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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 06:12

nos vies désacordées

 

François est un pianiste reconnu et adulé dans le monde entier.

Trois ans plus tôt, il a laissé Sophie, l’amour de sa vie, dans un moment extrêmement difficile pour elle, préférant maintenir sa tournée au Japon plutôt que de rester en France à ses cotés  (avec d’ailleurs la bénédiction de Sophie par amour pour François).


«  J’avais choisi de partir en tournée en préférant croire que les choses allaient s’arranger et en évitant de faire face à ce qui m’était impossible d’accepter, l’effondrement de la seule femme que j’aie aimée. Trop aimée pour admettre qu’elle ne pourrait plus jamais être la même. Trop aimée pour admettre que depuis toujours, elle avançait sur un fil tendu au dessus de ses abîmes ».


A son retour du Japon, Sophie a disparu, elle est tombée du fil .

François a comme on dit stupidement «  refait sa vie » mais n’a jamais pu oublier Sophie.


Et puis un jour, il retrouve sa trace, dans un hôpital psychiatrique des Pyrénées…et sa vie reprend là où elle s’était arrêtée, comme un soupir qui aurait duré à l’infini dans un adagio.


« Je ne m’ennuyais pas, l’ennui réside dans une absence d’attente, de tension, de désir. C’était loin d’être mon cas. Je vivais dans la seule impatience d’un lendemain supportable ».

 

Je découvre Gaëlle Josse avec «  Nos vies désaccordées », qui fut son deuxième roman publié en 2012, et je dois dire que ce livre est un vrai bonheur pour le lecteur, le meilleur que j’aie eu l’occasion de lire depuis quelques mois.


 

Gaëlle Josse dresse le portrait émouvant d’un homme éperdu d’amour, d’égoïsme et de narcissisme, celui  des grands artistes. Cette  histoire d’amour, montre combien il est difficile d’aimer et de s’aimer lorsque les deux protagonistes trimbalent des blessures profondes et de plus sont des artistes, car Sophie est peintre.

 

Cette histoire se passe dans le milieu de la musique classique. Je suis totalement hermétique à ce style de musique et pourtant, en lisant «  Nos vies désaccordées », je suis rentré dans cet univers de  Stradivarius, de concertos et de partitions.


Il y a dans ce roman comme une petite musique distillée par l’auteur et qui touche le lecteur dès les premières pages. Le style d’écriture est très sensible, jamais ostentatoire ou démonstratif, toujours juste, au diapason des émotions des personnages.

Les personnages avec des seconds rôles sont  particulièrement émouvants.

 

Il ne manque pas grand-chose pour que ce livre soit un vrai coup de cœur. Peut être que j’aurais aimé que le personnage de Sophie soit plus développé. De même, je trouve la fin trop rapide, brutale, comme si l’auteur en avait soudainement assez de l’histoire et voulait se débarrasser des personnages en un chapitre.

 

Au final, j’ai vraiment apprécié cette belle histoire et je relirai Gaëlle Josse prochainement.

 

Pour terminer, ce passage que je trouve magnifique et poétique...le charme du dauphin?


« Dire que la vie avec Sophie fut facile serait excessif. Elle fut parfois d’une simplicité déroutante. Un cristal aveuglant. Nous étions accordés au quart et au huitième de ton, peut -être même aux ultrasons, comme les dauphins. Elle ressemblait à un voyage ou plus précisément à ce moment de voyage où, encore loin de la destination envisagée, tous les repères familiers et les habitudes se sont effacés, dilués à un point tel que l’on doute de leur existence. C’est un temps de flottement, d’incertitude, mais aussi de ravissement, de curiosité et de totale disponibilité. Nous habitions une poignée de mots. Nos océans ».

 

Pour ceux que cela intéresse, trois blogueuses de ma petite famille ont déjà chroniqué " Nos vies désaccordées" : Laure, Somaja et Asphodèle.

 

« Nos vies désaccordées » est le premier livre sélectionné pour le Prix Mind The Gap 2014. Les explications  sont : Ici.


Pric MTG 2014

 

 Une fois de plus, merci à Asphodèle pour le logo...j'y prends vraiment goût !

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 12:10

cet été là

 

Trois couples d’amis se retrouvent chaque année dans une maison en Normandie afin de passer ensemble le week-end du 14 juillet.

Il y a Denis et Delphine, dont le couple est à l’agonie, accompagnés de leurs enfants Alex et Jeanne  et d’un adolescent troublant : Dimitri.

Il y a Lola  la séductrice et sa dernière conquête, le beau Samuel.

Enfin, il  y a aussi Nicolas, l’ami de toujours de Denis, et sa femme Marie. L’un termine de se remettre d’une dépression nerveuse et l’autre envisage de mettre un terme à sa carrière de comédienne, au point mort depuis bien longtemps.


 

Un ressenti de Denis : «  Il eut l’impression  d’être  dans une salle de bains dont on avait ôté les miroirs : où devait-il se tourner pour se voir ? Il avait vécu si longtemps dans le regard de sa femme, comment ferait-il pour disparaître totalement à ses yeux ? Et surtout pour s’habituer à ça, cette vie sans vis-à-vis ? Cette vie où il ne serait que son propre reflet » ?

 

Un ressenti de Nicolas : «  Il savait que la vie est pleine de derniers soirs, d’amours qui meurent, d’enfants qui grandissent tout seuls, et qu’aucun peintre jamais n’a pu capter l’exacte lumière d’un ciel orange ».

 

Un ressenti de Jeanne et Dimitri : «  Ils se tournèrent vers la mer qui n’était plus là. L’horizon sans étoile. Le ciel lourd qui se rendait. Leur vie était semblable à ce paysage qui se délivrerait  bientôt et perdrait de son mystère. Ils étaient deux enfants trop grands voulant rejoindre les adultes ».

 

Un portrait de Lola : «  C’était une fille qui connaissait le revers de la médaille : elle était forte, donc souvent seule. Elle faisait partie de ces êtres qui se cachent pour pleurer et chassent leurs idées noires avec des remèdes aussi bêtes qu’infaillibles : alcool, séries télé, nourriture excessive, shopping, travail et toujours le sourire aux lèvres. Ce sont des guerrières. De celles qui ont appris la tendresse en colo et la survie dans leur chambre d’enfant. Elles ne lâchent jamais. ».

 

J’aime ces histoires d’amitié et de couple qui se déroulent en bord de mer, comme dans le premier livre de Blondel «  Accès direct à la plage » et dans beaucoup d’autres, le sujet n’a rien d’original.


Pourtant je me suis régalé en lisant  «  Cet été là ». C’est un roman qui parle du temps qui passe, du mensonge du couple et des apparences qu’il faut sauver dans ces week-end entre amis où il convient être heureux,  de faire comme si le temps et les blessures du passé n’avaient aucune prise sur le cœur des hommes.


Alors, les personnages de Véronique Olmi jouent un peu au chat et à la souris, dans la comédie humaine des relations de groupes d’amis où on ne communique pas et où il ne faut surtout pas faire de vague qui risquerait de briser la solitude de chacun…

 

Sauf que dans «  Cet été là », le week-end deviendra salvateur parce que les personnages vont  parvenir à crever leurs abcès   et à faire face à leurs démons.

 

Les mots de Véronique Olmi sont simples, sobres, tout en retenue, sombres et réalistes.

Ce n’est toujours pas le premier coup de cœur de l’année 2014 car son style n’a rien d’exceptionnel et l’histoire a déjà été écrite plein de fois.

 

Mais, par petites touches, ce livre nous livre le portrait d’hommes et de femmes qui nous rassemblent ou nous ressemblent. Un auteur à découvrir...

 

Je pense relire Véronique Olmi et je remercie et embrasse Valentyne qui m’a offert  «  Cet été là ».

 

Je lis actuellement : " Nos vies désaccordées " de Gaelle Josse.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 06:12

Absurde ou pas?

 

  •  Philosophie : même l'homme le plus bête du monde a le droit d'avoir une belle vie car il a un coeur qui bat : pour lui, ce sera le parcours du con battant...
  • Fashion week : mieux vaut être en mono-kini que bi-polaire...
  • People : normalement, en amour , on tombe les masques. Les Daft Funk, eux, tombent les casques... (PS: François, si tu avais porté le masque des Daft Punk, tu ne te serais pas fait choppé!)
  • Sexe : Un voeu pieux n'est pas une partie de jambes en l'air...
  • Fait d'hiver : un garde côtes qui avait pris l'habitude de faire de la planche à poil  s'est retrouvé en garde à vue...

 

A vous d'écrire la suite...ou pas !

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 06:12

disque or

 

Vous vous souvenez du Top 50 avec Marc Toesca...mais si " Salut les p'ttis clous..." , dans les années 80 et début 90 sur Canal plus?


30 secondes du générique de l'époque !


Hé bien voici le top 10 des plus grosses ventes de livres en France en 2013. Il s'agit des ventes cumulées des auteurs, tous titres confondus, réalisées en 2013 sur le territoire national.

 

1. Guillaume Musso : 1.405.500 exemplaires

 

2. Marc Levy : 1.199.800 exemplaires

 

3. Gilles Legardinier : 682.600 exemplaires (je sais pas qui sait)

 

4. Françoise Bourdin : 638.000 exemplaires (idem et je m'en fiche grave)

 

5. Grégoire Delacourt : 551.300 exemplaires ( Je vais enfin bientôt le découvrir avec La liste de mes envies )

 

6. Pierre Lemaître : 489.800 exemplaires ( je sais pas qui sait non plus)

 

7. Maxime Chattam : 485.600 exemplaires (je vois, le roi du polar...)

 

8. Michel Bussi : 478.800 exemplaires ( Inconnu au bataillon )

 

9. David Foenkinos : 457.200 exemplaires ( Foenkiki est là comme chanque année depuis au moins 3 ans)

 

10. Delphine de Vigan : 339.400 exemplaires (sans avoir rien publié depuis 2011 trop forte la Delphine )

 

En 2013,  je n'ai lu  que Delphine de Vigan, qui était déjà dans le top 10 de 2011 avec 500000 exemplaires vendus pour  " Rien ne s'oppose à la nuit" . Ce qui me lisent savent que j'adore ses livres...


A noter que pour la première fois depuis 10 ans,  Amélie Nothomb n'est pas dans le top 10 : j'aime beaucoup la femme et le personnage, moins ses livres...

 

De même, Catherine Pancol  présente en 2010 et 2011 s'est faite éjecter. Je ne l'aie jamais lue .

 

 

Commentaire du Figaro où le palmares est publié chaque année : "ces 10 auteurs représentent presque un livre sur 5 vendu en France en 2013." 

 

Quand pensez-vous ami(e)s lecteurs et lectrices ?


 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 00:00

l'amour sans le faire

 

A la fin de ses études, Franck a  quitté sa ferme natale, son frère Alexandre  et ses parents, il y a très longtemps, il n’en pouvait plus de ce confinement familial à la campagne.

Alexandre meurt, Franck se rend à l’enterrement et repart aussitôt en ville. Ce jour là il croise Louise, la femme d’Alexandre, qu’il ne connaissait pas n’étant jamais revenu à la ferme.

Franck va vivre   sa vie mais son couple  va éclater : «  A force de rester ensemble, on ne tient plus à l’autre mais on tient par l’autre, et là, c’est beaucoup plus délicat, ça demande une énergie folle de se déprendre, ou de la haine pure, à moins de miser sur l’événement d’une nouvelle rencontre, celle qui redonne la folie de recommencer à zéro. »

 

Louise va également quitter la ferme après le décès d’Alexandre et rejoindre une ville

Louise, ne parvient pas vraiment à faire le deuil d’Alexandre et ne veut plus entendre parler d’amour :  « Plus jamais elle ne pourra faire l’amour avec un homme pour lequel elle aurait des sentiments, elle ne supporterait plus cette manière d’affoler l’affection, ce risque fou auquel ça expose d’aimer …c’est toujours dangereux de miser son destin sur un homme, c’est si fragile, un homme. »

«  Elle n’en pouvait plus de leur compassion, de leur apitoiement, de leur silence. Si elle restait (à la ferme) on guetterait à jamais cette part d’elle-même qui souffrait, et dans le même temps, si elle ravalait un peu de cette douleur, si par orgueil elle la cachait sous un semblant de gaieté, on le lui reprocherait. Le malheur, c’est comme un visage sur le visage…le risque c’est de ne plus exister qu’à travers ça, d’être à jamais perçue comme la veuve, piégée à vie dans la teinte » 

 

Un jour, Franck décide de rendre visite à ses parents, dix ans après. Au même moment, Louise passe quelques jours à le ferme.

 

J’ai beaucoup aimé le livre de Serge Joncour. C’est un roman sobre, tout en finesse, en sensibilité et émotions. C’est une quête du bonheur, un retour aux sources et à l’enfance.

L’Amour sans le faire, est aussi l’histoire d’une renaissance à la vie, à l’amour.

 

C’est un roman simple, qui ne fait pas de vagues mais qui fait du bien au lecteur. Le seul bémol que je citerais :  une écriture  parfois passe-partout mais toujours honnête  et sincère.


De même, le déroulé du roman est assez prévisible dès le milieu  de l’intrigue et jusqu’à son  terme.

 

J’y  ai retrouvé un peu de Gavalda, et pas mal de Blondel pour le coté pudique et terriblement humain.

 

Ce n’est pas tout à fait un coup de cœur, il me manque quelque  chose au niveau du style mais je vais  lire d’autres livres de Serge Joncour.

 

Cette réflexion de l’auteur pour terminer, sur peut être l’une des formes de l’amour idéal, en écho au titre du livre : «  Ne pas pouvoir s’aimer, c’est peut être encore plus fort que de s’aimer vraiment, peut être vaut-il mieux s’en tenir à ça…et rester à cette passion non encore franchie…s’aimer en ne faisant que se le dire…à cette distance où les bras ne se rejoignent pas, sinon à peine du bout des doigts pour une caresse, une tête posée sur des genoux, une distance qui permet quand même de chuchoter, mais pas de cri, pas de souffle, pas d’éternité, on s’aime et on s’en tient là, l’amour sans y toucher… ».

 

Je lis actuellement : " Cet été là" de Véronique Olmi.

 

 

 

 

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 06:12

chanson du jour

 

Je crois l'avoir déjà dit ici mais je suis allergique au Rap , je ne supporte pas ce genre d'art en général. Pour moi ce n'est pas de la musique, c'est une escroquerie qui attise  souvent la haine et les tensions de ceux qui galèrent, alors que les rappeurs sont  parfois des multi-millionnaires qui vivent en Californie ! 

 

L'un des groupes de rap  phare des années 2010 est Sexion D'Assaut  et son leadeur  est Maître Gims.

Je n'ai jamais écouté leur dernier album qui fut un grand succès mais comme tout le monde j'ai entendu à la radio certains titres notamment celui ci : (30 secondes pour se le rappeller)

 

 

 

Et puis en 2013, Maître Gims a sorti son album solo  " Subliminal " qui est la plus forte vente de CD pour un artiste français en 2013 ( 500000 ventes disque de diamant). Pour info, l'album le plus vendu en France en 2013 est celui de Stromaé avec plus d'un million d'exemplaires, mais il est belge le Stromaé.

 

J'ai écouté plusieurs fois l'album en intégralité (24 morceaux quand même, ça change un peu des artistes français qui en général proposent 10 à 12 titres) et j'ai apprécié ce que j'ai entendu.


Bien entendu, l'univers hip hop est présent mais " Subliminal" est très axé sur le son  dance et la pop music. On va lui reprocher d'être un rapeur d'opérette qui fait de la variété mais il assume.


J'ai découvert certains textes intéressants (avec une vraie lucidité et une vraie réflexion sur son  succès et son statut de star)  de jolies  mélodies (contrairement au Rap qui n'est  pour moi que du sampling agrémenté de boites à rythmes)  et un  chanteur qui ne se contente pas d'annoner des mots violents dans un micro. Certaines chansons sont très naïves, limite guimauve c'est très étonnant quand on voit le gaillard !

 

Je trouve que son succès est mérité et si je devais un jour écouter du Rap, j'écouterais Sexion d'Assaut mais je ne suis toujours pas tenté...

 

Voici le dernier extrait de " Subliminal", l'album de Maître Gims , il s'intitule " Zombie".

 


 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 06:12

monologue

 

 

"J’aimerais pouvoir me réincarner quand je trépasserai. Pas en arbre, en animal ou en pierre, sauf peut être en phare…mais sans lanterne. Non j’aimerais pouvoir vivre ma vie une deuxième fois, compte tenu de ce que j’aurais appris en déroulant ma première existence.

Juste recommencer, ne pas changer le contexte de départ ni les lieus ni les personnes, ni les rencontres. Juste utiliser ma petite expérience de vie une deuxième fois.

Je ne sais pas comment font les autres mais bien souvent j’ai l’impression de transformer une page blanche en une page vide. A quel moment prend–on vraiment des décisions vitales ? Et jusqu’à quel âge ? Passé un certain moment,  c’est la vie qui décide à notre place .Cela nous évite de réfléchir et de toute façon ce n’est  jamais la bonne décision que l’on  prend puisqu’on est juste des hommes. Parfois c’est la moins mauvaise et  c’est déjà pas mal.

La  vie n’est qu’un brouillon, une esquisse et on  reste en marge de la vérité parce que sans cela,  c'est difficilement  tenable. On écrit souvent  des chapitres inutiles bourrés de ratures et à la fin  le beau roman  s’est transformé en  petite nouvelle. Au lieu de sucer la substantifique moelle, on avale l’os comme disait un certain professeur dans un vieux film.

D’ailleurs que font les écrivains qui racontent vraiment leur vie ?  Ils parlent surtout de ce qu’ils n’ont pas vécu et qu’ils auraient voulu vivre mais comme ils sont écrivains ils arrivent à nous faire croire qu’ils ont vécu des tas de choses. Ils sont comme nous mais avec du talent.

J’aimerais être écrivain pour réinventer mes souvenirs et recréer une vie réelle."

 

homme triste 1

 

PS : Merci à Asphodèle pour le logo...

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 06:12

masque

 

Et voici ma participation à l'atelier des plumes d'Asphodèle, sur le thème du masque. Promis la prochaine fois, je tenterai d'élever un peu le niveau !

Les mots à placer cette semaine : Visage, camouflage, armée, plume, vénitien, jaune, déguiser, bal, argile, mensonge, embaumer, comédie, mystère, pailleté, crème, farandole, grimace, hypocrisie, dissimuler, unir, usure, unique.

 

 

 

La  voix off : Bonjour, il est  2O h, vous écoutez France Impair, il est l’heure de retrouver le masque et la plume, édition en face à face . Ce soir Jérôme Garçon reçoit…Labina

 

Jérôme Garçon : Chers auditeurs et auditrices bonsoir ! Ce soir je reçois Labina dans le cadre de la politique de rajeunissement de notre émission. Ce n’est hélas plus un mystère, c’est la crise  et nous devons récupérer de nouveaux auditeurs pour continuer à exister, car nos fidèles finissent par être rattrapés par l’usure du temps.

Ainsi, tout arrive, et une fois par mois je devrais réaliser l'union périlleuse entre   une star  people  et la culture.

Je souhaite donc  le bonsoir à Labina en vous priant chers amis  de bien vouloir me pardonner  cette intrusion forcée...

 

 Labina: Bonsoir Jérôme,  je suis ravie d’être ici, même si vous faites un peu la grimace, c’est une forme de reconnaissance unique pour vous…et puis avouez qu’il y a des intrusions charmantes non ?

 

Jérôme Garçon : Labina, vous être ici pour la sortie  de votre livre «  Mes prothèses, ma mère et moi », publié aux éditions du "Seuil à ne pas dépasser".

N'avez-vous pas l’impression d’avoir franchi la ligne jaune ? Après le fiasco de votre émission  racoleuse de télé-réalité,  était t-il nécessaire de raconter par le détail vos motivations pour retirer votre paire de seins siliconés ?

 

Labina: Je souhaitais montrer un nouveau visage à travers ma vraie poitrine, arrêter de me déguiser,   tomber le masque en somme.

Mes prothèses  étaient un mensonge. Elles  m’ont valu des armées d’admirateurs  qui rêvaient d’y étaler de la crème à bronzer ou d’en  réaliser un moulage dédicacé  en argile souple.

Mais cette obsession a fini par me desservir, je ne suis pas qu’une paire de seins et j’en avais assez de me dissimuler sous cette apparence.

 

Jérôme Garçon : Heureusement que tous les hommes ne sont pas des obsédés sexuels et que toutes les femmes n’ont pas besoin d’être de vulgaires chaudasses à forte poitrine  pour être désirées !

 

Nabila : Hé bien Jérôme, quel langage blessant et caricatural,  et surtout  quelle hypocrisie :  Si j’en crois la farandole de votre bestiole   depuis que j’ai décroisé le sjambes, vous n'avez pas l'air de déplorer mon abandon récent du string pailleté.

Alors cessez cette comédie.

Lorsqu’on profite du bal  il est discourtois d’insulter l’orchestre.

 

Jérôme Garçon : Je ne vous permets pas mademoiselle, tout le monde sait bien que vous êtes une provocatrice et une affabulatrice, je suis un homme marié et respecté par mes pairs…

 

 Labina: Ha oui ? Hé bien alors Marie Chantaaaaaaaal sera ravie d’apprendre que vous m’avez promis de m’emmener dans les plus beaux palais vénitiens après avoir lourdement insisté pour obtenir mon numéro perso.

 

Jérôme Garçon : Taisez-vous,  Mais taisez-vous,  c’est insupportable ! 

 

 Labina : Arrêtez de vous prendre pour Alain Finkielkraut,  vous embaumez  le ridicule très cher...

 

Jérôme Garçon : espèce de…………..

 

Interruption du direct.

 

La Voix Off : Désolé Jérôme, on a rendu l’antenne à Cognacq- Jay .  J 'y vais là,  par contre tu as Marie Chantaaaaaal  sur la une…bonne  fin de soirée.

 

plumes nouvelle version

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 06:12

jasper

 

NB : j'ai publié cet article par erreur il  y a quelques jours, certains ont vu la newsletter et ont déjà posté leur commentaire...je ne le ferai plus!

 

Dans les années 80 l’intrépide détective  Thursday Next se bat pour contrer les malfaiteurs qui kidnappent les personnages des romans de la littérature classique anglaise Lorsque le manuscrit de Martin Chuzzlewit de Charles Dickens est volé, elle est appelée sur l’affaire, car elle est l’une des seules à pouvoir appréhender le voleur, Achéron Hades, aux pouvoirs surnaturels assez terrifiants.

Alors qu’elle est sur le point de l’arrêter, il réussit à s’échapper après lui avoir tiré une balle dessus. Grièvement blessée, elle est sauvée de justesse par un exemplaire de Jane Eyre  qu'elle avait avec elle et qui a stoppé la balle.

 

Ce livre est un OLNI (objet littéraire non identifié) : Jasper Fforde, dont l’Affaire Jane Eyre est le premier roman, nous embarque dans une aventure complètement loufoque et fantaisiste, dans un univers allumé oscillant entre le romanesque, le polar et la BD.


On va trouver un personnage qui remonte le temps, un autre qui sait comment rentrer dans le monde imaginaire des romans et revenir à son époque, un chasseur de vampire, un meurtrier capable de transformer son image, des dodos…


Ce livre rythmé et inventif enchaîne les rebondissements jusqu’au final hélas trop prévisible.


J’ai bien aimé et j’ai passé un bon moment mais je ne partage pas l’enthousiasme effréné de ceux qui dévorent les aventures de Thursday Next et ont lu ou liront les six enquêtes de la jeune femme, imaginées par tonton Jasper.


J’ai eu du mal à rentrer dans son monde, trop de rebondissements et de personnages finissent par devenir des longueurs. Je loue l’originalité de la démarche (même si l’interaction entre la vie réelle et la vie d’un roman n’a rien de nouveau en soi, c'était par exemple le thème du premier roman de Marc Levy )  l’hommage rendu par l’auteur aux grands écrivains de son pays, et l’humour de certaines situations.

 

Mais, je déplore une absence de style, c’est descriptif, seulement descriptif et c’est pourquoi je ne propose pas d’extrait du livre.


Et puis, pour ceux qui liront ou ont lu le livre, sachez que l’Affaire Jane Eyre ne commence qu’à la page 300 et que le livre fait 400 pages

En conclusion, un  pur et bon divertissement mais pas plus.

 

Je remercie Somaja qui m’a offert ce livre l’année dernière, comme ça sans raison particulière…

 

Je lis actuellement : l'amour sans le faire de Serge Joncourt

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 09:35

Parfois la musique classique rencontre la pop music et ça donne ça...c'est kiffant je trouve !

 

Roarrr !

 


 


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