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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 00:12

plumes de l'étéHello ! Voici ma participation aux plumes de l'été de Miss Aspho avec les mots qui débutent par la lettre T : Temps – taillader – thé – triturer ou se triturer – titiller – tortue – talentueux (se) – toucher – transfigurer – témoin – totem – table – turbulence(s) – transfert – terre – tomate -tonneau terminer.

 

Petite promenade aérienne aujourd'hui...PNC aux portes, armement des toboggans...

 

« Ladies and gentlemen,  ici votre commandant de bord, je vous informe qu’avant de toucher la terre ferme et de nous poser à Gatwick Airport, nous allons traverser une sérieuse zone de turbulences en raison d’un temps orageux sur Londres.  Inutile de prier Dieu, il est parti aux Bahamas où il fait très beau.  Tout l’équipage vous souhaite néanmoins, un bon séjour dans la capitale anglaise, notre atterrissage est prévu pour 16h45, soit juste avant l ‘ heure du thé …bande de petits veinards…bon c’est pas tout ça mais on a du boulot en cabine…fucking  English weather ! ».

 

A cette annonce décalée mais  somme toute assez  talentueuse pour  détendre l’atmosphère, le sang de Nathan ne fit qu’un tour.

 

Ce dernier avait peur en avion. Il se transfigura et  se vit soudain terminer cramoisi  en mille  morceaux dans un champ de patates anglaises, après moult tonneaux. Il partait rejoindre Lizzie, sa chérie en stage dans une entreprise de la City. Il se mit alors  à  triturer nerveusement  les poignets de sa voisine  puis à titiller compulsivement la tortue en porcelaine que lui avait offerte Lizzie pour lui porter bonheur en toutes circonstances. ( ceci dit il vaut mieux cela que le contraire…)

 

S’il l’avait pu, il aurait prié tous les totems de l’Afrique, laquelle est bonne hôtesse (de l’air)  comme chacun le sait.

 

Les premières secousses déclenchèrent  le transfert du sandwich  avalé par Nathan pendant le vol,  de son estomac vers le dossier du siège avant. En effet, sur les vols low cost pour fauchés, le sac pour vomir discrètement est payant et Nathan n’avais pas jugé bon d’investir une Livre pour cela.

 

Sa voisine qu’il tenait toujours par le poignet gauche ,  témoin de cette scène peu ragoûtante prononça un joyeux : «  A table…It’ s  tea time anywhère ! »

 

Après cela, Nathan cherchât du regard les hôtesses pour se rassurer.  Dans leur uniforme mi-couleur EDF mi-couleur DDE, elles étaient recroquevillées sur leur strapontin. L’une d’elle semblait se taillader les veines alors que les soubresauts du Boeing se faisaient de plus en plus virulents. Nathan se dit alors que cette hôtesse   anticipait par son geste,  leur fin inéluctable.

 

Lorsque le commandant de bord posa enfin le train arrière de l’appareil puis le train avant, (les pilotes qui se crashent  sont ceux qui essayent de faire  le contraire)  il y eut un choc si fort que Nathan  estima sa dernière heure arrivée.

 

Il n’en fut rien, le freinage fut seulement hyper violent et la face de Nathan se retrouva projetée sur le dossier du siège avant, maculé par des rondelles de tomates  pré digérées.

Sa voisine ne put s’empêcher de rigoler devant la mine  défaite du pauvre  Nathan , on aurait dit un poivron jaune devenu rouge.

 

Par Bonheur, Lizzie l’attendait et leur première étreinte  ferait oublier à Nathan que l’amour nécessitait souvent  de prendre des risques.

 

Note de l’auteur : Toute ressemblance avec des faits est fortuite, je n’ai jamais connu d’atterrissages musclés et je n’ai plus peur en avion. De plus je ne mange pas de sandwichs à la tomate sur les vols low cost...

 

avion

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 00:12

plumes de l'étéNouvel épisode des plumes de l'été avec les mots débutant par S: Sauvage – sourire – souris – saison – sagesse – sébile – surprenant – soulever – souvenir – salutaire – sadique -saumon – soie.  Et salive ou saliver.

Pas beaucoup d'idées pour cette édition...alors j'ai fait court et O.S. pour le premier texte, court et kleenex pour le deuxième.

 

Julius et Justine.

 

Julius n’est ni un sadique, ni un pervers, ni  un  obsédé sexuel : juste un chaud lapin irrémédiablement attiré par  le terrier de   Justine. Cette souris le rend marteau avec ses jambes de déesse, ses seins de cantatrice et sa bouche pareille  à une guimauve en forme de cœur.

 

Il faut dire que la première communion de la belle n’ést plus qu’on lointain souvenir et que Justine adore les jeux sexuels imaginés par le seigneur Julius, parfois surprenants, jamais sauvages, souvent exquis. Entre eux, jamais de saison morte pour les séances de dévotion charnelle  à visée extatique.

 

Toutes les études scientifiques le prouvent, l’acte sexuel est salutaire pour l’âme et l’espérance de vie des partenaires consentants.

 

Ainsi, depuis que Justine s’ést ornée d’une croix tatouée parallèlement à l’embouchure de son estuaire, Julius a débuté sa période  "mystique sexuel".  Le voici devenu croyant : Justine est  la  sainte qu’il touche, la divinité accessible, l’idole de ses plaisirs.

 

Julius aime  que Justine se pare d’un voile, d’un  lourd crucifix aimanté par le creux magnétique de ses seins,  et d’une simple  robe courte et  noire, qu’aucun dessous de soie couleur saumon ne vient contrarier.

 

Justine prend alors un  sourire aguicheur et ingénu et fait  mine de se mettre en prière.

 

Julius  salive  en pensant au  moment où Justine lui offrira sa sébile et son Ostie mais il a la sagesse de ne pas se presser. Il caresse doucement sa belle,  en soulevant la robe futile et noire, attendant le consentement  de Justine pour s’immiscer . 

Alors Justine se cambre  imperceptiblement : c'est la confirmation qu' elle est  prête à communier  solennellement avec Julius.

 

Ainsi va la vie de ces deux mécréants :  seul le confessionnal  pourrait   encore  sauver leur âme pécheresse…mais je vous laisse imaginer  ce qu’ils y feraient  !  Que voulez vous ces deux- là ont opté pour des instants réels de paradis sur terre…

 

nonne-none-sexy-5-img

 

Luc et la sirène

 

L'été est la plus auvage des saisons pour l'ennui et le souvenir mélancolique de ceux qui manquent à nos coeurs cousus de fil de soie made in China. Luc le sait pourtant, le temps gomme tout comme un professeur sadique efface son tableau noir après avoir humilié un élève indiscipliné.

 

Aujourd'hui l'océan est fantastique. Luc est poisson et il vient de faire l'exact contraire des saumons : eux rejoignent  le lit de la rivière ou ils sont nés, lui est revenu sur la jetée où il est mort.

 

La sagesse aurait sûrement pu lui dure que la sébile était pleine, qu'il fallait partir, n'importe où mais ailleurs, la fuite est salutaire. Mais il n'y  a pas d'ailleurs : c'est très surprenant mais même sous les cocotiers le chagrin ne rougit pas, il reste gris, opaque, caverneux.

 

Luc est là, près du petit phare et les sourires des enfants salivant à l'idée d'une bonne glace sur le port ne le réchauffent pas.

 

La brise marine soulève la longue robe bleue d'une souris verte...elle est si jolie qu'on dirait une sirène sans son chant...ses yeux limpides laserifient Luc...il ne la voit même pas. La force n'est plus avec Luc.

 

sirene

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 00:12

dictionnaireVoici ma participation à l’atelier d’Asphodèle, les plumes de l’été avec les mots commençant par R : Rococo – récolte – rivage – rigolo – râler – (se) rebeller – roucouler – rature – rumeur – ruban – regrets – russe – rodéo – rose – rage – rubicond – rasoir(e), ragondin -rouleau.

 

Il ne s’agit pas vraiment d’un texte, enfin pas d’une histoire…aië aië je vais peut être avoir droit à la règle sur les doigts…mais je m’en fiche, il y avait se rebeller dans les mots à placer…

 

Rage : sentiment éprouvé par Corneille (l’autre, pas l’insoutenable chanteur) lorsqu’il se fit griller par le père Pasteur dans la découverte du vaccin du même nom…d’où sa célèbre tirade : «  ô rage, ô désespoir…ô vieille liesse ennemie…bla  bla bla bla

 

Ragondin : célèbre position du kamasutra (aussi appelée rut des marais) consistant en gros à faire le contraire du castor, à savoir détruire tous les barrages menant aux plaisirs de la chair.

 

Râler : Voir ragondin…râler est l’aboutissement de la position du ragondin même si pour les moins doués, râler peut se transformer en ramer…il suffit d’un M mal placé.

 

Rasoir : Instrument de torture plus ou moins moderne permettant d’éliminer le poil, ce dernier étant un attribut masculin et un tue l’amour pour le male en rut  lorsque le poil est  présent chez la femme…Voir aussi  l’expression souffrir pour être belle.

 

Ratures : différentes étapes d’une vie.

 

Se Rebeller : action synonyme de bonne santé mentale consistant à ne pas de conformer aux normes, aux bien pensants, aux modes, au politiquement correct. Voir aussi emmerder le monde , vivre,  crise de la quarantaine.

 

Récolte : but recherché par chacun alors qu’on oublie souvent qu’il faut semer au préalable.

(cogitum, cogitum)

 

Regrets : fidèle compagnon de l’être humain lorsqu’il passe son temps à ne pas essayer…lorsqu’il essaye il se rend juste compte qu’il est pas doué mais ne regrette rien (exemple : la position du ragondin)

 

Rigolo : toi même !

 

Rivage : bord de l’océan, le rivage est l’endroit propice aux rêveries solitaires et à la mélancolie…

 

Rococo : type d’homme, mi Roco mi  drôle de coco, ( apparemment très apprécié de Soène…chut ne le répétez pas)

 

Rodéo : Voir Roco(co) ou Ragondin.

 

Rose : couleur des éléphants, des fraises Tagada, des histoires à l’eau du même nom et des princesses…avec des mots roses la vie n’est plus morose. Yo !

 

Roucouler : caresser celui ou celle qu’on aime en lui susurrant des mots doux et roses (chose que les hommes ne savent pas faire puisque cela fait deux choses en même temps, c’est juste un souci technique)

 

Rouleau : Ravage du rivage

 

Ruban : truc de fille qui se met dans les cheveux et qui sert à faire tourner la tête des garçons

 

Rubicond : Couleur de teint du blogueur ou de la blogueuse du Nord quand il  ou elle a passé 3 jours  sur les plages du Sud pour les vacances…

 

Rumeur : bruit du torrent qui se rapproche lorsque on fait une randonnée en montagne ou bien

bruit (pas toujours infondé) que l’on fait courir sur quelqu’un (voir Rococo)

 

Russe : Plusieurs ruses qui ont fini par se mélanger les pinceaux à force de promiscuité.

plumes de l'été

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 00:12

songeAllez  mon ange , bientôt l'heure des songes....encore quelques tours d'horloge...les aiguilles du temps sont comme nous, elles tournent en rond inexorablement…jusqu’à ce que le noir s’installe…ha le bruit exquis des hiboux et autres oiseaux de nuit.

 
Tu aimes ton pays des songes, je crois que je peux le comprendre même si chaque être humain est unique, et que chaque pays des songes est différent..

Le songe est la version poétique du rêve  et ce qui les différencie , c'est que le songe est majoritairement conscient alors que le rêve est la manifestation de l' inconscient.

Tu vois, moi ce que je préfère comme  moment de léthargie,  c'est quand je dors, le seul moment où les pensées  s'anesthésient. Je rêve très peu en dormant, enfin disons que je ne me souviens que très rarement de mes rêves mais quand cela arrive j'ai de la chance c'est presque  toujours des rêves d'une grande douceur.

Mais pour  en arriver là, il y a d'abord un premier temps où les pensées du jour se télescopent, souvent les pensées négatives, mélancoliques , les soucis, les blessures.
Puis un deuxième temps, justement celui des songes, celui où l'imaginaire chasse les pensées négatives et les soucis...suivant les soirs cette période est plus ou moins prolixe...elle peut être délicieuse ou frustrante. Elle est la frontière fragile et éphémère entre l'éveil et le sommeil, entre le rêve éveillé, fantasmé, assumé  et le rêve endormi, incontrôlable, quasi biologique.


Et cette période des songes peut être si belle qu'on aurait envie d'y rester toujours. C'est pas tous les soirs ainsi bien sur, mais cela arrive parfois. C’est un fil , un équilibre instable, un instant fragile que l’on saisit parfois, bien trop rarement.

J'ai toujours été fasciné par l'idée qu'on puisse un jour arriver à programmer ses rêves nocturnes, programmer son sommeil paradoxal en quelque sorte. Cela ferait un sujet de film fantastique j'en suis certain : programmer ses rêves c'est réaliser une  vie réelle parallèle , c'est savoir comment faire ensuite pour vivre sa première  vie  le jour....le héros du film voudrait-il ne  faire que dormir et dormir encore pour réaliser ses rêves les plus fous ou bien s'en lasserait-il et au final reprendrait il  goût à sa vie de tous les jours…si je savais écrire je raconterais cette histoire là.

 Et Toi,  mon ange, à quoi songeais tu là  tout de suite ?

Quoi....qu' est- ce que c'est ?  Où suis-je ? Avec qui suis-je en train de parler ?

J'ai dû faire un songe...le songe d'une vie rêvée...un ange est passé…


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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 00:12

étangVoici ma participation à  l'atelier d'Olivia épisode 71 . Les mots pour la dernière édition de la saison sont : girouette – ennuyer – s’escamper – manoir – hiver – enluminure – canicule – pugilat – clochette – abeille – palmier – persévérant – zinc – champs – essoufflé – musicien – glace – grivoiserie – étang

 

Les Yeux mauves.

 


Ce jour là, un vendredi, ayant déserté l’atelier d’écriture d’Olivia, je m’ennuyais tellement en marchant à travers champs, que je  me mis à courir pour montrer aux abeilles que la cure de miel réalisée  m’avait donné l’illusion de vieillir moins vite que prévu.

 

Peine perdue, c’est bien essoufflé que j’arrivais à destination. On était en plein mois de juillet, il faisait beau et chaud mais j’étais seul…ni Justine ni Jane n’avaient voulu me suivre dans ce  périple idyllique vers un week-end de grivoiserie. Depuis que j’avais perdu Pauline, je ne cessais de fuir l’amour et me réfugiais dans la facilité du sexe, pauvre girouette tournant au grès du vent et semant partout  la désillusion .

J’espérais raconter ce week-end de débauche lors du prochain atelier des plumes de l'été ( bien  que le chef d’atelier    incitait  plutôt à être sage, étant donné son maniement de la règle sur les doigts...)

 

Je ne rêvais ni de  palmier ni  de canicule, préférant de beaucoup la sensualité des pierres réchauffées par le soleil d’hiver à la sécheresse des terres brûlées par le vent d’été.

 

A l’approche de ma destination, je vis qu’un halo menaçant entourait le manoir solitaire et perché sur cette colline inquiétante. Je ne croyais plus en rien (sauf en ma carte bleue) mais j’aurais juré que tous les dieux de la terre avaient fui cet endroit lugubre.

 

Pauline me manquait à en crever : je ne pourrai jamais oublier  que sur  son lit de mort j’avais dû bander ses yeux d’un foulard de soie pour pouvoir lui faire mon baiser d’adieu…juste avant…

Il est d’usage de fermer les yeux des morts pour les laisser reposer en paix, mais ces étoiles là continuent de tourmenter les vivants à jamais, elles sont leur ciel funeste.

Et depuis ce jour  , les yeux mauves  de Pauline  me  hantent sans une seule minute de répit, je les cherche partout et en tout.

 

En pénétrant dans la demeure, je fus accueilli par un hôte à la fois loueur de chambre (du même nom) et musicien…le requiem de Verdi sur son vieux piano désaccordé me fit l’effet d’une glace coulant lamentablement par manque de langue pour la lécher convenablement.

 

Une fois introduit dans ma chambre où j’allais passer là un week-end pour le moins singulier, je constatais qu’il y avait là un énorme lit avec des barreaux.  Sur la table de nuit une enluminure aux couleurs acidulées ornait  l’ouvrage d’un obscur marquis persévérant à chevaucher une gracieuse gourgandine dans une position  toujours réprouvée par la morale, au point  de provoquer encore aujourd’hui un pugilat idéologique. 


 Le guide qui m’avait permis de trouver cette adresse licencieuse   ne mentait  donc pas,  mais venir ici tout seul était vraiment stupide, et la seule envie que j’eue alors fut de m’escamper de ce lieu de perdition.

 

Mais soudain, je tombais littéralement  à terre comme un vieux zinc se crashe sur un tarmac d’aéroport de province.

 

Juste devant ma fenêtre, je la vis, totalement nue, sortant de l’étang accolé à ma chambre.

Les yeux mauves me regardaient et me disaient « aime-moi, aide-moi, adore-moi, viens en moi »

J’ai toujours su que je  retrouverai Pauline, mon ange terrestre, ma fée sans clochette,  mais imaginez mon effroi à ce moment là.

 

Je bafouillais deux ou trois mots d’amour stupides comme ils le sont toujours  mais Pauline ne répondit rien, elle ne m’entendait pas,  seuls ses yeux me parlaient.

 

Je me jetais à ses pieds de princesse bien décidé à les embrasser, puis à caresser ses jambes et son entrecuisse, pour enfin approcher ma bouche de ses lèvres.

Mais, lorsque  mes mains la touchèrent, je ne ressentis rien, elle non plus…on ne pouvait pas   faire l’amour avec  un fantôme, quelle injustice quand ce fantôme est l’amour d’une vie.

 

Je pleurais comme un bébé mais Pauline n’y parvint même  pas.

 

Le temps de fermer les yeux pour noyer mes larmes, elle avait disparue. J’entendis alors les premières notes du chant des morts sur le vieux piano désaccordé…

 des mots une histoire

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 00:00

 fleursJe fais une exception aujourd'hui en ce premier jour du mois de juin  : n'ayant pas participé à l'atelier d'Olivia et ayant une nuit assez agitée pour cause s'effets secondaires d'édentation je n'ai rien à vous raconter...Alors  je republie le premier texte que j'ai fait sur le blog en utilisant l'atelier littéraire de Miss Aspho, à l'époque c'était les mots en H. C'était bien la première fois que j'écrivais un texte, une fiction courte.

Depuis j'ai participé 28 fois..aux ateliers.

 

C'était la fois du fameux "haridelle" (qui n'est pas un bonbon en forme d'oiseau, mélange d'hirondelle et de Haribo)  Ce premier texte est un peu olé olé comme dirait Soène...pourtant c'était pas le printemps mais septembre 2011...

 

 

Les mots sont : Hésiter-Hurlement-Humain-Hélicoptère-Hirsute-Hécatombe-Honneur-Hongroise-Haschisch-Harmonie-Humble-Hérisson-Hypothèse-Humiliation-Hanter-Haridelle (mauvais cheval, maigre et mal conformé)-Hasard- Hiémal (relatif à l’hiver, qui croit en hiver)-Halo.

 

C’était l’hiver, le démon du sexe ne cessait de le hanter, comme toujours. Il n’avait pourtant pas la forme en cette fin novembre au point d’hésiter à sortir en boite pour tenter de ramener une fille dans son lit. Pourtant, chasseur devant l’éternel, il mettait un point d’honneur à ne jamais finir seul ses nuits du samedi, fussent-elles celles de novembre.

La météo lugubre ne l’incitait vraiment pas à quitter son 2 pièces miteux sentant le tabac et la verveine avariée. Un halo lunaire éclairait à peine l’épais brouillard.

Pour se donner du courage, il décida de se servir une tisane bio 100% haschisch hiémal, variété très rare récoltée au pic à glace sur les contreforts de l’Himalaya.

Décidemment, il était loin le temps où sa seule présence sur la piste de danse provoquait une hécatombe et il le savait.

Ce soir, en toute hypothèse, il harponnerait au mieux une traînée de seconde zone.

Qu’importe, l’humiliation suprême aurait été de rentrer bredouille.

Alors, pas question de rendre les armes : il se leva, se lava, se parfuma, utilisa son gel hors de prix pour les cheveux et parvint à refaire sa coiffure d’hérisson hirsute, celle qui le rajeunissait malgré les cohortes de cheveux gris qui parsemaient sa chevelure et les poches abyssales présentes sous ses yeux noirs.

Il sortit et  rejoignit «  Le Hasard », boite pour pauvres types incapables de nouer des relations sociales satisfaisantes et incapables d’aimer.

Et ce soir là, le destin permit à cet humain dénué d’âme d’arriver à ses fins.

Il croisa une Hongroise passablement éméchée et outrageusement maquillée qu’il réussit à ramener dans son antre.

Il eut un hurlement en voyant la taille ridicule de ses seins et se dit que cela ne servirait à rien de lui demander de faire l’hélicoptère avec. Ceci dit, son attribut masculin faisait ce soir là plus penser à une haridelle qu’à un pur sang. Cette constatation le forçat à être humble et ce soir là, ils firent l’amour en parfaite harmonie, loin du monde et de ses tourments.

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:12

LizzieVoici ma participation à la 66ème édition (diabolique )  de Des mots, une histoire orchestrée par Olivia.

 

Les mots à utiliser sont : nuage – moustique – calendrier – burlesque – candide – orage – canaliser – déluge – caresse – antidote – craquant – quatrains – calvitie – briquet – soleil – amadou – hallucinant – genou – foudroyer – mousse – promesse – langue – fesses – colère

 

 

Avertissement aux dévoreurs et dévoreuses de mots : ce texte est une pure affliction. Il est libre de droit…

C’est la lecture de «  je reviendrai avec la pluie » qui me l’a inspiré…

Je n'ai pas utilisé amadou.

 

Lizzie est amoureuse.

 

   - Dis papa,  je suis en train de lire Jane Austen, et l’une des héroïnes  qui à dix-sept ans  ans comme moi   s’interroge sur ce quatrain :

 

Mon premier dénote l’affliction

Que mon second doit éprouver

Et mon tout est l’antidote rêvé

Pour guérir ce cette affliction »

 

Je crois  que je suis vraiment  tombée amoureuse, est ce que j’aurai forcément du chagrin un jour: tous les  petits nuages deviennent-ils orage?

 

- Houla ma douce et candide  Lizzie,  tu as des lectures bien burlesques pour une fille de ton âge et qui vit en 2030. De plus,  ta question  suppose une longue réponse mais si tu le veux bien, gardons là pour un autre jour…

 

- Tu as été passionnément  amoureux quand tu étais jeune ?

 

-  Tu sais j’ai soixante  ans passés mais toujours pas de calvitie…je ne suis pas si vieux que ça Lizzie…oui j’ai plusieurs fois connu l’amour, avec ta maman, ça tu le sais déjà, mais aujourd’hui, sans vraiment répondre à ta question je  vais te parler d’une autre histoire...

 

Hasard, du calendrier, mais demain, 26 mai 2030, cela fera vingt  ans que je l’ai vue pour la dernière fois. Elle se prénommait Tatiana, elle était roumaine, nous travaillions ensemble dans une entreprise lugubre mais elle n’étais pas en règle vis à vis des autorités. Ce jeudi 26 mai là  , les policiers sont venus la chercher, ils lui ont laissé le temps pour que je la prenne dans mes bras, elle tremblait, son regard d’azur m’a foudroyé une dernière fois.

 

-  Tu es tombé amoureux d'elle  d’un coup ?

 

-   Oui...presque un peu comme une piqure de moustique par une chaude soirée gorgée de soleil d’été , c’est immédiat et tu te démanges sans cesse sauf que le spray anti grattage n'existe pas.

 

-   Vous étiez amants ?

 

-  Non, je n’ai jamais  effleuré ni sa peau, ni ses fesses d’ange , jamais pu lui donner une seule caresse, jamais pu embrasser ses pieds de princesse, seul mes yeux ont pu apercevoir deux ou trois fois le creux de ses genoux…elle était si belle qu’elle se cachait sous ces saletés de pantalons qui sont si masculins. 

 

- Tu étais un peu bizarre à cette époque, comme  un briquet qui n' arrivait pas à provoquer l’étincelle tu  brûlais intérieurement?

 

- Oui  on peut le voir comme cela, disons que Tatiana ne voulait pas aller au delà de ce qui l'apaisait, elle ne parlait et n’écrivait pas bien le français mais se sachant menacée de reconduite sans son pays, elle m’ a laissé une lettre assez hallucinante pour me demander de lui faire la promesse de l’oublier et d’être heureux sans elle.

Cette lettre était  étrangement fort bien écrite et bouleversante, je l'ai toujours gardée...

 

-  Et visiblement tu ne l’as pas tenue cette promesse...

 

- Lizzie, si  tu aimes vraiment tu verras que les promesses en amour sont plus fragiles qu’une perle de rosée sur un coquelicot. Le jour de son départ, le déluge s’est abattu sur moi , je ne pouvais canaliser ni ma colère ni ma souffrance. Mon sang s’est transformé en eau noire, mon cœur est devenu une caisse de résonance dont chaque battement vrillait mon cerveau.

 

-  Mais pourquoi tu n’es pas parti à sa recherche en Roumanie puisque tu l’aimais tant ?

 

-  Je ne pratiquais pas la langue…et elle ne voulait pas de la mienne alors…quand l’amour est impossible à quoi bon s'obstiner?

 

-   Alors tu ne l’as jamais revue ?

 

-  Si très souvent dans mes rêves et dans mes songes . Bizarrement, trois années plus tard, j'ai croisé l'un des deux policiers venus interpeller ma Tatiana, on a même bu une mousse ensemble.  Etrangement il se souvenait très bien de Tatiana  et  moi et de  notre dernier regard  , il visulaisiat encore  très bien  cet arrachement dans cette  entreprise lugubre, ce jour là, il y a vingt ans déja.

 

-  Elle te manque encore aujourd’hui ?

 

- Bien sûr, tu me prends pour qui Lizzie, pour un amoureux de série B ou quoi ? Et tu sais, aujourd'hui elle vit en Croatie, elle est divorcée et a un garçon ...je l'ai fait rechercher pour être prêt le moment venu...

 

-   Houla…c’est trop craquant ton histoire, tu veux dire que tu veux la retrouver et l’aimer encore après tout ce temps ?

 

-   Non Lizzie…je veux dire que contrairement à l’amour, je ne serai pas éternel…je dois me tenir prêt.

Dis moi Lizzie,  tu sais qu'il y a des sujets que je ne peux aborder avec ta maman mais j'ai pas rêvé, elle s’est bien  fait refaire les seins Katy Perry non ?

 

- Oui évidemment papa, les beaux seins non plus ne sont pas éternels...sauf  peut être ceux de maman...

des mots une histoire

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 00:12

bain moussantVoici ma particicipation à l'atelier D'olivia.

Les mots imposés pour l’édition 63 de Des mots, une histoire sont : tard – pelage – lettre – muguet – tornade – prélude – oiseau – temps – plateau – duel – éternité – bégayer – toxique – merveilleuse – soleil – film – fugitif – interdit – carnage

 

Bon c'est le printemps, l'éveil des sens et la nature reprend ses droits...hum hum hum!

 

La seule issue de la vie nous laisse sans voix alors pratiquons  à temps les sens interdits.

Si tu le veux ma belle, établissons notre code de  déroute. Il n’est jamais trop tard pour rien, surtout pas pour se mettre en positions d'amour.  Tant que la caisse en sapin doré ne nous aura pas transformé en fugitif pour l’éternité -pauvres feu follet en formation-  aimons nous ma belle!

 

L’amour est comme le muguet, à fort dosage  il est toxique…faisons l’amour sans se préoccuper de la dose, la tornade est sublime, le carnage inévitable…comme ce papillon engagé dans un duel absurde  entre son être et le néon.

 

Viens ma belle, commençons les préliminaires, prélude à notre film X , sans plateau ni techniciens, ni caméras ni témoins.

 

Dans la baignoire pleine de mousse , tu suceras tes doigts de pieds perlés et  translucides…tes pieds plus doux qu’un pelage de marmotte…je lécherai les contours de  ton coucher de soleil aux senteurs de myrtilles sauvages…tu bégayeras une protestation...on sera fous, on sera nous.

 

Puis par cette merveilleuse journée d’été, nous irons dans le jardin ombragé, protégés des autres et des jaloux, bercés par le complot des rossignols complices.

 

J’exécuterai tes désirs de princesse à la lettre , tu satisferas mes plaisirs de toi et le reste on s’en foutra.

 

L’été sera beau l’été sera chaud, sans tes tee-shirts sans tes maillots…

 

On est vivant après tout. Viens ma belle aux doigts d'or blanc...

des mots une histoire

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 00:12

vaches

 

Voici mon texte pour la dernière édition des plumes de l'année - les mots débutant par P.

Il fallait utiliser les mots suivants:

 

Poussiéreux (se) – pluie – pré – persévérance – parcimonie – picorer -page – perdu(e) – pétillant(e) – procrastination* – pédalo – putréfaction – pollen – pardon – persan – pivoine – partage – poudrer.

 

* La procrastination est la tendance chrnonique à remettre au lendemain ce qu'on peut faire immédiatement.

 

Imaginez, vous êtes couché sur une pelouse alpine, bien grasse, bien aérée par une petite bise brisée ou une petite brise bisée...allez savoir comment fonctionne le vent...

 

 Devant vous, le spectacle des neiges éternelles, et  ce  long pré poudré de fleurs sauvages aux couleurs bleue, mauve , pivoine. Certaines sont recouvertes d’un vernis transparent  comme si les nuages avaient déversé moulte larmes magiques sur leurs pétales.

 

Vous êtes là, absorbé par des pensées poussiéreuses,  à essayer de tourner les pages désespérément blanches de votre existence aspartamée.

Vous voudriez inhaler tous les pollens de la vie mais vous avez peur au point de vous  inventer toutes les allergies inimaginables. Vous vous contentez de picorer des guimauves en forme de nuages  alors que vous êtes affamé d’amour. Votre persévérance à vous réfugier dans les songes fait que le seul être qui partage vraiment votre quotidien est Grifouille, le chat persan…

 

Mais aujourd’hui, le tintamarre des clarines des vaches aux yeux cerclés  et  le tumulte du torrent vont vous offrir la plus belle illusion de la vie.

 

La voici  : telle une nymphe échappée d’un conte que votre imagination aurait crée, elle apparaît soudain au détour du chemin. Elle est sublime, ses yeux ont le bleu profond de la gentiane, ses jambes sont l’œuvre des dieux, sa bouche à la forme d’un coquillage audacieux, son sourire vous fait l’effet des bonbons pétillants de votre enfance, sa voix  transforme votre sang en grenadine lorsqu’elle vous demande «  Pardon Monsieur, je me suis égarée, pourriez vous m’indiquer le chemin qui ramène à Bionassay s’il vous plait ? »

 

A cet instant précis, c’est vous qui êtes perdu.

 

Le temps a passé, Justine est devenue une boite à archives  , celle que vous ouvrez avec parcimonie.

 

Les jours où l’ennui prend les rennes, Justine redevient la reine...

 

Vous avez mis du temps : l’amour naissant à une fâcheuse tendance à la procrastination, c’est ce qui le différencie principalement  de son jumeau de cœur : le chagrin d’amour.

 

Désormais, plus de randonnées dans les alpages : à cinq ans vous aviez déjà peur des fantômes. Même en vacances en Suisse, vous voilà condamné au pédalo sur les lacs monotones, observant la lente putréfaction des algues  en bord de rive, asphyxiées par  le niveau d’eau trop bas.

 

Vous prenez  alors tout doucement conscience que vous êtes cette algue…

 

plûmes de l'année

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 12:12

levres bonbonVoici ma participation aux plumes de l'année, édition des mots commençant par O.

 

Voici les 22 mots de la récolte de cette semaine.

or – opale -orange – osmose – ode – obligation – offense – oh – ordinaire – orage – opportunité – ouvert(e) – onirique – obsession – ombrelle – obéissance – oubli – octave – orgue(s) – océan – orme – orchidée.

 

Je n'ai pas utilisé le mot octave dans le texte que voici.

 

Ma vie n'a même pas la chance d'être ordinaire : elle est d’une tristesse sans égal, une vie d’obéissance rangée,  d’abnégation résignée.

 

Pourtant, d’où je suis , le décor est idyllique : Je tutoie  des yeux les orchidées  du salon, par la fenêtre à gauche,  je vois les feuilles piquées d’or des ormes préparant l’hiver, et par celle de droite j’aperçois l’océan qui discute avec le phare les jours d’orage.

J’entends même les rossignols fabriquant odes et amours chantées.

 

Ma maison est nelle, ce décor est fantastique et pourtant il  me tue à petit feu. Ma vie est vide. J’ attends. Je l’attends. Je suis l’oubli "dépersonnifié" par excellence. Ma vie est une abstraction, un feu orange clignotant permanent. Seul le bon vouloir de Monsieur pourrait colorer mon existence. Si seulement il pouvait avoir l’obligation de s’occuper un peu  de moi...

 

Je n’ai qu’un but, qu’une obsession : avoir enfin l’opportunité d’attirer son regard, de susciter l’excitation nécessaire pour débuter avec lui une histoire d’amour onirique et intense. 

 

Mais il ne me voit pas, il préfère les autres, alors que s’il me prenait moi, je peux dire sans offense ni prétention, qu’il  trouverait  une  osmose spirituelle  et qu’il attendrait en moi   l’orgasme. Car je suis bien  mieux que les autres.

 

Rien qu’un geste de lui et je dévoilerai mon intimité la plus crue, je serai l’être le plus ouvert pour l'effeuillage le plus sensuel.

 

Oh enfin le laisser devenir  voyeur de mon émouvante, nudité, sans masques ni ombrelles,  oh enfin susciter des reflets d’opale dans son regard concupiscent!

Oh enfin  laisser ses doigts effleurer toutes les lignes de mon corps : enfin me laisser pénétrer de toute son âme avec en point d’orgue sa jouissance ultime !

 

Mais hélas,  hier soir encore,  il ne m’a pas touché. Il a préféré débuter une autre histoire.

 

Je ne suis qu’un livre  parmi d’autres posé sur son étagère...


plûmes de l'année

 

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