", premier 45T de Mylène Farmer, déjà co-écrit par Laurent Boutonnat allait devenir l’un des tubes de l’été 1984.

 


 

 

Ensuite, il y eut un deuxième titre, qui fit un bide «  On est tous des imbéciles », morceau quasi renié par la chanteuse,  jamais repris sur scène ni sur aucun album et qui rompit son premier contrat avec sa maison de disque.

 

Le troisième titre «  Plus grandir » connut un succès d’estime mais le quatrième , le fameux  «  Libertine » propulsa Mylène Farmer sur la scène de la variété française et permit à son premier album de connaître un joli succès.

 

La suite on la connaît et 30 ans plus tard, en mars 2014, Mylène  Farmer est la première chanteuse française et de très loin. 

 

Je rappelle quand même que Mylène Farmer c’est :

  •       9 albums studios dont 8 sont certifiés disque de diamant, sur 4 décennies différentes
  •      15 titres numéro 1 au top 50 (  le deuxième dans le palmarès a seulement  réussi à en classer  5 morceaux )
  •       L’album live le plus vendu de l’histoire en France
  •       Le DVD live le plus vendu de l’histoire en France
  •       La compilation la plus vendue de l’histoire en France
  •       La  chanteuse ayant le plus vendu de disques depuis 1984 en France.
  •       La seule chanteuse capable de remplir 2 stades de France lors d’une même tournée (le seul à avoir fait mieux c’est Hallyday qui à une époque pouvait faire 3 stades lors d’une même tournée)
  •        Le record de rapidité pour la vente des places de concert, à Paris (3 heures pour vendre les 2 stades de France) et en province.

 

On aime ou pas, mais il faut reconnaître le talent, la force de travail,  l’originalité, la persévérance de Mylène Farmer pour en arriver là.

Elle a su s’imposer, à contre-courant des autres et du milieu du show business, et contrôler toute la création artistique et tout le coté financier lié à son travail. Elle écrit, produit, conçoit et dirrige tout, avec son mentor de toujours, Laurent Boutonnat.

 

Et maintenant, à 52 ans passés , que va t-elle faire ? C’est quand qu’on prend la décision d’arrêter pour éviter le concert de trop, l’album juste moyen ? Suivra t-elle le destin de Gréta Garbo qui la fascine tant en se retirant totalement de la vie publique et médiatique ? Saura t-elle rester un mythe de son vivant ?


Mylène Farmer a refusé que son nom paraisse dans le dictionnaire, elle  a refusé de participer à des causes humanitaires médiatisées, elle a refusé d’avoir sa statue de cire au Musée Grévin et a refusé  la légion d’honneur. Dans sa vie off, elle vénère la doscrétion.

 

Difficile de sélectionner un titre sur 30 ans de carrière mais puisque je parlais de retrait de la scène, de la vie publique, j’ai choisi «  Nous souviendrons-nous » qui aborde le thème du départ …c'est l'une de mes chansons préférées et lorsque Mylène Farmer est seulement accompagnée d' Yvan Cassar au piano, elle est vraiment. elle-même...

 

 


 

 

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 06:12

providence

 

J’ai découvert Valérie Tong Cuong avec «  l’Atelier des Miracles », son dernier roman (le neuvième) sorti en 2013.

Ce livre fut parmi mes cing  ou six préférés de l’année 2013, j’en ai parlé Ici.

 

« Providence » a été publié en 2008 et il a rencontré un réel succès auprès du public, comme l’ «  Atelier des Miracles ».

 

Il s’agit du destin croisé de  quatre personnages désabusés et plutôt  en marge de leur propre vie. Il y a une secrétaire surexploitée, une avocate peu considérée en raison de sa couleur de peau, un amoureux éploré qui découvre que sa maîtresse à une maîtresse et un vieux bonhomme très riche qui découvre qu’il est atteint d’une grave maladie.

 

Le jour où ces quatre êtres humains sont vraiment à deux doigts de  boire la tasse, un enchaînement de circonstances  va faire qu’ils vont se rencontrer …par hasard...

« Providence » raconte la journée qui va chambouler ce qu’ils croyaient être l’une des pires périodes  de leur vie.

 

Valérie Tong Cuong réussit à nous livrer un conte moderne, léger, rythmé, parfois drôle, souvent enlevé, autour du hasard et de son irruption dans la vie d’hommes et de femmes un peu amochés par leur passé et en situation de non -existence..

 

C’est un livre court, qui peut se lire d’une traite même pour ceux qui  lisent peu. Le style est simple, clair, fluide, sans fioritures et l’auteur assume pleinement  son optimisme forcené.

 

Toutefois, parce que j’ai lu il y a quelques mois «  l’Atelier des miracles » et que j’avais été enchanté (pour reprendre mes mots)  j’attendais plus de «  Providence » qui m’apparaît  (sûrement à tort mais c'est mpn ressenti de lecteur...) comme une première version de « l’Atelier des Miracles ».

Il y a en effet beaucoup de similitudes entre les deux livres (ce qui n’est pas choquant, il paraît qu’un bon écrivain réécrit le même livre à chaque publication).

 

Mais c’est surtout la fin qui ne m’a pas convaincue : trop prévisible, trop joyeuse et parfois difficile à croire. Trop de happy end finit par tuer le happy end et décrédibiliser les propos de l'auteur.


Finalement, lorsqu’on a aimé un auteur, on devrait peut-être attendre avant de lire autre chose de lui car on va forcément comparer les deux ouvrages et c’est un tort mais quand on aime un auteur, on a envie de le relire vite ! 

 

Il y a chez Valérie Tong Cuong cette petite musique qui me touche et me ravit.

 

L’un des personnages dit ceci «  A onze ans des événements étranges surviennent. Le corps change, le postérieur des filles s’arrondit, les seins poussent, pas toujours les deux en même temps. Les garçons se sentent investis d’un pouvoir sans limites. Ils sont plus petits, mais plus forts et mieux organisés. Ils savent repérer les fragiles, les blessées, les timides. Leurs hormones se mettent à hurler et le bruit qu’elles font couvre les plaintes des filles. »

 

Un autre : «  Trouver la force. Imaginer qu’un jour on parviendra à vivre sans ce sentiment de n’être plus qu’un fragment de soi-même ».

 

Un troisième : «  Tu aurais dû être comédienne , Libby. Personne d’autre que toi ne sait si bien promettre. Le futur déborde avec toi, le voilà ton point fort : à ceux qui ont peur du vide, tu dessines un royaume dont l’ennui est à jamais banni.

Je t’ai crue. Je t’ai adorée. Je t’ai adulée. Je t’ai vénérée. Je nous ai imaginés mari et femme…désormais je sais que tout cela n’était qu’illusion, projection, fantasme. Nous n’avons jamais formé un couple. Tu ne vis que dans l’instant présent. Tu prends. Tu voles. Tu absorbes. Tu t’emplis des autres. Tu réponds à tes besoins. Tu assouvis tes désirs. »  .

 

Que de désillusions me direz-vous…détrompez-vous car « Peut-être que le monde à parfois un hoquet...Il est programmé d'une certaine façon, et puis quelque chose ou quelqu'un décide de tout changer à la dernière minute ».  

 

Mais pour cela, il faut lire «  Providence »…

 

 

 

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