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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 06:12

minuit

 

Voici ma participation aux plumes de miss Aspho du 17 août 2013. Les mots de la semaine sont les suivants : silence, secret, regard, brume, cacher, dessert, chambre, hibou, résoudre, gomme, oeuf, intrigue, divin, oppressant, baigner, ésotérique, magie  et : luire, langueur, lanterne.

 

 

Tu as bien caché ton projet , l’intrigue à été tissée de  mains de maître, comme des œufs savamment montés en neige.

 

Petit à petit, le silence oppressant a fendu son armure.

 

Ce soir il laisse enfin  la  place aux bruissements des arbres effleurés par la brise d’été, comme la brume baigne  les fleurs de rosée translucide lorsqu’elle s’efface à l'orée des petits matins d’été.

 

Mon cœur frémit, je suis seul dans cette maison calme, j’attends ton retour.

 

J’entends le cri rassurant du hibou, j’imagine ses yeux perçants, lanternes ésotériques de la forêt voisine.

 

Nous sommes le 12 août 2012, minuit approche.

 

Ce soir, mon ventre est tellement noué par l'attente  que je ne peux me résoudre à subir cette langueur nocturne. La lune envoie ses éclats dorés à travers la lucarne de ma chambre...

 

Mon cœur s’emballe, dans quelques instants, tu seras là,   ta voix résonnera enfin à nouveau.

 

Comme par magie, tu m'offriras le plus délicieux des desserts, celui qui n’existe que dans les méandres de  la rêverie amoureuse.

 

Mes yeux ne vont luire que pour toi.

 

Enfin ton divin regard va sublimer mes fantasmes d’ancien jeune homme qui n’en finira plus de vieillir...

 

Plus que quelques secondes, difficiles à supporter, impossibles à soustraire au temps d'un simple trait de gomme.

 

Mon Dieu , le vieux clocher de l’église sonne le glas de cette journée, avec deux minutes d’avance comme toujours…plus que quelques secondes…et tu seras à nouveau mienne.

 

Ca y est,  il est minuit, je suis en connexion directe avec toi , je t’entends, je vois tes  jolies mains, tu es enfin là…ô Katy !

 

plumes nouvelle version

 

NDLR : Le 12 août à minuit , le nouveau titre de Katy Perry « Roar »  a été dévoilé sur le net sous la forme d'un teaser assez original imaginé par la chanteuse. Parfois j'aimerais être un chat... L'album sortira le 22 octobre, je crois que vous n'y échapperez pas ici...Warf !

 


 

 

 

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 06:12

piano2

Je dédie ce texte  à une blogueuse qui joue de la guitare,  elle se reconnaîtra sûrement...

 

Jouer de la musique est un acte érotisant.

 

Lu dans Biba : «  jouer de la guitare peut être un acte érotique étant donné qu’on la tient dans ses bras ». Et moi la question que je me pose  immédiatement , c’est comment  qualifier   la pratique du violoncelle ?

 

Vu dans 100% Mag sur M6 :  « le port du soutien-gorge ne permettrait pas aux seins de se muscler par eux-mêmes » …jouer  de  la musique nue, serait donc par conséquent, bon pour la santé des femmes, il ne faut pas vous en priver et  surtout  laisser les portes ouvertes à nos regards de loups des steppes...

 

Prendre une pose sexy sur un piano  même lorsqu'on est enceinte (comme cette jolie jeune femme inconnue sur la photo)  est bon pour la santé des hommes... pas besoin que ça soit écrit dans Marie-Claire

piano

 

D’ailleurs, la pratique du  piano est très sexy en soi : il faut avoir les mains balladeuses (1) pour susciter  des accords, fussent-ils  mineurs.  Le piano est un art majeur, comme le lac… 

 

piano 1

 

Pensez à toutes les notes d’un clavier: elles n'attendent qu'une seule chose : se faire   toucher, bousculer, titiller..

Le pianiste jouit d'un grand pouvoir  sur son instrument de prédilexion: il peut en  faire sortir tous les sons  En plus certains  jouent  à quatre mains…ça décuple les harmonies !

 

Les cordes de la guitare sont  encore plus téméraires, elles aiment se faire gratter voire même pincer, griffer.

 

   Celles de la harpe  ne valent pas mieux ,  elles se laissent volontier  triturer  par les mains sexy d’une  harpiste. 

harpiste


Je ne dirais rien des boutons de l’accordéon…là on tombe dans le masochisme pur, il y en a qui aiment mais pas moi.

 

Quant au trombone, il donne envie de rentrer en   coulisse.

 

Et le joueur de  cornemuse ou de biniou :  il  lui faut une santé de fer pour maintenir une triple érection voire quadruple quand il est en pleine forme…

 

Qui n’a pas rêvé un jour d’être l’harmonica accolé aux lèvres  roses et pulpeuses  d’une princesse légère et  court vétue?

 

joueuse harmonica

 

Mais moi, ce que je voudrais vraiment,   c’est être  une guimbarde

 

En effet lisez  le manuel d’utilisation de l’instrument que j'ai récupéré sur le net :

 

1)Prenez la guimbarde par le cadre, en vous assurant que vos doigts ne touchent que le cadre et non la languette (il ne faut pas obstruer son mouvement). L’extrémité de la languette pointe vers l’avant et non vers vous.

 

2)Placez vos dents supérieures et inférieures sur les bras de la guimbarde (mâchoire légèrement ouverte).

 

3)Vos lèvres supérieures et inférieures devraient être posées sur les bras de la guimbarde.

 

4)Avec l’index ou le pouce, poussez la surcharge soit vers l’avant ou vers l’arrière. La languette passe donc entre vos dents supérieures et inférieures. Assurez-vous que les bras ne quittent jamais vos dents, la vibration en dépend.

 

5)Pour modifier le son produit, prononcer silencieusement les voyelles (A-E-I-O-U) pendant que la languette est en mouvement. C’est entre autres la forme et la grandeur de la cavité buccale qui influencent le son produit.

 

6 )Il vous reste alors à combiner le tout avec le rythme.

 

Heureusement qu'il s'agit d'un manuel de la pratique de la guimbarde...

 

Heu si ça se trouve, elle joue  de la guimbarde Katy Perry ? Faut que j’aille voir…

 

katy perry

 

Moi avoir l’esprit mal placé ? Moi obsédé sexuel parce que moi être un homme ? Jouer de la musique est totalement érotisant…c’est écrit dans Biba, je n’invente rien, je rebondis sur l’un de leur sujet, rien de plus… mesdasmes et mesdemoiselles, envoyez vos plaintes (langoureuses) à la direction du journal…

 

 (1) je précise   que j’ai écris balladeuses avec deux  « l «  à des seins (je ne fais jamais de fautes vous le savez bien…enfin presque)

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 06:12

 

phare

 

Voici ma participation à l'atelier des plumes d'Asphodèle, édition du 3 aôut 2013 . Les mots à utiliser cette semaine sont :carotte, arbre, cheveux, famille, ancrer, arrachement, généalogie, ancêtre, souterrain, culture, terre, île, gingembre, planter, source, esclave et jaillir, juvénile, joyau.

 

Je n'ai pas été inspiré par le thème des "racines " et ce texte est presque hors sujet mais j'ai utilisé deux fois chaque mot pour me faire pardonner...

 

Je ne suis pas là ce week-end, je vous répondrai probablement lundi...

 

 

L' atelier de Madame Wang.

 

Madame Wang anime chaque mardi  un atelier hebdomadaire «  relaxation et découverte de soi et des autres ».

Après une heure   de sophrologie, vient la dégustation de thé accompagné de douceurs au gingembre ou de cakes aux carottes, le tout fait maison. La séance s’achève par la lecture de pensées positives extraites d’ouvrages philosophiques. Aujourd’hui, aller vers l’autre, ne pas juger, ne pas avoir d’a-priori, être tolérant, être bon…laisse jaillir le joyau qui est en nous, remonter à  la source de notre moi…

 

Elle et Lui sont des clients assidus de Madame Wang…

 

Elle  : «  Ben voyons, et pourquoi pas chercher le souterrain qui conduit vers la lumière tant qu’on y est ? Tu  parles d’une lumière: ce type qui me regarde béatement tous les mardis est à la perle ce que Christophe Maé est à la poésie. Il essaye d’adopter un look juvénile alors  que c’est déjà un vieux schnock  en phase de décrépitude. Sa coupe de cheveux façon brosse au carré millimétrée  dénote bien son caractère. Il ressemble à un vieil arbre décrépi planté sur une île  atomiquement (1) irradiée. Il doit sûrement  être le descendant d’une famille d'exploiteurs. Je ne serais pas étonnée si sa généalogie révélait que ses ancêtres pratiquaient la traite des esclaves.

Il a l’air si raide qu’on dirait qu’il a un balai à poils durs bien ancré dans le postérieur…

Ce type a tellement l’air de manquer de culture qu’il sera six pieds sous terre avant d’avoir eu la moindre  étincelle. Vivement qu’il y passe, au  moins il retrouvera ses racines, pas besoin de prévoir un arrachement des mauvaises herbes autour de sa tombe… ».

 

Lui «  Dieu que cette fille est jolie. Ses cheveux sont des fils  tissés par Ariane elle-même,  laquelle se serait reconvertie dans la culture des vers à soie. Elle a l’air si distinguée et généreuse  qu’elle doit être issue d’une grande famille.  Apollon est probablement son  illustre ancêtre…il doit être fier de voir le joyau juvénile de sa généalogie. Son  teint d’albâtre, ses lèvres  mutines et ses yeux ancrés dans l’émeraude brute me font chavirer. En la contemplant, j'imagine une île sublime  au milieu de terres peuplées d’arbres savants,  d’oiseaux multicolores et de mets délicieux.

Comment lui dire que chaque séance en sa compagnie est un passage souterrain menant à la source de ma félicité ? Comment lui faire ressentir l’arrachement qui m’étreint chaque mardi soir et me laisse planté comme un phare  esclave de son océan ?  Si seulement j’arrivais à lui voler l’esquisse d’un sourire… »

 

Moralité : la carotte ne rend pas les femmes  aimables mais le gingembre rend parfois les hommes amoureux.

L’atelier de Madame Wang est une escroquerie : rien ne jaillit vraiment dans la réalité...

 

(1) Ce mot n'existe pas mais il me plait...

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 06:12

saucisson

 

Voici ma participation à l'atelier littéraire des plumes d'Asphodèle, édition du 27 juillet 2013. Les mots à utiliser étaient: retour, euphorie, liesse, valise, chant, solitude, larme, immortel, mouchoir, voyage, destination, horizon, retard, trajet, rupture, retraite, rater et incandescent, impétueux, inverser.

 

 

Projetons-nous vers l’horizon 2030 : La science vient de faire un énorme progrès et permet maintenant d’inverser le cours  de l’existence humaine. A soixante-dix ans, tout être humain doit choisir entre deux options :

  • Une retraite, versée par l’Etat jusqu’à  sa mort, celle ci étant programmée aléatoirement au bout de cinq à vingt-cinq ans, par l’insertion d’une puce électronique dans le cerveau
  • L’immortalité, sans toucher le moindre euro  des pouvoirs publics.

En somme, l’on peut maintenant décider  d’euthanasier sa solitude ou de la rendre éternelle. Mais il s’agit d’un trajet en aller simple,  d'un choix irrémédiable.

 

Les deux personnages dont il est question ci dessous ont opté pour l’immortalité…

 

Bernard Pivot 

-         Asphodèle bonsoir, je suis ravi de vous avoir enfin sur le plateau d « Apostrophes la revanche »,  pour l’édition de votre dernier ouvrage. Votre précédent roman   a dépassé en nombre d'exemplaires vendus,  le dernier opus d’Amélie Nothomb.  Votre second roman avait en son temps obtenu  le prix Grog lourd. Que ressentez-vous en tant qu’auteur ?

 

Asphodèle

-         Bonsoir Bernard, je ressens à la fois une certaine liesse et beaucoup d’humilité. J’ai rencontré plusieurs fois Amélie, c’est un être délicieux, on avait parié que si un jour je vendais plus de livres qu’elle-même, je mangerai son chapeau et qu’elle opterait alors pour la mort programmée. Nous avons tenu parole : un soir d’euphorie, après quelques verres de très bon champagne, j’ai mangé son canotier et elle a fait ses valises pour le dernier voyage…je me souviens avoir versé des larmes mais que ses fans rangent leurs mouchoirs, elle a encore trente-quatre  romans prêts à être édités après sa disparition…et puis si elle a de la chance, elle peut encore vivre vingt-cinq ans…

Quant aux prix littéraires, ils me font plaisir mais je ne m’en soucie guère…

 

Bernard Pivot

-         Asphodèle, pourquoi  justement avoir opté pour l’immortalité ? Avez vous eu peur de  ce dernier voyage ?

 

Asphodèle

-         Je crois simplement que je   n’ai pas fini d’écrire, j’ai commencé à publier assez tard, j’ai encore des choses à dire…mais si vous me le permettez,  je pourrais  vous retourner la question ?

 

Bernard Pivot

-        Pour moi la réponse est simple : après le suicide collectif des salariés de France 5 devant le rachat de leur chaîne par Bernard Tapie,  j’ai voulu reprendre ma place, je ne pouvais pas rater cette  occasion de revenir à la place  de La Grande Librairie !

 

Asphodèle

-         Dites-moi Bernard, en voilà une révélation…

 

Bernard Pivot

-         Justement Asphodèle, à propos de révélation,  revenons à vous : vous publiez aujourd’hui «  Comment bien utiliser vos courgettes » aux éditions Du Jardin : pourquoi une telle rupture par rapport à vos romans passionnés  ? N’est ce pas un simple coup marketing ?

 

Asphodèle

-         Ecoutez Bernard, un écrivain se doit d’être vrai et de surprendre ses lecteurs. Tout le monde sait que je suis une grande amatrice de saucisson,  mais peu de gens savant que je suis également une fieffée cucurbitacienne. J’ai embauché deux jardiniers spécialement pour la culture de ce légume là. Je suis fasciné par le chant des courgettes , il y a tellement de formes,  de tailles  et de variétés différentes…chaque année lorsque c’est la saison, mes jardiniers viennent  régulièrement me présenter leurs courgettes et j’essaye des recettes pour les utiliser au mieux. Certaines lectrices m’ont encouragée à publier cet ouvrage, ne sachant pas elles-mêmes vers quelle destination aller. Je conseille fortement la courgette longuement marinée dans du piment d’Espelette…idéal pour un goût incandescent et nouveau, mais rassurez-vous  mon prochain livre sera consacré à l’art de la métaphore historique dans l’œuvre de Laurent Gaudé…vous voyez, rien de commercial là dedans...Arté étant maintenant dirrigée par Benjamin Castaldi je ne sais même pas qui pourra parler de cet essai...

 

Bernard Pivot

-       Nous allons hélas arriver au terme de notre entretien  vous savez que nous sommes en direct et nous sommes en retard, on me dit dans mon sonotone que l’impétueux Michel Houellebecq piaffe d’impatience en coulisse et commence à fumer les accoudoirs du fauteuil de sa loge…je rappelle le titre de votre dernier ouvrage «  Comment bien utiliser vos courgettes » publié chez Du Jardin. Merci infiniment de votre présence ici.

 

Asphodèle

      - Merci beaucoup Monsieur Pivot.

 

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PS : Toute ressemblance avec des personnages réels est totalement fortuite...


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 06:12

orageVoici ma participation à l'atelier littéraire des plumes d'Asphodèle, édition du 20 juillet 2013. Les mots à utiliser étaient:

Liberté, sens, découverte, régime, déraison, pantois, hasardeux, obligation, privé, barrière, demeurer, tabou, aventure,  rouge, honte, hallucinant, hangar.

 

 

Participer à un atelier d’écriture est souvent hasardeux : Ecrire oui mais parler de quoi ?

 

Je vais parler de l’été, lequel s’achève toujours par l' automne, comme la fougue par la peur, il faut juste laisser daire le temps...

 

Ha le bel été, enfin la voilà cette période chérie, adorée (ou à dorer), adulée (ou à buller).

 

Quelle aventure sur les plages privées de Méditerranée, les sens sont en éveil, les jeunes nymphes aux cuisses aussi rouges que leur bikini, à la taille cintrée par des mois de régimes hallucinants, sont au rendez-vous. En face, de jeunes éphèbes plus ou moins fortunés, plus ou moins musclés du cervelas ou du caleçon.

 

Vous me direz qu’on peut partir ailleurs en vacances, que prendre des congés n’est pas une obligation.

Certains voudraient mais ne peuvent pas.

A quoi peut bien  servir l’été à l’ouvrier qui trime dans son hangar non isolé, au cantonnier qui manipule du goudron sous quarante degrés, au bureaucrate sortant de sa tour sans climatisation qui doit en plus se farcir dans son RER  les odeurs corporelles décuplées par la forte chaleur.Les images de la mer doivent le laisser pantois…

 

Le printemps a été tellement pourri, " le deuil de la nature convient à la douleur et plait à mes regards",  en plus c’est la crise alors on veut du soleil, de la chaleur,  on veut faire la fête: célébrons l' été…on n’entend que ça, on nous dit toujours ce qu’il faut penser ou faire pour être dans la norme.

 

L’été, plus de barrières, de retenues, on se lâche, on consomme, on se réjouit.

 

Et pourtant l’été tout est plus triste, monotone. Les journées n’en finissent pas de s’achever, le ciel n’est même pas bleu quand ça cogne trop, il est couleur mortifère, blanc...

 

Pardonnez ma déraison, honte à moi d’écrire de telles choses mais les tabous sont faits pour être brisés : l’été est de loin la période où la solitude humaine est la plus insondable,  ou le manque est le plus brûlant.

 

Le rossignol de mon jardin chante autant  quand il pleut des cordes, il sait  lui, que le crépuscule succède toujours à la lumière, que la lune finit  toujours par apaiser les âmes grises, sauf peut être celles des loups.

 

J’aime le soleil d’hiver, les fleurs du printemps, les prairies verdoyantes, les cascades bondissantes après la fonte des neiges,  les orages de fin de journée, les rougeurs de l’automne, j’aime la vie.

 

Je n’aime pas l’été, il me gonfle et m’oppresse, je ne l’aime que  lorsque je pars,  loin, il redevient alors ce qu’il est, une simple saison parmi les autres.

 

"Entre apathie et pesanteur, l'été, moi je demeure."

 

plumes nouvelle version

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 06:12

dictionnaireJ'ai pris les mots des deux derniers ateliers des plumes à thème et je me suis amusé à leur donner une définition.

J'avais déjà fait cela deux fois par le passé, c'est très plaisant à faire.

Voici donc mon mini dictionnaire...

 

Heure : minute qui s’est assoupie...

 

Minute : seconde qui s’est clonée soixante fois parce qu’elle manquait d’ambition pour devenir une heure.

 

Diablotin : double au masculin de Syl…

 

Pandémonium : épidémie rarissime qui a pour effet de démultiplier les harmoniums dans les salons des gens de bonne manière.

 

Départ : moment réjouissant et exaltant (sauf le dernier) qui permet la découverte...

 

Salle : crasseux à qui l’on a rajouté une L

 

Téléphone : objet utilitaire devenu existentiel depuis Nabila, ou vieux groupe de rock démodé mais culte.

 

Désir :  émotion  indéfinissable terrifiant  tous les lave-linge car elle  tord les caleçons et mouille les culottes…

 

Impatience : synonyme de conducteur automobile, d’être humain ou d’amour.

 

Frustration : origine et aboutissement du désir.

 

Enfant : quadragénaire qui n’a  pas encore fait sa crise d’adolescence...

 

Liste : infinie s’il s’agit de celle de nos envies, insipide s’il s’agit de celle des courses...

 

Patience : qualité dont doit s’armer une minute qui ambitionne de devenir une heure. Voir également impatience.

 

Espoir : frêle lueur échappée d’une bougie que le temps s’obstine à vouloir souffler...

 

Stupeur : gros succès d’édition lorsqu’on l’associe aux tremblements !

 

Galop : allure du cheval fou rapprochant Solal d’ Ariane...

 

Gifle : fessée du pauvre !

 

Gigantesque : mot inventé juste pour faire chier les bègues et ceux qui ont un cheveu sur la langue.

 

Blancheur : grisaille médicalement condamnée.

 

Doute : sentiment ambivalent puisque celui qui doute trop ne peut être heureux, celui qui ne doute pas est sot, celui qui ne doute plus est mort.

 

Débauche : Voir désir. Souvent associée à la luxure, la débauche est le rêve des frustrés et le fantasme  des écrivains. La débauche existe assez peu  dans la vie réelle  sauf à l’usine à l’époque où il y en avait encore...

 

Pureté : beauté virginale; objet de beaucoup de  fantasmes masculins

 

Accuser : lever vous !

 

Angélique : Marquise des anges

 

Temps : Celui  qu’il fait est celui  dont on parle pour oublier celui  qui passe...

 

Naïveté : qualité de celui ou celle qui est encore capable d’émerveillement après quarante ans...

 

Mensonge : œuvre d’un écrivain qui dit sa vérité.

 

Fredonner : bonté d’âme qui, si elle était bien utilisée,  permettrait d’éviter The Voice...

 

Flaque : petite mer d’eau douce qui ne fait pas trop de vagues.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 00:12

éclair

 

Pourquoi m’as-tu laissé tomber ?

 

On n’était qu’une seule et même entité. Souviens-toi, tu étais mon corps, j’étais ton âme, je lisais en toi et toi en moi.

 

Tu as fui, sans bruits, imperceptiblement mais implacablement. Tu n’étais qu’un mirage, que cette  impression évanescente que toi et moi c’était pour toujours.

 

Je t’en veux, je te hais, tu m’as laissé exsangue, le souffle roque, le cœur meurtri.

 

Tu étais tout pour moi :  ma maîtresse et ma muse, mon orgueil et mon carburant, ma passion et ma déraison.

 

Je ne vois plus en toi qu’une  éternelle  menteuse, un serpent silencieux au venin douloureux.

 

Je te maudis jusqu’à en perdre la voix.

 

Il est temps de régler son compte à toi la  fée : en fait, ta mine était un poison violent.

 

Comment as-tu pu me faire ça à moi ?

 

Me laisser  vivre de désamour et d’eau rêche…comment veux-tu que je le prenne ?

 

Je te renie bien malgré moi, Toi…ma jeunesse…

 

PS: Ces mots m'ont été inspirés par cette phrase de Simonetta Greggio  dans son livre , l'odeur des figuiers: " On est tellement habitués à être jeune qu'on s'aperçoit à peine qu'on ne l'est plus".

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 08:48

pluie

 

Et voici ma participation à l'atelier des plumes de miss Aspho.

Les mots du jour sont : Blancheur – doute – débauche – enfance – pureté – accuser – angélique – temps – diablotin – naïveté – mensonge – fredonner – fastueux – flaque.


Comme le disait Jean-Jacques Goldman dans une de ses chansons (rassure- toi lecteur, je ne vais pas me mettre à fredonner cet air là ), mieux vaut apprendre à marcher sous la pluie que tenter de s’en protéger. Mieux vaut ne bercer d’illusions que ses propres démons.

 

Avec les années qui passent, on se sait toujours pas éviter les flaques mais on accepte mieux  de se tremper. La naïveté évanouie nous permet de mieux accuser les coups.

 

On se rend compte que les fées au visage angélique n’ont pas la blancheur fastueuse des colombes envolées du nid. Elles se liquéfient à la moindre surchauffe.

 

On sait que la pureté des petits diablotins se transforme vite en sauvagerie  faute d’affection, de temps ou de chance.

 

L’enfance n’est plus, l’adolescence n’est pas, l’âge adulte est un mensonge évanescent contrarié par le miroir du matin. Les rêves de débauche ne résistent pas au temps.

 

Le doute s’installe et s’immisce dans les neurones telle une colonie de termites dans une charpente en frêne.

 

Heureusement  lecteur, la nature est bien faite : plus on vieillit moins on a de neurones…

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 00:12

soeurs Brontë

 

L’être humain est aveugle et sourd.

 

Regardez tous ces individus qui arpentent le presbytère d’Haworth, pauvres visiteurs qui débarquent pour chercher un souffle d’inspiration, espérant  ainsi réveiller les esprits de leurs anciens  propriétaires.

 

Les murs n’ont pas d’oreilles mais ils ont des yeux…et pendant qu’ils patrouillent pour dénicher dans les recoins poussiéreux du salon,  de vieilles lettres cachetées du sceau de la passion, les touristes ne voient pas les trois sœurs en manche de chemise de soie noire. Il faut être d'un conventionnel effrayant pour attendre des fantômes blancs.

 

Elles se faufilent, pareilles à des serpents dans un mur de rocailles, ne laissant échapper qu’un  mouvement furtif afin de  mieux surprendre  les profanateurs de rêveries On ne peut s’élever impunément en réveillant un mythe…c’est comme partir à la guerre avec un bouquet de fleurs coupées…on ne peut pas lutter, c’est implacable.

 

Autant accepter l’oraison avant  même le combat. Elles sont là…toutes les trois…s’identifier  à elles reviendrait à comparer la rage de l’océan au calme aseptisé de notre  piscine intérieure, la goélette voguant sur l’estuaire au catamaran franchissant le Cap Nord. 

 

Et pourtant, pourquoi se sent-on plus proche de certains morts que de certains vivants? Tout est histoire d'âmes...et ses trois âmes là sont nos soeurs.

 

Que deviendrons nous lorsque nos jambes seront lourdes et nos esprits libérés de nos aigres pensées ?

 

Ne jamais baisser la garde, ne jamais prendre congé de nous même…

 

Ecrire nos peurs et nos frustrations  revient précisément à implorer nos propres démons de nous ficher la paix.

 

Anne, Charlotte et Emily l’ont fait, elle sont nos  éternelles maîtresses, insaisissables et subtiles, s’évaporant  au premier signe de détection de leur présence…

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 00:12

plumes nouvelle version

 

Voici ma participation aux plumes de miss Aspho. Les mots du jours sont : obsession – fruit – calvaire – égarement – film – érotique – feu – intense – gouffre – fusionnel – folie – rouge – vertige – fulgurance – danser – délicieux – dément.


Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait d’atelier de création littéraire. Or,  moment d’égarement ou pure folie, je viens de tomber   sur la liste des mots à utiliser cette semaine.

 

Quelle surprise! Qu’y voir sinon une invitation en règle  à la débauche ? N’est-il pas question de film érotique, de gouffre intense et de fruits défendus ? Bref de rouges ébats   en perspective au  lieu  d’un amour chaste à des fins de  procréation...oh mon Dieu !

 

Je suis choqué, outré, tourneboulé,  vertigé. Ai je rêvé   ? Quel est ce démon  qui encourage ces dépravations ?  D’où  lui vient ce délicieux  feu luciférien ?

 

Ai-je trop mangé  trop de   lasagnes au cheval roumain ? Pourquoi diable suis-je outré devant un  tel calvaire ?

 

Je ne fréquente plus  beaucoup les ateliers de création littéraire depuis que je collectionne avidement les boites  de camembert. Cela me prend beaucoup de temps mais c’est une saine activité.  J’en ai des milliers, c’est ma nouvelle  obsession, quasi fusionnelle.

 

Elles ont remplacé toutes mes turpitudes masculines. Dieu Merci.

 

D’ailleurs,  bien sélectionnées, lorsque des filles nues dansent pour moi, les boites enveloppent leurs seins déments aux bouts turgescents…

camambert

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