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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 00:12

plûmes de l'année

 

Ci dessous ma participation aux plumes de l'année avec les mots en M.

Il fallait placer les mots : matin, mélancolie, mariage, moulin, mausolée, marmelade, minuscule, mauve, mouchoir, mimétisme, miniature, méandre, murmure, mélange, martingale et misérable.

 

Ces textes sont la suite des aventures de Lisa : le premier épisode est ici: Des mots...une histoire (épisode47) : Lisa

 

Premier texte, première réaction possible de Lisa.

 

La nuit avait été merveilleuse d’un point de vue des éléments naturels. L’étoile polaire scintillait follement et dans les méandres de son esprit torturé, Lisa imaginait Loïc en train de la fixer par mimétisme, de là-bas, de cet Himalaya inaccessible .

Cet astre était pour elle une balise éphémère au milieu de la nuit noire et de sa tempête intérieure depuis la fuite de Loïc. Ce point lumineux, pourtant minuscule à l’échelle céleste avait une importance colossale à l’échelle sentimentale de Lisa.

 

Elle veilla longtemps, n’étant plus très sure du décalage horaire entre Chamonix et le Népal, pensant à Loïc en permanence mais elle finit par s’endormir peu avant le matin, désolée que la douce chaleur s’immisçant par tous les pores de son épiderme ne soit que celle distillée par son épais duvet violet .

 

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, le ciel était d’un mauve profond utilement parsemé de trouées roses opiniâtres. Le soleil hésitait encore à investir l’arête sommitale du Mont Blanc comme s’il avait peur d’y perdre sa liberté et Lisa contempla le mariage blanc de la glace et du feu.

Elle pensa à Loïc en train de crapahuter dans les pentes du Népal et se dit qu’il devait être protégé par tous les moulins et drapeaux à prières parsemés dans ces montagnes.

 

Lisa aurait aimé un thé brûlant accompagné de scones auréolés d’un mélange de crème et de marmelade mais il ne lui restait que 2 barres de céréales qu’elle avala en refaisant son sac.

Comme à chaque randonnée dans le massif, elle ramassa un caillou vaguement quartzitique , souvenir miniature un peu misérable de l’immensité ambiante et l’enveloppa dans son mouchoir .

 

Elle redescendit vers la vallée et le murmure des ruisseaux et des clarines des abondances l’amena sur les rives du lac blanc où le Mont du même nom se reflétait parfois, lorsqu’il était d’humeur généreuse. Mais en se penchant sur la surface limpide du lac, elle ne vit que le reflet de son âme imbibée de mélancolie.

 

Lisa savait qu’il n’existait aucune martingale au chagrin d’amour et que désormais le seul refuge qu’elle trouverait dans sa tourmente intérieure ne pourrait être qu’un mausolée.

C’est alors qu’elle aperçut la traînée blanche et déterminée d’un avion de ligne : Katmandou n’était jamais qu’à un jour de là où elle se trouvait…..elle devait respecter le décision de Loïc mais les avions n’avaient pas fini de voler…

 

drapeaux à priere

 

Deuxième texte, deuxième réaction possible de Lisa

 

Lisa alluma la radio pour se sentir moins seule et elle tomba sur Mylène Farmer qui déclamait  «  quand tout est gris, la peine est mon amie ». Bienvenue sur suicide FM, la radio qui vous flingue…

Il était tôt ce matin là et elle se dit qu’il fallait réagir : elle prit 2 cachets pour  enlever sa nausée et alla prendre son bain, composé d’un mélange de savon moussant à la  lavande  et de bulles oxygénantes de couleur rose vif . Elle se mit à réfléchir et les méandres de son monologue intérieur lui firent arriver à ce murmure:

 

  - Tu as trop lu Belle du seigneur, tu ne vas pas aller te geler la foufoune  cette nuit dans la montagne juste pour fixer l’étoile polaire avec ce minuscule espoir que Loïc fasse la même chose dans sa montagne Népalaise  à lui. Voilà que tu te mets à parler seule dans ton bain, comme Ariane…quel mimétisme absurde  ma pauvre Lisa, si Loïc t’aimait, c’est vers toi qu’il aurait fuit et non vers le pays du Yéti, la réalité est ainsi, je t’en prie un peu d’amour propre ne te fera pas de mal même si l’amour façon "Ariel ultra" n’est pas de l’amour...

 

Elle sortit de son bain, se parfuma en choisissant parmi les innombrables  flacons miniatures qu’elle possédait.

Les médicaments  ayant fait effet, elle but un thé à la bergamote accompagné de tartines de marmelade dégoulinante de sucre exquis. Puis elle s’habilla , mit une robe sexy et téléphona à Nathalie, sa copine d’infortune, un véritable moulin à paroles avec laquelle elle passait toujours de merveilleux moments.

 

Ca y est, c’était décidé, malgré la mélancolie du dimanche et le départ de Loïc, Lisa était résolue à  ne pas se laisser aller, son existence n’était en rien misérable, le soleil resplendissait et qui sait si un jour, Loïc...?

 

  - Vraiment ma pauvre fille, tu devrais arrêter de lire toutes ses romances pour midinettes, essaye d’écouter France Infos en boucle ou de regarder Questions pour un champion, la vraie vie quoi,  la réalité, mais bon l’espoir fait vivre car il repose toujours sur une réalité possible .

 

Elle jeta son mouchoir mauve brodé , rempli de larmes dont la date limite de consommation était dépassée et se mit à ranger son appartement.

Dans l’après midi, après une balade sur le petit balcon sud du massif du Mont Blanc, Lisa et Nathalie allèrent au casino de Chamonix , non pour essayer une quelconque martingale, sachant bien que la roulette à laquelle on a le plus de chances de gagner est la roulette russe,  mais simplement parce que les meilleurs cocktails et les meilleurs mariages d'alcools de la ville s'y trouvaient.

 

En fin d’après midi, les 2 amies passablement éméchées mais  joyeuses sortirent du casino avec des rêves plein la tête mais avec cette impression  extra lucide qu’à force de rêver sa vie on finit par passer à coté de soi même. C’est alors que Lisa leva les yeux au ciel et vit la traînée blanche et déterminée d’un avion de ligne….

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 00:12

plûmes de l'année

 

Voici ma participation aux plûmes de l'année, édition des mots commençant par L. Il fallait utiliser : lumière, liberté, lutter, lamentable, larmoiement, loup, lardons, lune, lanterne, lointain, lupanar,loustic, légèreté, loufoque, luciole et lutin.

 

Ce texte est la suite d'Hector, que vous pouvez lire ici:Hector

 

Justine détestait les soirées du 31 décembre, ces soirées  imposées par le calendrier   passées à lutter contre l’ennui en buvant du mauvais champagne pour donner une impression de légèreté à un moment qui ne s’y prêtait guère : rien de plus que  la célébration d’une année de moins à vivre...

Ce soir, n’ayant aucun prétendant à se mettre sous la couette, tel un pauvre loup privé de petit chaperon rouge, elle s’apprêtait à passer la soirée en tête à tête avec son âme. C’était le prix à payer pour garder sa liberté de jeune femme, elle qui  ne voulait plus s’engager dans une relation amoureuse stable.

Dans l’après midi, elle avait croisé Hector, son voisin libidineux qui passait son temps à lui reluquer le postérieur et qui devait abuser de pâtes aux lardons étant donné sa bedaine de taille xxl.

Et là, prise d’un accès de folie, elle l’avait invité à passer la soirée du réveillon chez elle,  préférant utiliser son propre appartement au probable lupanar de son voisin.

Hector faillit s’étrangler devant l’invitation de Justine mais il accepta sans hésiter.

De retour chez lui, il se lava, se parfuma, mis son plus beau pull jacquard et sa cravate parsemée de petits lutins multicolores. Il aurait bien offert un livre à sa voisine dont l’érotisme loufoque n’avait d’égal que la clarté de ses yeux.

Mais le seul qu’il avait était celui de Julien Lepers, son mentor, consacré à l’écriture sans fautes d’orthographe (1).

Il arriva donc chez Justine les mains vides et le cœur battant sa lamentable chamade pour un homme de son âge.

Une conversation improbable s’engagea entre les 2 tourtereaux dès 22 heures, autour d’une collation arrosée d’un bon Sauternes.

Sans rien dire, l’un et l’autre appréhendaient le moment du traditionnel baiser, dans 2 heures exactement.

Mais de baiser il n’y eut point.

Vers 5 heures du matin, à la faveur d’une coupure de lumière, Hector et Justine se tenaient l’un contre l’autre sur le balcon éclairé par la pleine lune, rendant inutile l’utilisation de la lanterne tempête à laquelle Justine tenait tant.

Ils n’avaient tout simplement pas vu l’heure passer car ce crétin d’Hector et cette pin-up de  Justine avaient en commun le plus universel des maux, un lointain chagrin d’amour qui les rapprochait. Hector avait en effet  perdu il y a 15 ans la femme qu’il aimait et il n’avait plus jamais retrouvé l’amour. Quand à Justine, elle collectionnait les aventures sans lendemain pour oublier que l’amour de sa vie l’avait quittée pour une autre, comme la tempête aujourd’hui emprisonnée dans sa lampe quitte  parfois un océan pour un autre.

Et c’est dans ce larmoiement complice que s’acheva l’étrange réveillon d’une luciole et d’un loustic.

 

(1) en vente dans toutes les bonnes librairies mais personnellement, je préfère continuer à faire des fautes…

  

 Si vous avez aimé ce texte, merci, peut être aimerez vous celui ci qui me tient à coeur:Un conte...mais pas de Noël...

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 00:12

virtuel

 

Ce matin là Arthur n’en pouvait plus. Il alla trouver le Magicien  qui apparaissait parfois pour exaucer les vœux  des âmes en peine.

-         Je vous en prie Magicien, elle m’obsède , je n’ai plus aucun répit. Sa peau est si douce, ses doigts qui courent le long de mes bras  me procurent des sensations folles, lorsque ses caresses s’arrêtent , c’est insupportable , tout mon corps les réclame. Aidez moi Magicien , j’implore votre bonté.

-         Arthur, je vais t’enlever la perception du toucher, demain tu iras mieux.

 

Le lendemain Arthur frappa à nouveau chez le Magicien.

-         Maître s’il vous plait, même si je n’ai plus senti ses caresses sur ma peau, son odeur me rend dingue. Son parfum, mélange de patchouli et de fruits rouges est un supplice, et lorsqu’elle me fait un baiser, j’imagine et je ressens toutes les effluves divines de son corps, c’est trop dur.

-         Arthur, je vais aussi t’enlever la faculté de l’odorat, après cela tu iras mieux.

 

Le lendemain, Arthur était à nouveau dans la salle d’attente du Magicien.

-         Magicien, il faut encore m’aider…lorsqu’elle me susurre des mots d’amour, ses paroles pénètrent au plus profond de mon être, ses intonations raisonnent en moi sans discontinuer comme l’écho des vagues s’échouant sur la plage. Je sais que je vous en demande beaucoup  mais aidez moi.

-         Arthur, ton cas m’inquiète, je vais aussi t’enlever l’ouie, si jamais demain tu ne vas pas mieux on verra bien.

 

Le lendemain, c’était dimanche et le Magicien n’était pas là, fallait pas exagérer non plus, le dimanche la mélancolie l’emporte et il n’existe pas d’antidote au pire.

 

Donc le lundi, Arthur était de nouveau face à lui.

-         Maître, merci encore de votre aide, mais ce n’est pas suffisant : je n’entends plus ses paroles mais lorsqu’elle me parle et me dit des mots doux, ses lèvres sont une invitation au désir ultime, et ses yeux si beaux et si fous me donnent envie de la chérir pour l’éternité. Aidez moi.

-         Arthur, je vais t’enlever la vue…après cela il ne te restera que la parole, c’est sur que demain tu iras mieux.

 

Le lendemain, comme justement Arthur pouvait encore parler, il dit au Magicien qu’il n’était toujours pas guéri, il était toujours obsédé par elle, il était désespéré. Il n’entendit pas le magicien dire :

-         Arthur j’ai compris…en fait celle qui hante tes nuits n’est pas réelle, elle n'existe pas,  tu es amoureux d’une chimère, d’un être virtuel que ton imagination a créé, c’est ton cerveau qui est responsable de tout, je vais t’enlever l’usage d’une partie de  ton cerveau pour te soulager. Mais si je t’enlève l’imagination, tu vas perdre la raison. En contrepartie je vais rétablir tous tes autres sens.

Et le Magicien  exécuta sa manipulation, il enleva l’imagination du cerveau d’Arthur qui  en perdit  aussitôt la raison.

 

Mercredi matin, comme tous les jours et tous les soirs depuis maintenant presque 4 ans, Ariane allait sonner à la porte d’Arthur. Elle était infirmière et appréciait ce patient pas comme les autres, qu’elle avait connu juste après l’obtention de son diplôme.

Depuis 4 ans matin et soir, elle allait le piquer et lui placer les perfusions indispensables à sa survie.

Tous les jours elle lui massait délicatement les bras et lui hydratait la peau à l’aide de crèmes adaptées  afin de rendre plus tolérable les répétitions d’aiguilles enfoncées dans la chair d’Arthur.

Tous les jours, elle lui récitait un poème ou quelques mots érudits, Arthur et Elle ayant en commun l’amour des mots, juste le temps de mettre en place la perfusion, juste le temps d'égayer son existence solitaire.

Tous les jours elle lui souriait ,  le regardait droit dans les yeux et l’embrassait en partant.

 

Ce matin là  en franchissant le seuil de sa chambre, elle vit tout de suite  dans le regard d’Arthur que quelque chose s’était brisé…ses yeux étaient l’incarnation du vide abyssal.

 

Ariane avait devant elle Arthur, celui qui l’avait aimée à en perdre la raison.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 00:12

plûmes de l'année

 

Voici ma participation aux Plûmes de l'année, épisode des mots commençant par K, sur une idée d'Asphodèle.


Il fallait utiliser : Kyrielle - Képi - Kaolin (matière servant notamment à fabriquer du papier ou de la porcelaine) - Kaki - Koala - Kangourou - Kilomètre - Krill (sorte de petite crevette) - Kamikaze - Kiwi - Khôl - Kimono.

 

Ce texte est la suite de ma participation aux plûmes avec les mots en I que vous pouvez lire ici : Les plûmes de l'année : les mots en I

J'implore votre indulgence....faut bien se renouveler au fil des ateliers...

 

 

Au fond, S en convenait, Anna avait raison de dire qu’il n’était qu’un obsédé sexuel avec elle.

Il s’en rendait bien  compte mais il faut dire qu' Anna était sexuellement irrésistible.

 

A peine avait-elle un décolleté potentiellement vertigineux que S devenait totalement fou d’elle, quand toutefois  ce décolleté existait…

Les seins d’Anna étaient un dessert interactif conçu pour rassasier et désaltérer sans fin et certains  soirs, la langue de S déclenchait en elle une kyrielle de gémissements , sorte de Karaoké impudique et enivrant. D’autres soirs par contre, elle ne réagissait pas et il n’arrivait cependant pas à canaliser son émoi.

 

S se souvenait des yeux  marrons d’Anna aux reflets kaki, souvent relevés d’un khôl trop appuyé, lui donnant alternativement le regard brûlant d’une chatte ou celui attendrissant d’un petit koala.

A peine imaginait-il sa peau lisse que son sexe se mettait au garde à vous, à peine entrevoyait-il Anna en tenue sexy , qu’il perdait tout contrôle de son désir, mais peut-on contrôler son désir ?

A peine revoyait-il Anna entièrement nue sous son kimono violet en soie précieuse, transparent voile énervant,  que son attribut masculin prenait l’apparence d’une obélisque éphémère de kaolin.

 

Ha, il en avait avalé des kilomètres à pleine vitesse, bravant sans retenue les trop nombreux képis disséminés le long de cette portion d’autoroute qui le séparait d’Anna.

S aurait parcouru la terre entière juste pour caresser l’entrecuisse  d’Anna, approcher sa bouche de ses lèvres, sentir ce subtil mélange de miel, de kiwi, d’acide et de cannelle, solliciter ainsi  délicatement  l’extrémité de son doux krill rose, osant même aventurer la langue amie vers son orifice honni…(1)

 

Ha, répéter encore une fois la position du kangourou et les dizaines d’autres qu’Anna et lui essayaient au grès de leurs fantaisies, kamikazes de l’amour qu’ils étaient alors.

Mais voilà, elle n’avait vu en lui que ce male primaire assoiffé de sexe  qu’il était parfois et l’avait quitté.

Et maintenant, il y avait dans sa vie, Ariane,  ce kaléidoscope inaccessible…

 

(1) Ici il restait 2  mots à caser et  l'auteur a pris une douche froide pour pouvoir achever son texte...

 

Si vous avez aimé ce texte, vous aimerez peut-être: Réveil...

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 00:12

ange

 

Ci dessous ma participation aux Plûmes épistolaires dans la catégorie "nouvelle lettre".

 

Cher Ange G,

 

Nous sommes aujourd’hui  le 10 décembre 2011, il fait bien gris dehors, et tu es probablement partie aux Bahamas en galante compagnie. Je ne peux bien sur pas te le reprocher ,il n’y a pas que les Directeurs  de sexe masculin du FMI qui peuvent le faire,  tu as toujours été là par le passé mais quand même, tu aurais pu me prévenir par texto que tu m’abandonnais provisoirement.

Les ombres ce soir me menacent.

 

Ange parle à moi, dis moi si tu es là…

Hier soir, je regardais le ciel et une lumière étoilée me faisait ouvertement de l’oeil , j’ai cru un instant qu’il s’agissait de toi, mais non, d’ailleurs la lumière  nous parvient alors même que l’étoile s’est éteinte.

Quand la forêt se transforme en jungle, les cailloux version Petit Poucet sont inopérants, tu aurais pu semer des blocs de granit aux reflets fluorescents sur ma route, mais tu n’en as  rien fait.

 

Ange parle à moi, dis moi que tu es là…

J’ai bien essayé de me tourner vers J.C mais je t’avoue ne pas avoir confiance en lui : depuis que Mr Brown a révélé au grand jour qu’il s’envoyait Marie Madeleine et qu’il n’assumait pas sa paternité, je ne lui fait plus crédit , mais pour un soir, j’ai voulu croire aux Dieux, croire aux fables.

Quant à son frère barbu , le Père Noël, il est injoignable en ce moment et comme il ne cherche qu’à voler la vedette à son jumeau, je trouve que lui non plus n’est pas très catholique.

Les ombres ce soir m’assaillent.

 

Ange parle à moi, je sais que tu es là.

Alors cher Ange G, je t’en prie, délègue ton pouvoir magique à un simple humain, fais en sorte qu’il existe pour moi un ange G terrestre lorsque tu es défaillant.

Je l’ai bien mérité non, je suis ton plus fidèle vassal , le plus dévoué, et pourtant aujourd'hui désavoué.

En attendant d’avoir de tes nouvelles, prends vraiment soin de toi et ne fais pas trop de folies de ton corps aux Bahamas, ou alors seulement avec de jolis fantômes consentants qui se liquéfieront de plaisir à ton contact.

Ange reviens moi.

 

Mind The Gap.

 

(ce texte contient quelques  courts mots extraits de 2  chansons de Mylène Farmer, pardon pardon, )

 

Si vous avez aimé ce texte, peut être aimerez vous: Again, again, again....

 

plûmes epistolaires

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 00:12

des mots une histoire

 

Ci dessous ma participation à l'atelier d' olivia.

 

Les mots à utiliser cette semaine (numéro 47)  sont : romance-aveugle-randonnée-faim-espoir-méthode-amplitude-four- esquisse-abyssal-douceur-dramatique-armature-fraiche-retour-tentative-pêché-respect-virevolter-agacé-enthousiame-retard.

 

Voici mon texte.

 

Ce matin d’octobre, Lisa se leva, alluma sans enthousiasme son ordinateur portable et se rendit sur sa messagerie où se trouvaient  quelques dizaines de mails en souffrance.

C’est étrange de se dire qu’un message électronique soit ainsi capable de partager un sentiment humain.

Hélas, pas le moindre signe de vie de Lui.

 

Le soleil était resplendissant, les sommets blanchis monopolisaient l’horizon majestueux du massif du Mont Blanc.

Malgré l’odeur sublime des croissants chauds sortis du four de la boulangerie voisine, Lisa  n’avait pas faim, impossible d’avaler la moindre particule de nourriture sans ressentir une profonde nausée . Elle  n’avait rien à faire en cette matinée automnale, aucun projet, le vide abyssal, même pas l’énergie du désespoir. Loïc était loin désormais, un continent et demi les séparait, il ne reviendrait pas de si tôt,  peu d’espoir  de retour , c’était sa vie, sa décision,  sa méthode pour ne pas tomber, sa façon à lui de rester vivant après le dramatique accident qui avait coûté la vie à ses parents et à sa sœur. Comment avoir encore du respect pour la vie après cette banale tragédie.

 

C’était ainsi, sa romance avec Loïc, faite de miel et de douceurs, savant mélange de bovarysme et de mort aux rats, était le dommage collatéral de cette triste histoire.

Lisa était agacée de réagir de la sorte mais  rien n’y faisait, le malheur rend égoïste et aveugle  et elle n’avait pas honte de se sentir abandonnée.

Que faire en ce dimanche où le poids de la mélancolie l’étreignait comme une bulle de soie peut étreindre 2  amants enlacés ?

 

Loïc et elle n’avaient jamais été amants, elle avait eu la tentation de franchir le pas mais Loïc , quand bien même eut-il été consentant, était marié et son éducation religieuse l’empêchait de concrétiser ses désirs. Il ne pouvait se résigner à vivre dans le pêché et bien qu’il n’aimait plus son épouse depuis longtemps, il n’arrivait pas à la quitter.

Maintenant, son regard vis à vis de Dieu avait sûrement  changé et le voilà parti au Népal seul, totalement seul, seulement accompagné de fantômes.

 

Reviendrait-il un jour celui avec qui Lisa se sentait en osmose parfaite ? Si c’était le cas, elle l’attendrait et ne serait pas en retard le jour de son retour.

 

Une esquisse de nostalgie bienveillante lui vint alors  à l’esprit et elle se dit que Loïc devait en ce moment même arpenter l’armature tourmentée des premiers contreforts de l’Anapurna.

Lisa était à Chamonix et sa passion pour  la montagne était sa façon à elle de rester liée à Lui. Elle partit finalement  en randonnée et dans ses rêves d’amoureuse, elle virevoltait aux cotés de Loïc. Ce soir, lors de son bivouac au clair de lune, la nuit sera fraîche, elle donnera rendez-vous à son amour et  fixera peut être  l’étoile polaire au même moment que lui. Alors ce lien indicible entre eux sera plus vivant que jamais. Loïc reviendra, Lisa en est convaincue et elle l’attendra aussi longtemps qu’il  le faudra.

 

Si vous avez aimé ce texte, peut être aimerez vous: Petite histoire de H....

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 00:12

plûmes epistolaires

 

Voici les réponses aux 3 lettres que j'ai choisies.

 

Réponse à Aymeline :  catégorie Fantaisie.

 

Monsieur le Comte,

 

Permettez moi tout d’abord de vous remercier d’avoir pensé à solliciter mes services pour vous aider. Votre lettre m’a touchée et  cela aurait été  un honneur pour moi de vous compter au nombre de mes clients .

Hélas, je ne suis plus en mesure de prendre en charge votre souffrance étant moi même actuellement au bord du gouffre. Soyez assuré que je le regrette amèrement mais vous qui être un damné parmi les damnés, vous comprendrez que je sois devenu un psychiatre maudit et totalement inopérant.

En effet, je n’exagère pas et  j’en viens même à me demander si l’une de vos morsures ne serait pas la solution pour soulager celles du temps sur mon existence misérable.

Au départ, je me limitais à recevoir les ménagères de moins de 50 ans en manque d’amour ,les maris adultères qui n’assumaient pas de tromper leur femme avec leur secrétaire, et tous ceux qui n’avaient pas eu la chance d’être orphelins et qui subissaient les affres de leur passé familial. Bref que du banal pour un psychiatre lambda.

Mais voilà, en mal de célébrité, j’ai décidé un jour de me lancer  sur le créneau porteur  des créatures de la nuit afin de devenir moi même une star des psychiatres, pouvant être invité dans toutes  les émissions de M6.

Au départ ce fut un vrai bonheur  mais peu à peu, j’ai été submergé de demandes incongrues et à force de traiter des cas lourds je suis moi même devenu totalement dépressif. J’ai eu jusqu’à 812 créatures de la nuit amies sur ma page FaceBook. Je viens de fermer mon compte.

Imaginez mon calvaire : j’ai dû notamment  prendre en charge Frédéric Beigbeder qui a littéralement lacéré 3 de mes divans à la recherche d’une hypothétique planque de cocaïne dans les accoudoirs. J’ai fini par sniffer en sa compagnie , des lignes  apportées par lui et déposées sur le fessier de ma secrétaire consentante car inconditionnelle de l’auteur.  J’ai du  répudier définitivement Monsieur Beigbeder comme patient. Je  n’en peux plus.

Je suis assailli depuis des mois par tous les blogueurs et blogueuses insomniaques de la création, à croire qu’ils se sont donnés le mot. Leur quête de sens  et leur ennui existentiel me minent comme une boule de stress  au fond de mes entrailles. Je n’en peux plus.

Dernièrement j’ai  même été contacté pat le fantôme de Jack l’éventreur : celui ci ne peut plus exercer son activité favorite en raison des milliers de caméras de vidéo surveillance à infra rouge installées dans tous les recoins de Londres. 

Je vous passe sur les écrivains en panne d’inspiration qui passent leurs nuits à essayer de décrire  leurs jours, sur les stars déchues de la télé-réalité.

Le bouquet final , Monsieur le Comte, c’est ma mère  qui à 70 ans passés ne rêve plus  que d’aller à Ibiza pour pouvoir faire l’amour avec David Guetta, le prince des DJ noctambules.

Vous le voyez,  ma vie est un enfer, je me suis saigné aux 4 veines pour répondre à  tous ces patients et je me sens  littéralement vidé de toute substance.

Même comme nourriture vampiresque je ne peux rien pour vous…je suis vraiment tombé trop bas.

En vous priant de bien vouloir m’excuser de cette réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Comte, à l’expression de ma toute ma sympathie.

 

Docteur Sigmund Froid.

 

 

 

Réponse à Olivia- catégorie Roméo et Juliette


Sarah,

 

Je suis étonné d’avoir reçu ta lettre après 9 mois. C’est étrange, 9 mois c’est normalement le temps qu’il faut pour une naissance et si j’en crois tes mots, c’est le temps qu’il t’a fallu pour m’expliquer que tu avais besoin d’une renaissance.

Franchement tu ne manques pas d’air,  toi qui était ma vie avant la mienne et qui m’ a littéralement asphyxié en t’enfuyant .

Dois je te rappeler qui est la responsable de ce naufrage ? Te souviens tu de notre avant dernière rencontre dans le terminal sud de l’aéroport d’Orly ? Ce 21 octobre, nous devions toi et moi prendre un vol pour Nice et nous installer dans notre nouvelle vie, notre nouvelle maison, un havre de paix sensé abriter notre nid douillet . J’avais réussi à changer de métier, à prendre un crédit. Pour cela, j’avais laissé mon travail, mes amis Parisiens et même  ma grand-mère. Je me souviendrai toute ma vie de ses larmes  sur le pallier de sa maison de retraite lorsque je lui ai dit qu’elle ne me verrai plus qu’un week-end de temps en temps. Et Toi ce jour là, tu n’as rien trouvé de mieux à me dire que tu avais besoin de temps, de réflexion, que tu n’étais pas sure de tes sentiments…qu’il fallait que je te comprennes…que tu étais instable et folle mais que tu m’aimais. Et tu es partie vers le terminal Ouest, tu as  pris cet autre avion vers Venise en compagnie de ta chère Jessica.

Lors de notre ultime  rencontre à ton retour de la « Dolcevita »,  je t’ai clairement expliqué que je ne voulais plus jamais avoir à croiser ton regard, ce regard blessé et ravageur qui a eu raison de moi à nos débuts.

Sarah, l’instabilité a ses limites, et libre à toi d’être incapable d’aimer qui que ce soit, mais je t’en prie, ne viens pas me demander pardon aujourd’hui. Je suis bien incapable de cette prouesse sentimentale et quand bien même je le serais  je n’ai aucune envie de soulager ta conscience.

Néanmoins je te rejoins sur une chose : je n’ai jamais connu jouissance plus complète que lors de  la fusion de nos 2 corps. J’ai en mémoire le plus infime de tes râles et je pourrais encore décrire toute la palette de nos gémissements, évoquer tous les épices de nos baisers, reconnaître le moindre de nos frissons d’amour fou. Je me damnerais pour revivre un seul de ces instants passés contre ton corps.

Tu m’étonneras toujours : non seulement tu as pensé que je pouvais  te pardonner mais encore que ce pardon pourrait te permettre d’oublier. Te voilà devenue bien naïve tout à coup…comme si le pardon permettait de libérer sa conscience. Quant à moi, me  voilà devenu bien aigri, bien rancunier, totalement  nul en somme.

Tu vois Sarah, la rancœur est la sœur jumelle de la culpabilité et tous les mots sont vains lorsque l’amour n’est plus qu’un chagrin.


Joshua.

 

 


Réponse à Eiluned - catégorie poste restante

 

Chère Cassandre,

 

Votre lettre fut pour moi une vraie surprise, plutôt déplaisante au premier abord.

En effet, je m’efforce d’être sur liste rouge et de ne jamais communiquer mes coordonnées personnelles pour éviter ce genre de désagréments. Je suis même allergique aux publicités distribuées dans ma boite aux lettres. J’ai en effet le droit de pouvoir vivre en paix et me comporter en parfait  sauvage si j’en ai envie.

Je vous trouve donc bien insolente et impertinente mais je vais être bon prince : j’aurais pu en retour vous offrir un abonnement à Marie-Claire pour avoir la paix, mais la sincérité de votre démarche m’a touchée.

Vous parlez de solitude et d’ailleurs votre prénom vous prédestine à cet état, et je sais que la solitude est terrible à vivre même si aujourd’hui, elle est  devenue pour moi la seule façon  de ne pas exister en paix.

Vous avez eu l’audace de me parler un peu de vous même alors je vais vous rendre la pareille.

Vous vénérez les livres , moi je me contente de les supporter. Je travaille en effet à l’annexe de la  bibliothèque  nationale et je passe mes journées à trimbaler des piles de livres anciens et poussiéreux, illisibles pour le commun des mortels, dans un silence de cathédrale. Vous imaginez  bien que cette activité époustouflante me laisse hélas tout le loisir de cogiter, méditer et réfléchir à ma triste condition d’humain.

Quand je rentre le soir, je me cale dans mon canapé devant la télé en espérant que personne ne viendra sonner à ma porte. Les 2 femmes de ma vie sont loin de moi. La première ne m’a jamais aimé alors que je ressentais pour elle une passion dévorante et unique. J’aurais tout fait pour elle mais il n’y a jamais rien eu entre nous  . La deuxième a fini par me quitter à cause de mon incapacité chronique à être heureux et à la rendre heureuse. Les 2 me manquent terriblement et je ne veux plus jamais tomber amoureux.

D’ailleurs c’est étrange d’associer tomber et amour, comme si les relations amoureuses étaient destinées à nous  faire trébucher…y aviez vous songé chère Cassandre ?

Vous le voyez, vous n’avez pas frappé à la bonne porte et vous auriez mieux fait de vous adresser à Monsieur  Potter. A mon avis, sa baguette magique vous aurait été bien plus utile que mes maux.

Permettez moi de vous dire que je  vous trouve bien ingénue dans votre démarche. Vous n’ignorez pas que   l’amitié homme femme, la vraie,  est quasi impossible or je note que vous vous êtes volontairement  adressée à "un inconnu" et non à une inconnue et que vous avez précisé « amicalement ».

Aussi , sans doutes êtes vous une douce rêveuse ayant passé trop de temps à lire les romances du siècle passé.

On ne tombe jamais  sur son Apollon par hasard, soyez en sure chère Cassandre.

Ainsi,  je ne vous dit pas merci ni à bientôt  mais je vous autorise à m’écrire à nouveau si vous le souhaitez. Je retourne à ma télévision, elle au moins ne m’oblige pas à mobiliser mon cerveau  pour répondre à des  demandes insensées.

Bien à vous,

 

Alexandre.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 00:12

plûmes de l'année

 

Ci dessous ma participation aux plûmes de l'année, les mots en J.

Cette semaine, il fallait utiliser les 20 mots suivants :

Jaspiner - Juvénile - Jamais- Jusant - Jalon - Jokari - Juron - Jérémiade - Joyeuse - Jupe - Jour - Jeudi - Jouir - Justice - Juke-box - Jacquard - Jalousie - Jubiler - Janotisme.

Les mots ont donné vie à Hector...

 

Pas la peine de palabrer ou jaspiner pendant des heures, Hector avait la tête du con suprême et son esprit était à l’unisson de son physique. Sa connerie juvénile ne s’était jamais démentie et il ne connaîtrait jamais le jusant en vieillissant. En effet, le niveau de sa bêtise le situerait toujours au-delà du dernier jalon de l’échelle de stupidité originelle.

Hector était né crétin et un accident de Jokari avait  encore aggravé son cas : alors qu’il proférait un juron  que je ne peux reproduire ici, il avait avalé la balle en caoutchouc rouge. Les infirmières à l’hôpital  se rappellent encore les jérémiades d’Hector lorsqu’il évacua l’objet par les voies naturelles.

 

Son passe temps favori était d’espionner Justine, sa joyeuse voisine aux yeux de jade. Hector matait sans retenue les jambes sensuelles de Justine mises en valeur par des jupes fendues d’un autre monde. Ce voyeurisme malsain lui permettait de se faire du bien et les bons jours, cela lui évitait d’avoir à attendre le porno du jeudi soir pour arriver à jouir. Après tout, Hector était seul et ce petit plaisir n’était que justice : ce n’est en effet  pas en écoutant des vieux titres de rock miteux sortis de son juke-box d’occasion qu’il pourrait prendre son pied.

 

Mais aucun être humain n’est totalement pourri et Hector avait pour lui 2 atouts. Il était élégant et collectionnait les pulls jacquard, qu’il  assortissait de cravates ressemblant à celles de Julien Lepers, vis-à-vis duquel  Hector ressentait une jalousie sans égal. Transition plus ou moins habile pour en venir au deuxième atout d’Hector : il adorait les émissions de jeu de bon aloi pour vieux croûtons, telles que Questions pour un champion ou Les chiffres et les lettres.

Il mettait ainsi un point d’honneur à trouver le mot le plus long et aujourd’hui il jubilait d’avoir  repéré « janotisme ». (1)

 

Ainsi était Hector. La vie est une terre de contrastes car à 3 rues de là, se trouvait  Ariane, plus belle qu’une aurore boréale et plus légère qu’une bulle de rosée sur un iris violet…mais ça c’est une autre  histoire.

 

(1) l’auteur prie ses aimables lecteurs et lectrices de bien vouloir l’excuser de les prendre pour des jambons (avec un J) mais il n’a pas eu le courage de placer ce mot dans son contexte...

 

Si vous avez aimé ce texte, peut-être aimerez vous: Again, again, again....

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 00:12

plûmes de l'année

Nouvelle cuvée des plûmes de l'année : aujourd'hui 16 mots commençant pat la lettre I étaient à placer dans un texte.

Voic ma participation à cet atelier littéraire.

 


S ne l’avait pas revue depuis ce fameux jour où elle l’avait quitté, il y a environ 2 ans.

 

Bizarrement, elle avait repris contact avec lui pour un rendez-vous particulier : aujourd’hui, ils avaient inhumé Cachou, cet imbécile de chat suicidaire qui, par un geste irréfléchi et fou, avait sauté du balcon du dixième étage de l’appartement d’Anna.

 

Cet animal était depuis toujours son infatigable compagnon .

S avait compris immédiatement qu’il devrait partager les doses d’amour d’Anna avec Cachou.

Devant la sépulture improvisée du malheureux félin, les souvenirs de S prirent soudain le pas sur l’imaginaire.

 

Il revit alors Anna, dont l’inconstance  à son égard, n’avait d’égal que l’ivresse des sentiments qu’elle portait à Cachou. Elle disait souvent  que lui au moins  était sincère, qu’il l’aimerait toujours et sans conditions et que tôt ou tard, leur relation à eux  finirait dans l’impasse. Cet argument revenait toujours dans leurs discussions et S frôlait l’indigestion.

 

Il se remémora soudain le dialogue qui allait précipiter leur rupture :

-    Tu sais Anna, il y a vraiment quelque chose d’indicible entre nous, un lien si fort et si beau qu’il constitue une présomption irréfragable de mon amour pour Toi.

-         Tu es obligé d’utiliser des mots que personne ne comprend pour  me faire une déclaration ?

-         Oui c’est à cause des jeux littéraires d’Asphodèle et de la licence en droit d’Antiblues mais ce serait trop long à t’ expliquer…

-         Tu ne pourras jamais être aussi sincère et simple que Cachou…lui il m’aime vraiment !

-         Tu ne voudrais quand même pas que je te lèche comme Cachou pour te manifester mon amour, d’autant que j’en profiterai alors pour mettre ma langue en immersion totale dans chaque interstice de ton entre cuisses…et pour tes seins si moelleux  itou ?

-         Tu n’es qu’un obsédé sexuel, il n’y a que l’image de la femme objet qui t’intéresse en moi . J’en ai assez, je te quitte.

 

Effectivement, 2 ans avant le suicide de Cachou, Anna l’avait quitté et il s’était alors rendu compte qu’elle avait raison : il se faisait des illusions au sujet de ses sentiments pour elle.

 

S en était désormais certain. En croisant le regard insensé  d’Ariane, avec qui il ne ferait  sûrement jamais l’amour, il savait désormais qu’il aimait…

 

 Si vous avez aimé ce texte, peut être aimerez vous lire: Again, again, again....

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 00:12

amour île

 

Ce texte est une libre adaptation en français d’une chanson des années 80 dont probablement personne ici ne se souvient : Do Piano : « Again ».

Ceux qui veulent l’écouter peuvent utiliser le pavé ci dessous.

Il ne s’agit pas de  la traduction mais je me suis inspiré du texte initial pour écrire ces quelques mots...

 

 

 

Seul. Encore une fois. Un arbre, un ciel, un oiseau, un avion, si haut, trop haut, si vite, trop vite. Toi, si belle, si loin, si proche. Tes yeux, l’azur, profond, infini. Ta détresse, tes peurs, ta vie cassée, ton âme blessée, enfin à nue. Un homme, une romance, un rêve, entier, premier, faire l’amour, encore, encore, encore….

 

Seul. Encore une fois, un nuage, un songe, l’océan, les vagues, fortes, fragiles . Ta vie, tes peurs, tes maux , ton combat. Une nuit, le noir, une lueur, mes mots, mes gestes, mon amour, quelque part, autre part, un rêve, un lit, plus tard, trop tard, faire l’amour, encore, encore, encore, encore…

 

Seuls. Enfin une fois, une étoile, une issue, un atoll,  loin de tout, perdu, près de toi.

Un rêve, une chimère, mes caresses sur tes pieds, ta peau, tes jambes, mes doigts,  tes lèvres. Ma peur, nos frissons, un vent doux, puissant, nos baisers, ton souffle, l’abandon, tout ton être, nos âmes, nos corps, liés, faire l’amour, encore, encore, encore, encore…

 

Seul. Encore une fois, une porte, une pièce, close, sombre. Ton visage, lumineux, solaire, tes yeux, si beaux, sertis,  en moi . Ta beauté,  ton mystère, ta détresse. Tes lèvres, rouges, chaudes, ouvertes, mouillées , sucrées.  Ma bouche, mes caresses, mon amour, ta fuite, ma perte, plus tard, trop tard, nulle part , faire l’amour, encore, encore, encore, encore…

 

Si vous avez apprécié ce texte, peut être aimerez vous : Réveil...

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