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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 06:12

monologue

 

 

 

Cette nuit j’ai fait un rêve étrange et pénétrant. Je m’étais transformé en kéké hyper choupinet, avec des pectoraux aussi traçables que si je pratiquais régulièrement l’activité de déneigeur à mains nues.


Et de quoi rêve un tel mâle selon vous ? Ben  de plans-cul chelous avec des bombasses au corps parfait, sculpté par des heures effrénées de zumba et de régime à base dematcha et de nori.


Ainsi, dans ce rêve  j’agendais tant bien que mal les soirées speed-dating et les conversations hot sur les outils de microbloging offerts par les nouvelles technologies.


Une vraie poilade, moi le jeune homme timide et transparent transformé en roi des flashmob de vingtenaires en transe.


Ne soyez pas choqué(e)s par ces rencontres sexuelles low-cost, il faut bien vivre avant d’être un vieux  plouc subclaquant : dédiabolisons l’infidélité dans les  songes…


Et puis je me suis réveillé, j’ai roulé une galoche à ma Douce…ne lui parlez pas de ce rêve, ça risquerait de clasher

 

 

PS :  Ce rêve imaginaire contient une partie des mots faisant leur entrée dans le dictionnaire 2014 Larousse ou Petit Robert. Vous pouvez googliser cette information pour en savoir plus.


Aspho,  arrête de bourassier ou de faire ta  chialeuse :   Quand tu en auras fini avec tes sels marins vendéens pour te remettre  de cette chronique, tu conviendras qu’il est grand temps  pour toi d’écrire le petit Asphodèle illustré des mots à préserver  que personne ne connaît plus aujourd’hui…Warf Warf Warf ! Gloire à toi  ô grande prêtresse des mots et des lettres !

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 06:12

monologue

 

 

"J’aimerais pouvoir me réincarner quand je trépasserai. Pas en arbre, en animal ou en pierre, sauf peut être en phare…mais sans lanterne. Non j’aimerais pouvoir vivre ma vie une deuxième fois, compte tenu de ce que j’aurais appris en déroulant ma première existence.

Juste recommencer, ne pas changer le contexte de départ ni les lieus ni les personnes, ni les rencontres. Juste utiliser ma petite expérience de vie une deuxième fois.

Je ne sais pas comment font les autres mais bien souvent j’ai l’impression de transformer une page blanche en une page vide. A quel moment prend–on vraiment des décisions vitales ? Et jusqu’à quel âge ? Passé un certain moment,  c’est la vie qui décide à notre place .Cela nous évite de réfléchir et de toute façon ce n’est  jamais la bonne décision que l’on  prend puisqu’on est juste des hommes. Parfois c’est la moins mauvaise et  c’est déjà pas mal.

La  vie n’est qu’un brouillon, une esquisse et on  reste en marge de la vérité parce que sans cela,  c'est difficilement  tenable. On écrit souvent  des chapitres inutiles bourrés de ratures et à la fin  le beau roman  s’est transformé en  petite nouvelle. Au lieu de sucer la substantifique moelle, on avale l’os comme disait un certain professeur dans un vieux film.

D’ailleurs que font les écrivains qui racontent vraiment leur vie ?  Ils parlent surtout de ce qu’ils n’ont pas vécu et qu’ils auraient voulu vivre mais comme ils sont écrivains ils arrivent à nous faire croire qu’ils ont vécu des tas de choses. Ils sont comme nous mais avec du talent.

J’aimerais être écrivain pour réinventer mes souvenirs et recréer une vie réelle."

 

homme triste 1

 

PS : Merci à Asphodèle pour le logo...

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 06:12

SAM 0309

 

Il paraît que j'offre rarement des fleurs, au point qu'une lectrice qui se reconnaîtra est prête a appeler les urgences quand ça arrive. La semaine dernière encore,  elle a dit à une autre lectrice de ce blog qui se reconnaîtra également, que je devais être malade...

 

Je n'aime pas offrir des fleurs parce que pour moi, les fleurs sont faites pour être dans les jardins ou dans les champs. En fait,  on offre  des fleurs déjà mortes,  on les condamne à se gâter alors que dans la nature elle peuvent vivre voire revivre l'année suivante.Sauf à offrir des bouquets d'immortelles.

 

Chaque fois que je dis ça, on se moque et on se gausse, prétextant une excuse bidon pour éviter d'offrir les fleurs sus nommées.

 

Page 491 dans Villette, Charlotte Brontë dit ceci : " J'étais la seule à ne pas avoir de bouquet, car si j'aime beaucoup les fleurs, j'aime les voir pousser mais n'y tiens plus du tout quand elles sont cueillies. Sans racines et périssables, leur similitude avec la vie m'attriste toujours. Je n'offre jamais de fleurs à ceux que j'aime et ne désire jamais en recevoir de mains qui me sont chères".

 

Les grands esprits se rencontrent c'est bien connu.

 

Et en plus avec l'argent économisé, je peux acheter des macarons...

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 15:39

hibou

 

Je vis dans un lotissement de maisons récentes donc moches, devant les  Pyrénées.

 

Mais ne vous imaginez pas des hautes montagnes  et des glaciers, car de mon jardin, on ne voit que deux sommets, le Picou (1600 m) et le Mont  Fourcat  (2000 m) qui est le Mont Blanc du pauvre : il lui ressemble, on retrouve  la même bosse arrondie et la  même forme de  crête pour y accéder. Je crois que je quitterai cet endroit avant d’y être monté et pourtant le panorama y est somptueux...quand même faudrait que j’y aille un beau jour (ou peut être une nuit...)  c'est seulement 4h aller retour tranquillement.

 

Je vois donc la nature et la montagne évoluer au grès des saisons…les premières neiges et les dernières : jusqu’à hier il restait encore une tâche de neige, elle s’en est allée en perle de bruine...

 

Ce qui est agréable  l’été c’est  de voir  et d’entendre  les animaux, le soir et la nuit, lorsqu’il n’y a plus de voitures qui passent sur la route qui borde le jardin, bien fréquentée la journée.

 

Le soir, les hirondelles, les merles et le rossignol ( qui a dû partir en vacances, je ne l’entends plus ces jours ci) se taisent vers 22h. Ils sont remplacés par les grillons jusqu’à 3h ou 4h puis vers 5h30 ou 6h, les oiseaux reviennent. Entre 3h30 et 5h30, c’est le calme absolu, on entend le déplacement des fantômes, c’est dire…les étoilent brillent en silence, un silence de mort puisque leur lumière est défunte...

 

Au loin on perçoit souvent  les sonnailles des vaches et parfois le bellement des moutons.

On a aussi une chouette ou un hibou dont  on entend le hululement au loin, j’adore entendre les oiseaux de nuit, surtout si la lune est pleine…

 

Quand il a plu, les escargots envahissent la terrasse, parfois ils se collent sur les volets et se retrouvent dedans, il faut les remettre en liberté. On a des crapauds aussi, dont l’un, terrible, se terrait dans les fraisiers et terrorisait La Douce.  Un  autre avait élu domicile une fois dans une des plantes vertes.

 

Il nous est arrivé d’apercevoir des vers luisants.

 

La journée, les chats du quartier traversent, parfois le chien les course quand il les voit.

 

Le jardin est parsemé de monticules de terre faites par les taupes, elles ne viennent pas chez les voisins, ils doivent les décimer ou les éloigner, moi je m’en  fous, je ne suis pas  propriétaire,  je passe la tondeuse, ça aplatit les mottes de terre…et les taupes restent en vie.

 

Le matin au petit lac où je promène le chien, je vois des lys qui prolifèrent en juin. On croise souvent des canards et un héron, c’est majestueux quand il s’envole cet oiseau là.

Plus rarement, j’ai aperçu des libellules.

 

Coté insectes, on a pas mal de spécimens qui rentrent dans la maison, beaucoup d’araignées  que l’on remet dehors…il n’y a que les mouches et les moustiques que nous décimons dans cette maison et ce jardin. Par contre, qu’un humain non autorisé vienne et je sors le fusil…heu non mauvaise idée, ça va faire peur à mon chien, qui est pourtant un chien de chasse…de compagnie…

 

Vous avez vu, si je rajoute des photos, je peus presque  faire du Soène moi aussi...hi hi !

 

Sinon ce soir chez Boris, c’est soirée Disco…yeah !

 


 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 06:12

privat

 

NB : j'ai publié par erreur cet article en mai, il a donc déjà été en ligne quelques minutes, certains l'ont déjà lu et commenté...j'ai tapé 05/05 au lieu de 05/06 pour la date...désolé...

 

C’est l’histoire de la quatrième ou cinquième ville de France , Toulouse, qui perd petit à petit ses librairies. Pas les petits libraires mais les grosses librairies.


Fin 2011, la plus grande librairie de Toulouse, Castéla, située sur la place du Capitole a fermé ses portes pour cause de flambée du loyer lors du renouvellement du bail commercial.

 

En 2012, c’est Virgin qui a mis la clé sous le paillasson, à Toulouse et ailleurs, pas assez rentable pour le propriétaire de l’enseigne : un fonds d’investissement appartenant au groupe Lagardère.

 

Et aujourd’hui c’est une autre grand librairie historique de la ville qui est menacée de fermeture : la librairie Privat.

Au départ, Privat est une maison d’édition toulousaine et une librairie. En 1998, la maison d’édition (qui se porte bien) s’est séparée de la librairie, laquelle à intégré le réseau des librairies Chapitre. Or aujourd’hui, le réseau chapitre appartient également  à un fonds d’investissement américain , et globalement, le réseau chapitre n’est plus rentable ou pas assez rentable. Neuf librairies sont déjà condamnées, trois autres ont encore un espoir, dont celle de Toulouse.  On risque de liquider aussi la librairie Privat même si son chiffre d’affaires a progressé de 3% en 2012 et de 3% sur le début 2012. Mais chiffre d’affaires et bénéfice  sont deux choses bien différentes. Elle pourrait être reprise par ses salariés actuels sous la forme d’une SCOP avec le soutien indirect de la Mairie de Toulouse pour les aspects techniques.

 

Je l’espère car sans cela, Toulouse compterait alors  34 librairies (dont beaucoup très  spécialisées) mais seulement 3 grands espaces culturels généralistes :

-         La FNAC dont l’avenir est incertain, le groupe PPR cherche à vendre l’enseigne, elle ne correspond plus aux activités du groupe présent sur le marché du luxe…

-         Gibert Joseph : cette  chaîne de librairie fonctionne bien  car elle propose de l’occasion et en occasion elle fait deux  fois plus de marge que sur le neuf. J’y vais très souvent : petite démonstration : il vendent un livre neuf 19€, si l’acheteur veut le revendre ils le reprennent 6.50€ et le revendent une deuxième fois  13€ en occasion. Idem pour les livres de poches.  Financièrement, cela arrange  le client et le libraire mais pas l’auteur ni l’éditeur puisqu'il s'agit du même exemplaire.

-         Ombres Blanches : grande librairie indépendante et plutôt culturelle qui a une annexe spécialisée sur le créneau des voyages. J’y vais souvent aussi, elle fonctionne bien.

 

Tout ça pour dire quoi ? Que les libraires souffrent parce que les marges sur les livres sont très faibles comparé aux fringues ou aux produits high tech. Ils souffrent parce qu’il y a les livres numériques et parce qu’il y a Amazon et j’avoue  d’ailleurs y acheter la moitié de mes livres neufs ou même parfois d’occasion. Ils souffrent parce que le prix des livres neufs reste cher pour certains lecteurs.

 

Tout ça pour dire que la littérature ne fait pas bon ménage avec l’argent mais que les livres sont un business malgré tout.

Tout ça pour dire qu’on peut tous agir pour aller acheter nos livres dans les librairies et que contrairement aux apparences, ce n’est pas toujours les petits libraires indépendants qui sont les plus malmenés par le marché…

 

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 06:12

confidences de MTG

 

Depuis le Tag lancé par Syl il y a quelques jours, voilà que je fais des confidences de ci de là. Aujourd’hui, j’ai  décidé de créer une nouvelle catégorie d'articles intitulée " les confidences de Mind The Gap". Je sais que tout le monde en rêvait...Warf... alors pour commercer, j'ai une révélation fracassante à faire…

 

je dois me libérer d’un poids que je traîne depuis longtemps…voilà, j’ai un coucou à la maison. Je veux parler d’une horloge, pas d’un véritable oiseau à plûmes…

 

coucou suisse

Déjà gamin et adolescent j’avais une petite pendule façon coucou, achetée dans une boutique de souvenirs à Chamonix où je passais mes vacances d’été. Puis, la pendulette a rendu l’âme, les années ont passé et un jour  j’ai eu envie d’avoir un vrai coucou suisse, avec la chaîne qu’il faut remonter matin et soir, les poids, le tic tac du balancier…la totale quoi.

 

La douce m’a acheté un premier coucou qui était restauré, j’aime les objets d’occasion. Il a rendu l’âme, irréparable m’a dit l’horloger du coin, inconsolable je fus. Comme quoi, le temps finit même par arrêter une horloge. Alors la Douce m’a acheté un deuxième coucou suisse, le même modèle, mais neuf, fabriqué en Allemagne… Après un passage au SAV (c’est très fragile et dur à règler ce type de mécanisme, le coucou suisse est un peu comme le mécanisme orgasmique ...)  aujourd'hui le coucou résonne dans la maison.

 

Et attention:  c’est un vrai coucou , pas un coucou d’opérette. Il sort de sa petite porte en bois une fois toutes les trente minutes et il sonne chaque heure. A partir de 8h ou 20 h ça vaut vraiment le coup d’attendre, je ne m’en lasse pas, je suis à fond, imaginez la scène...je règle mes activités en fonction du cri joyeux de l'oiseau.

 

Dans la pièce principale de la maison, on ne s’entend plus lorsqu’il sonne même les rayons de lune qui passent à travers les volets sont suspendus à son cri ! La nuit, si on oublie de couper le système de sonnerie, le coucou nous réveille dans les chambres.

 

J’aime ce coucou, j’aime entendre le tic tac régulier et les sonneries de cette horloge. L’homme se sent sécurisé par ce qui le détruit lentement et inexorablement, moi je dis qu’un coucou c’est un peu comme une passion amoureuse, un coucou c'est un peu comme l'être humain: une bombe à retardement, la défragmentation programmée à l'heure dite dont seul le mécanisme interne la connait...

 

Mais, me direz-vous, pourquoi  je vous parle de ce coucou aujourd’hui? Pourquoi une telle révélation ici et maintenant?

 

Hé bien  figurez-vous qu’un personnage de la blogosphère au courant de cette affaire  se moque de moi de manière éhontée, insinuant  que le coucou est kitschissime voire carrément ringard.

Je ne peux vous révéler son nom, je préfère rester discret,   je peux seulement vous dire qu’elle  habite près de l’océan, qu'elle lit énormément, écrit magnifiquement, et que dans ses billets du dimanche, elle met souvent de jolies fleurs fraîches de son jardin  à coté de chanteurs défraîchis voire déconfits. Je ne peux en dire plus...

 

Ouf ça va mieux, je viens de  libérer ma conscience et j’espère que mon petit oiseau continuera à sortir encore  très longtemps…

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 00:12

Robot

 

Dans un reportage diffusé sur le JT de Canal plus, il était question des jeunes diplômés français qui partaient chercher du travail hors de l’hexagone.

Pour illustrer les propos du journaliste, on voyait des étudiants d’une école d’informatique  (que je ne cite pas) devant leur ordinateur, portant  chacun un tee-shirt publicitaire à l’effigie de leur école.

 

Le slogan figurant sur le tee-shirt m’a frappé : "  50% homme, 50% machine, 100%  (nom de l’école)".

 

D’un point de vue de la communication et du marketing c’est très bien trouvé.

Mais si on y réfléchit, c’est assez effroyable  50% homme, 50% machine.

C’est effroyable car totalement réaliste, froidement cynique même.

 

Quelle part d’humanité reste t-il dans notre époque ? Quand est-on humain et quand est-on un simple robot effectuant des taches quotidiennes ?

 

Les nouvelles technologies sont une bénédiction pour plein de choses mais d’un autre coté, elles déshumanisent les relations entre les individus.

Je dois l’avouer, je suis totalement largué avec les nouvelles technologies. J’utilise Internet et c’est à peu près tout. Je ne vais plus sur FB, je n’ai jamais Tweeté, je n’ai pas de tablettes, je ne joue pas aux video-games, j’utilise mon smart phone seulement  pour téléphoner, envoler des SMS  ou lire mes mails, je ne sais pas me servir des applications qu’il contient et je m’en fiche totalement.

 

Bref je suis un ringard qui lit Jane Austen (je viens d'attaquer Sanditon, dont le début est de Jane Austen et la fin d'un autre auteur...) et les sœurs Brontë mais qui est incapable d’arriver à utiliser les ordinateurs de bord des nouvelles voitures. Vaut mieux pas que je cherche à utiliser un régulateur de vitesse…ça pourrait être dangereux.

 

"Non mais allo quoi...on est en 2013, t' as quarante ans et t'es pas capable d'utiliser un ordibateur de bord récent...allo quoi!"

 

J’ai souvent l’impression d’être d’un autre siècle, celui ou les mots avaient encore tout leur sens, celui où l’on écrivait encore à la main…c’est affreux, je n’écris plus qu’avec mon clavier…

 

Alors  je me demande comment je vais faire si jamais je deviens père : comment trouver un équilibre entre un monde dominé par le numérique, les nouvelles technologies  et un monde fait de rêves, de livres, de mots, de pensées ? 


Et même dans 10 ans ou dans 20 ans, comment ferai-je pour survivre ? On sera alors sûrement passé  à 20% homme et 80% machine…

 

En illustration de mes propos, j’ai cette vielle chanson de 1979, tube intergalactique  qui me vient en tête : vidéo killed the radio stars…

 


 

 

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 00:12

règle sur les doigts

 

Il y a une phrase dont je ne connais pas l’auteur, qui dit à peu près ceci : «  les gens capables créent, les incapables enseignent ». En fait je pense que ces mots veulent dirent  qu’il y a une catégorie de personnes qui passent leur temps à critiquer les artistes (et parfois les enseignants) tout en étant incapables d’être l’un ou l’autre. Cette phrase s'adresse davantage aux  professeurs de foi qu'aux enseignants.

 

Avoir un avis, un ressenti, c’est normal mais critiquer pour critiquer est un peu stérile.

Alors on peut préférer parler  seulement de ce que l’on aime ou nous touche et délaisser le reste…on peut alors  se permettre un jugement  même s'il est bienveillant.

 

De la théorie à la pratique : que pense un grand écrivain d’un autre grand écrivain ?

 

Dans le Biographie de Charlotte Brontë, écrite par Margot Peters, l’on apprend qu’en 1850, alors que Charlotte a rencontré le succès public et critique  avec « Jane Eyre » publié en 1847, lut « Orgueil et préjugés » puis «  Emma » de Jane Austen.

Voici ce qu’elle écrivit à son éditeur de l’époque au sujet de Jane Austen : « Il y a là une précision chinoise, une délicatesse de miniaturiste dans la peinture : rien de véhément ne trouble son lecteur, elle ne le dérange par rien de profond. Les passions lui sont  complètement inconnues…son affaire ce n’est pas tant le cœur humain que les yeux, la bouche, les mains et les pieds de l’homme…Jane Austen fut une dame des plus intelligentes mais une femme inachevée et plutôt insensible, si c’est la une hérésie, je n’y peux rien, »


Charlotte Brontë était une personne humble en tant qu’être humain mais intellectuellement et artistiquement, elle était on ne peut plus orgueilleuse…cette critique  plutôt acerbe en est la preuve, mais elle pouvait se le permettre.

 

Et puis c’était une femme…qui parlait d’une autre femme…

 

Il est dommage qu’on  ne puisse pas savoir ce que Jane Austen aurait pensé des œuvres des sœurs Brontë…

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:12

gothiques 1-tristes-noires-default-img

 

Je suis gothique.


Pas comme une église ni comme un post adolescent attardé (quoi que)  ni comme un écrit des siècles passés mais  juste un peu dans l’âme. Je l’ai vu sur wikipédia. Pas que j’étais gothique, personne n’a encore fait un article sur moi.

Mais, disons  que ce qu’on qualifie de gothique d’un point de vue artistique me séduit souvent.

 

Musicalement, si je regarde dans ma génération , celle des années 80, c’est tout ce qui représente la new wave ou la cold Wave qui me plait (Visage, Eurtyhmics, Depêche-mode, Ultravox, Cure sur quelques titres  et tant d’autres)

J’aime bien  la provocation ,  les rebelles, aller contre l’ordre établi, les normes, la religion. J’aime bien les décadents comme Polnareff ou Mylène Farmer. Pas Madonna par contre, c’est dur de vieillir…comment sera Lady Gaga plus tard ?

 

Si j’aimais la poésie je pense que j’aimerais Lautréamont le poète maudit...

 

J’aime tout ce qui est romantique, noir, pas morbide mais presque : c’est ainsi, les sœurs Brontë ont fait des romans gothiques, comme Thomas Hardy ou Daphné du Maurier avec Rébecca. Belle du Seigneur à un coté  un peu gothique aussi. Il s’en dégage une infinie tristesse, une grande mélancolie finalement.

 

Esthétiquement, c’est un peu différent, je n’ai pas d’attirance pour le look punk (ouf)  mais j’aime le noir. Un piercing s’il est discret me plaira. J’aime les tatouages, ils peuvent être très sexy et féminins, à condition de ne pas en être recouvert. C’est déjà un début non ?

Disons que l’originalité ne me déplait pas en règle générale. Après il faut pouvoir l’assumer en tant que femme (ou homme d'ailleurs).

 

Donc je suis sagittaire ascendant pitbull à tendance gothique. Du coup j’aime pas Céline Dion et je n’arrive pas à lire les romans sans histoire d'amour.

 

Mais je suis un gothique qui aime le super confort pour les vacances et qui prévoit longtemps avant pour que les choses se passent bien. Pas comme cet article, il part en vrille, il  n’était pas prévu , je l’arrête ici. Je retourne  piquer ma poupée et boire un Coca light.

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 00:12

tigre

 

L’autre matin en arrivant au boulot, on constatait qu’on était nombreux à avoir des insomnies ou disons à dormir de manière un peu chaotique.

Et pourtant, tout le monde joue le jeu du «  Ca va ? » «  Oui et toi ? » «  Ca va ! » cela avec une gueule de déterré que même les cosmétiques hors de prix n’arrivent pas   à cacher.

 

Mais pourquoi ne dort-on pas ? Ce serait marrant que chacun dise la vérité le matin en arrivant au boulot. On ferait une sorte de thérapie de groupe, un bureau matinal des pleurs nocturnes en quelque sorte. Mais je crois que ça ne marcherait pas, chacun s’imaginant être le plus légitime des mauvais dormeurs.

Il y a tant de soucis et tant de peines qui viennent perturber le sommeil.

 

Et puis quoi qu’il arrive, pour paraphraser Raphael, (pas mon beau-frère ni le peintre mais le  beau chanteur), «  qu’on est seul dans ce monde, qu’on est seul dans ce monde ». Alors solitude contre solitude ne peut donner qu’une "ultra moderne solitude". L’autre ne peut rien pour l’autre, le fond est ainsi. On peut écouter, soutenir, dialoguer mais pour le reste c’est à nous de trimbaler nos boulets nocturnes pendant nos activités diurnes.

 

Autre solution, les psychotropes : on propose une solution chimique à des problèmes qui sont de l’ordre des sentiments humains…pas étonnant que ça marche pas excepté pour les laboratoires pharmaceutiques.

 

Quant à la psychologie, elle propose souvent d’essayer de virer le boulet au lieu d’essayer d’apprendre à vivre avec. Comme si lorsqu’on porte un secret familial, une maladie,  un deuil, un chagrin d’amour on pouvait s’en débarrasser comme ça. Au lieu d’essayer de virer nos croix, les psy devraient essayer de nous apprendre comment la porter plus facilement. Jésus y arrivait bien lui alors pourquoi pas nous ?

 

Du coup, entre les croix et les boulets, on pèse tellement lourd qu’on a peur de se jeter à l’eau, et c’est souvent  là l’erreur. L’être humain est capable du pire mais aussi du meilleur dès lors qu'il se jete à l'eau, qu'il arrête de subir.

 

Alors pour mieux dormir ou pour mieux vivre on a besoin d’échappatoires. Il nous faut voir du monde, faire des activités, boire un coup avec les copains, chanter, peindre, lire, écrire, faire du sport , aller dans des soirées de 31 décembre Quoique le réveillon  c’est un mauvais exemple. Mis à part se faire arracher une dent ou aller chez Ikéa un samedi après-midi, il n’y a pas pire qu'un réveillon. Enfin tout dépend de ce que l'on boit, ça aide à jouer les héros.

 

Au final, la vie n’est souvent qu’une succession de pétards mouillés, une collection d’artifices hors d’usage. Il suffirait pourtant de savoir saisir l’instant où ces artifices éclatent de mille feux.


On y parviens parfois, souvent avec un peu d’expérience. Le seul risque c’est de voir apparaître « nullos » en lettres de feu dans le ciel étoilé…on arrête pas le progrès en matière de fusées…mais qui ne risque rien n'a rien!

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