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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 09:27

 

Belle du seigneur

 

 

 

 

 

Roman hors norme, brillant, ébouriffant, dérangeant, qui ressemble à rien de connu et lu par moi jusqu’ici.

Un mois pile pour avaler les 1100 pages du pavé.

Impression de dépucelage littéraire, de n’avoir jamais rien lu avant.

Cohen est un génie et je ne veux plus rien lire de lui pour rester sur cet ovni littéraire, sur ce livre magistral considéré comme un chef-d’œuvre, l’un des 10 meilleurs romans du vingtième siècle.

Je ne sais plus quoi lire maintenant…

Que dire sur ce livre ? Je vais me limiter à parler du thème central, l’exploration de la passion amoureuse en occultant les thèmes secondaires qui sont pourtant essentiels pour cadrer l’histoire d’amour des personnages (la noblesse, la bourgeoisie, les hauts fonctionnaires, la montée de l’antisémitisme au milieu des années 30)

 

Albert Cohen décortique la passion amoureuse comme jamais :  C’est un  auteur qui dit la vérité, sa vérité sans rien édulcorer en annonçant la couleur dès le départ : les 2 personnages sont promis à leur déclin.

L’amour passionnel est voué à l’échec et à la perte des amants, quelle qu’elle soit.

Récit très noir du début à la fin, aucun espoir, toujours la vérité implacable et cruelle.

Aucun répit  dans le récit, les mots claquent à 220 km heure, on a parfois du mal à suivre, il y a des longueurs mais Cohen poursuit sa démonstration implacable et épouvantable. C’est vraiment dur et en même temps son style pour décrire la passion est vraiment beau, vraiment émouvant, parfois même très sensuel tout en restant pudique. Allez soyons honnête tout le monde rêve de la grande passion amoureuse, de l’île déserte avec sa dulcinée pour ne faire que s’aimer du matin au soir….mais après avoir lu ce livre, on y réfléchit à 2 fois….car c’est une condamnation sans appel de la passion.

La passion amoureuse n’est possible que si on est jeune, beau, bien socialement ; Ce n’est qu’une gigantesque supercherie puisque que seul le coté bestial, « la viande », « les gorilleries » comptent et sont légitimés par les convenances sociales.

Dès que l’on vieillit, plus de place pour l’amour physique et la passion, terminé pour la femme dès que ses seins tombent ou dès que l’homme perd 4 canines ou son rang social.

De plus les amants condamnés par leur passion s’étouffent rapidement et sans social autour il est impossible de faire durer la passion, l’ennui vient très vite et l’enfermement est total.

 

Style très spécial : des pages entières de monologues  parlés des personnages et de monologues intérieurs, sans aucunes phrases ni ponctuation. D’habitude je suis totalement hermétique aux phrases qui n’en finissent pas, j’aime ce qui claque, ce qui est synthétique, ce qui se rapproche des pensées et aphorismes. Là, je suis fasciné par cette écriture, je sais pas pourquoi, on à l’impression d’un tourbillon autour de nous et on en sort épuisé.

 

Schéma de base très simple : la femme (Ariane) , le mari (Adrien) , l’amant (Solal).

 

Premier monologue intérieur d’Ariane et ça suffit pour tomber amoureux du personnage : jeune femme belle aux yeux de biche, distinguée, torturée, complexe, mariée mais qui n’aime pas son mari et vit dans son monde intérieur, joue du piano et lit beaucoup,même dans son bain, proche de la nature et des étoiles, toujours prête à parler aux animaux et à les sauver ( à défaut de parler aux humains) ,proche des chevaux (ancienne cavalière) et des crapauds, qui parle seule dans son bain,  s’embrasse sur son miroir, bref un peu barée, un peu princesse et  un peu hystérique aussi ….orpheline très tôt, ayant  de plus perdu sa soeur adorée . Jeune femme réservée et pudique mais capable de folies pour celui qu’elle aime, de tout lui donner. Bref un amour d’Ariane, qui de plus , cerise sur le gâteau rêve d’Himalaya…

 

Le mari : Adrien, un gentil couillon sans cervelle, fonctionnaire qui ne vit que par le regard de ses supérieurs, préoccupé seulement de lui-même et  de sa progression dans la voie hiérarchique, de la taille de son bureau et du niveau de confort des chambres d’hôtel lorsqu’il part en mission, des personnes qu’il peut inviter chez lui en fonction de leur rang social….bref un pauvre bougre qui ne vit que par le regard des autres et   de sa femme en particulier dont il voudrait être admiré.

Et pourtant il l’aime son Ariane, il est attentionné et gentil mais il est incapable d’aimer vraiment de donner quoi que soit d’épanouissant même si au fond c’est un amour sincère et émouvant.

 

 

Solal est piégé par la recherche de cet amour passionnel qui ne le rend pas heureux malgré ses multiples amantes et amoureuses.  Il méprise ses conquêtes, est parfois limite misogyne et en même temps il sait qu’il a accès à la passion amoureuse seulement  par ce qu’il est puissant, chef, jeune et beau. Il voudrait être aimé sans apparat pour ce qu’il est vraiment, la première rencontre il tente de séduire Ariane déguisé en vieillard aux dents cassées et elle le repousse ce qui la condamnera ,car Solal la séduira alors par la force .

Solal est possédé, limite schizophrène, il sait qu’il entraînera Ariane vers la déchéance et qu’il la rendra malheureuse et qu’il se rendra malheureux…il le sait dès le début mais il lui ment alors qu’elle est totalement sincère et naïve. Au fond Solal rêve d’un amour tendresse, d’un amour amitié voir même d’ un amour maternel, en somme d’un amour pur et impossible  mais est incapable de résister à l’appel de la passion.

Fou de jalousie vers la fin de leur passion, il va devenir  malgré lui le bourreau d’Ariane, totalement consentante et soumise à son Seigneur, prête à tout pour l’aimer et le garder.

 

 

Quand Ariane quitte Adrien elle lui écrit simplement : «  toi si bon, te faire souffrir, c’est affreux…pardonne moi mais j’ai besoin d’être heureuse. Il est l’amour de ma vie, le premier, le seul. »

 

Quand Solal comprend que leur amour est condamné que la déchéance passionnelle est inéluctable et qu’il pète les plombs il se dit à lui même ; « Du joli, la passion dite amour. Si pas de jalousie ennui. Si jalousie, enfer bestial. Elle est une esclave, une brute. Ignobles romanciers, bande de menteurs »

 

Pour information, une adaptation cinématographique est  en cours mais  le roman est réputé inadaptable. De plus pour le rôle d’Ariane, la production a choisi un top modèle Russe  genre poupée Barbie aux cheveux longs et déjà ça fout tout en l’air car c’est pas du tout Ariane.  A voir mais aucun film ne pourra traduire la force des mots de Cohen, Cela ne fait aucun doutes.

 

Vraiment, je suis enchanté, ému, surpris et totalement chamboulé par cet ouvrage. Je ne sais pas si je trouverai un jour un autre livre aussi fort autour d’une histoire d’amour, un autre livre qui me fera autant vibrer.

Belle du seigneur : «  Départ ivre vers la mer »…vers l’amour…vers …

 

Si Vous lisez ces lignes et avez lu Belle du Seigneur, je vous en prie, donnez moi vos impressions, votre ressenti, en laissant votre commentaire (il vous suffit d’indiquer un pseudo pour poster un commentaire).

 

Sivous avez lu cet artcicle jusqu'ici, je vous en remercie, et peut être aimerez vous lire : Stefan Zweig: " Lettre d'une inconnue"

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 15:16

 SAM 5953

Alors oui, définitivement j’aime la Bretagne….en cumulant les 4 séjours passés avec ma douce, on dépasse un mois complet de présence bretonne.

Aujourd’hui retour de vacances donc pas trop d’humeur pour faire un article trop long sur cette Bretagne qui m’envoute chaque fois davantage mais je le ferai un de ces jours.

Je veux juste partager avec vous mon endroit de Bretagne, pas forcément le plus  original mais c’est à cet endroit que tout se passe. Il s’agit du Finistère et plus précisément de la portion du littoral entre la pointe du Raz et la pointe du Van. Le sentier des douaniers permets de rejoindre ces 2 caps via une baie sublime dénommée la baie des trépassés.

Bien sur la pointe du Raz est hyper touristique, elle est en face de l’émouvante île de Sein (rien que la traversée en bateau pour s’y rendre est fantastique, on passe au milieu du Raz de Sein à proximité immédiate du phare solide comme un roc, escortés par les dauphins pour se retrouver sur une île de poche, préservée et sauvage, colorée aussi…).

Ensuite le sentier donne en spectacle tout ce que l’océan peut offrir (enfin ici c’est la mer d’Iroise, frontière entre l’Atlantique et la Manche).

Les landes de bruyère mauve, rose, jaune, qui s’approchent de falaises vertigineuses. A leurs pieds les vagues, les rochers, les plages minuscules, il y a même des calanques. La mer est bleue profond virant vers le noir mais par endroit elle est carrément vert émeraude et certains panoramas rappellent la Corse.

Une coté préservée, aucunes constructions, pas de béton, des falaises, des mouettes, des phares et l’ouverture vers l’ailleurs, les îles proches et l’Amérique.

Une chapelle se trouve en bordure de falaise (la Chapelle Saint They), seule dans ce paysage féérique….juste avant la pointe du Van, bien plus sauvage que sa sœur jumelle.

Le jour de la balade, il y avait un soleil radieux mais le matin des brumes marines ont eu du mal à se dissiper et heureusement car ces brumes ont rajouté une pointe de magie  supplémentaire.

Je n’en dis pas plus, et vous renvoie vers l’album photos….

 

Si vous êtes comme moi, amoureux ou amoureuse de la Bretagne, c’est le moment de vous exprimer et faire partager vos endroits favoris, vos émotions littorales…

 

Si vous avez aimé cer article, vous aimerez sûrement: Petites impressions de Normandie

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:11

En tant que cartésien et rationnel, je ne crois pas vraiment à ce genre de choses. Néanmoins, je m’interroge par rapport à ma propre existence et à certains chiffres : le 12 et le 21, en somme le 1 et le 2.

 

Je suis né un 12/12 : je vais bientôt pouvoir fêter le 12/12/12 et la dernière fois que j’ai fêté mon anniversaire c’était pour mon changement de décennie, on était 12 et j’habite au numéro 12.

Bon jusque là, pas de quoi s’interroger vraiment. Mais les 3 numéros où j’ai habité sur les 20 dernières années ont été le 21, le 12 et le 2.

 

J’ai rencontré physiquement ma douce un 2 août et on est ensemble depuis un 02 octobre.

Sa date d'anniversaire est le 21.

Vous n’êtes toujours pas convaincus : les années charnières de ma vie ont été 2001, 2010 et 2011 (tiens rien que des 1 et des 2).

Les chiffres de mes 2 ex : l’une était née le 12/02 et l’autre habitait dans le département 21.

Alors, y aurait-il un petit questionnement tout d’un coup ?

 

3 personnes qui aujourd’hui me sont très chères :

            - l’une à son jour d’anniversaire le 01 août

            - l’autre changera bientôt de décennie le 12 septembre

            - la troisième à son mois d’anniversaire le 12 et sa fête un 21.

 

Bon voilà, moi je trouve que ça fait pas mal de coïncidences pour un seul homme et une seule vie….

 

Et vous ? Croyez vous avoir des chiffres prédestinés ? Pensez vous que la numérologie a une influence sur l’existence ? Avez vous des témoignages? 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 16:50

SAM 5853Bout de France tourné vers l’Angleterre et les îles Anglo-normandes, la presqu’île du Cotentin dans la Manche est un endroit authentique et reposant pour des vacances tranquilles loin des foules, des vacances un peu nostalgiques de je ne sais pas trop quoi.

 

Maisons normandes très jolies, allongées, en pierre, beaucoup de fermes et d’anciens corps de fermes rénovés,  très fleuris avec des hortensias partout et de toutes les couleurs, les plus jolis sont les violets et les roses. Des vaches partout dans les pâturages mais normandes les vaches…

 

Départ pour le nez de Jobourg, longue avancée rocheuse dans l’océan. Fait partie de la presqu’île de La Hague, site sauvage où les éléments sont rois. Des champs avec des animaux, bien verts (les champs), aucunes constructions, des falaises.

Promenade sur le sentier des douaniers qui serpente entre la bruyère aux couleurs jaune et mauve, les fougères et les falaises avec de magnifiques points de vue sur l’océan.

Pause sur la plage de galets de la baie d’Ecalgrain : roulis des vagues avec pour principe de leur confier nos peines et malheurs juste avant le reflux afin qu’elles les emportent avec elles dans ce bruit magique de l’écume de mer échouée  sur les galets.

Ensuite balade au Cap de la Hague au village de Goury, juste en face du phare du Cap de la Hague qui veille sur les bateaux franchissant le terrible raz Blanchard. Un bout de France, un vrai, qui ressemble à un bout du monde et aussi à l’Irlande : il y a des prairies quadrillées par des murets, des landes et aucunes habitations bordant la côte, excepté dans le chapelet de hameaux disséminés ça et là.

Retour justement en traversant certains de ces hameaux, avec partout de magnifiques maisons normandes, allongées, en pierre et à chacune d’elles des myriades d’hortensias de toutes les couleurs, les violets sont sublimes…je me répète , aie c’est l’âge…

Dernier arrêt à Port Racine, le plus petit port de France et il est vrai que les bateaux amarrés sont vraiment des bateaux de poche.

 

Escale et déjeuner à Barfleur en terrasse avec une bonne averse au milieu du repas : les parasols sont polyvalents et servent alors de parapluies…il faut dire que Cherbourg est tout proche. Moules de Barfleur à la normande, excellentes, crêpes très bonnes et une bouteille de cidre fermier excellent…le tout pour 34€ à 2. Barfleur est un village de pêcheurs très harmonieux avec de jolies maisons en pierre. et un port de petite taille. Endroit très reposant, ambiance un peu  surannée,  balade en bord de mer, la Manche est envoûtante. Puis escale au pied du phare de Gateville mais nous n’avons pas tenté l’ascension comme au phare des baleines à l’Ile de Ré il y a quelques semaines. On a respiré les embruns….et pris des couleurs…ou peut être bien le contraire.

 

Dernière photographie instantanée: l’anse de Sciotot. 4 km de sables et de galets avec  de petites vagues et une eau limpide et finalement chaude (trempés jusqu’au genou quand même). Charme de la Normandie, on a la plage quasiment pour nous seuls malgré le beau temps, on peut se promener avec le chien, bref balade très reposante et très bel endroit en bord de Manche avec Jersey au large. Moment de quiétude et de repos….

 

Alors j’irai revoir ma Normandie…si dame Bretagne n’en prend pas ombrage.

 

Et vous, avez-vous des impressions de vacances à nous livrer ? Ajoutez votre commentaire, les vacances inspirent et occupent l’esprit, il y a l’avant, le pendant et les souvenirs…

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 14:58

 

 

lady-gaga-6 

C’est vrai, j’aime bien l’univers Dance music, c’est selon moi une musique honnête qui n’a au départ pour seule ambition que de faire remuer les popotins jusqu’à ce que ça sente mauvais sous les aisselles…Il y a Britney, Shakira, Beyonce, Jennifer lopez….mais aucune n’a l’aura et la force de LADY GAGA.

 

Alors pour certains, c’est du vent, une pale copie de Madonna, de simples recettes commerciales professionnelles mais d’autres, il s’agit d’une véritable artiste avec une approche bien personnelle.

Je ne me suis pas vraiment penché à fond sur le cas GAGA mais pour moi c’est une véritable artiste, qui sait chanter, jouer du piano, qui écrit ses textes et s’occupe de très près de la production. Je crois qu’il ne faut pas s’arrêter au visuel qui est sa marque de fabrique et permet simplement  de porter l’attention sur elle.

 

J’ai remarqué une chose, LADY GAGA montre énormément son corps (et elle a bien raison de la faire) sous toutes les coutures, mais très peu son visage : il est travesti en permanence et même dans les interviews, il est très rare que l’on voit ses yeux plus de 2 minutes.

Pourquoi : regardez bien son regard et vous verrez une fêlure, une cassure, peut être même une certaine forme  de détresse. Enlevez les protections et vous verrez la jeune femme qui se cache derrière le personnage sulfureux avec sa part d’humanité. Une histoire de « poker face » en somme...

 

Dans son univers  énormément de références artistiques que les initiés remarquent, références à des peintres (Warhol entre autres) ou des groupes de rock (son nom vient de radio gaga de Queen). Elle se nourrit des autres pour créer son propre univers artistique ce qui fait d’elle une très lointaine cousine de Mylène Farmer.

 

Dans ses chansons, le peu que j’arrive à comprendre vu que la miss cause surtout en Anglais, c’est des histoires de bien et de mal, d’amour contrarié ou de portraits de personnes hantées par les ténèbres….univers assez noir.

Elle est engagée dans pas mal de causes comme la reconnaissance des droits des homosexuels ou l’interdiction de la fourrure, elle soutient certains combats féministes également.

Musicalement c’est de la bonne Dance music, grâce au travail de production de Red one. Son deuxième album est moins commercial que le premier, se tourne vers la pop avec même une ou deux incursions vers le rock.

 

Elle n’a que 25 ans, in n’y  a pas si longtemps elle était encore au couvent. Puis elle a étudié le piano et l’art à l’université de New York, a été gogo-danseuse et strip-teaseuse avant de se lancer difficilement dans la chanson avec divers groupes.

Je pense qu’elle évoluera vers quelque chose de plus épuré et de plus profond, de plus intime mais pas tout de suite. Dans l’immédiat, c’est l’artiste pop dance la plus influente au monde dans sa catégorie et elle a bien l’intention de perdurer dans cette domination.

 

Pour ma part, je suis un little monster (nom qu’elle donne à ses fans)  sans plus, mais j’aime ce qu’elle fait et je n’ai qu’une hâte, c’est d’aller la voir en concert, en principe en 2012 puisqu’une tournée mondiale est prévue.

Alors pas GAGA de la LADY mais fan quand même.

 

Et vous, qu’en pensez vous ? Aimez vous ce qu’elle fait, comprenez vous l’enthousiasme et le statut de star mondiale de cette artiste ? Avez-vous écouté ses albums ? Avez-vous un avis ?

Pour la route, mon morceau préféré sur le dernier album...pas très connu...  link

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 14:12

depart-en-vacances-.jpgJe sais pas pour vous mais bizarrement je n’aime pas le dernier jour avant les vacances ou même le jour du départ en vacances.

Et pourtant je suis toujours prêt à lever le camp, à voir du pays et à bouger, c’est indispensable à ma vie, je ferais que cela (ou presque)  si je le pouvais. J’ai des souvenirs impérissables  de la Suisse, du Pays Basque, de la Corse,  de la Bretagne, de Londres ou Venise.

 

Mais voilà, ce matin en me levant, je regardais le petit massif de fleurs des champs dans le jardin et le me disais qu’il allait me manquer. Tous les jours ce massif est différent et j’ai peur de le retrouver mal en point. Pareil, en promenant le chien au bord du petit lac où je vais tous les jours souvent 2 fois par jour, je me disais que cet endroit propice à la réflexion allait me manquer, un peu comme s’il y avait un risque que je ne le retrouve pas de la même manière en rentrant Et pourtant, certains matins quand il pleut à cordes ou qu’il fait bien froid, ce lac ma sort un peu par les yeux.

Et puis faire les valises est quelque chose dont j’ai absolument horreur et pourtant ça veut dire préparation du départ mais au fond je crois que c’est le départ en lui même qui me noue un peu l’estomac….

 

Après une fois que j’ai traversé la France et que j’ai posé les malles, là je me sens en vacances et je me métamorphose…

 

Et le retour me direz vous ? Hé bien c’est pareil mais en pire : défaire les sacs et retrouver le quotidien sont une vraie désolation, le temps de redémarrer la machine. J’ai envie presque de repartir sur le champ…mais revenir est indispensable car c’est la condition de base pour pouvoir partir.

 

Et vous, comment se passent les départs et les retours , qu’il s’agissent des vacances ou d’autres choses ? Que ressentez  vous ?

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 15:43

 

 

 

.amour-2.JPG

 

J'aime ma femme, j'aime la randonnée, j'aime les chats , j'aime le rose bonbon , j'aime faire l'amour...parfois un même mot peut exprimer des rélaités bien différentes.

Alors quelles sont les formes de l'amour?

Pour moi il y en a 3!

 

L’amour  passionnel qui au départ est essentiellement sexuel. Des théories ont démontré qu’il durait 2 ans , 3 au grand maximum, pour des raisons biologiques, 3 ans correspondrait au temps nécessaire pour achever un cycle de reproduction Décourageant non ? Pas si sur en y réfléchissant bien.

L’amour passionnel finit pas souvent très bien ou est bien compliqué à vivre. Toute Juliette rêve de son Roméo. En ce moment je suis en train de lire Belle du Seigneur (lu 250 pages, bookin fantastique) et il s’est encore rien passé entre Ariane et Solal mais je sens que ça va être puissant et destructeur….faut dire que le mari d’Ariane , à part se regarder le nombril et dans le miroir….

 

L’amour platonique qui pour moi est centré sur les idées, l’intellect, l’esprit de l’autre plus que lui même en tant que personne. On retrouve cela dans l’amitié, les confidences intimes  et les relations à distance. On a envie d’être avec la personne et du coup on s’enferme dans une mélancolie.. Pour peu qu’il y ait aussi un pouvoir érotique ou une attirance physique pour l’autre, cet amour devient alors dévastateur car passionnel.

 

L’amour tout court qui pour moi n’est ni passionnel , ni platonique, c’est celui qui je pense permet le plus d’épanouissement de la personne. l suppose d’avoir dépassé le platonique, donc d’être passé à l’acte physiquement, d’avoir dépassé le cadre du passionnel et accepté le fait que la passion ne peut être durable même si bien sur le but du jeu est d’entretenir la flamme.

 

Quoi qu’il en soit, que ce soit purement sexuel (une histoire purement sexuelle est elle de l’amour ? livre de Christine Orban : le silence des hommes sur ce sujet), passionnel, platonique  ou peut un peu  tout cela  mélangé, à travers l’amour on recherche son âme sœur ou son complément d’âme. Etre en osmose parfaite avec l’autre, se comprendre sans parler, être spirituellement comme 2 pièces d’un puzzle, être fusionnels physiquement. C’est la recherche d’une compatibilité évidente , sexuelle, amicale ou amoureuse.

Pourquoi chercher l’amour et chercher une âme sœur ? Hé bien je crois que c’est pour combler les manques à la fois les siens (on reçoit) et ceux de l’autre (on donne). Le plus dur quand on vit sans amour n’est pas d’être seul au sens personne ne m’aime mais d’être inutile au sens je ne peux pas donner tout l’amour que j’ai en moi.

 

La limite c’est qu’aucune personne a mon sens ne peut satisfaire tous les besoins et combler tous les manques de l’autre, la limite est là, sauf à vivre en permanence dans le rêve, le fantasme ou la chimère. Donc pour moi l’amour est indispensable au bonheur mais insuffisant et rechercher à tout pris une forme d’amour épanouissante et merveilleuse pour combler son ennui de vivre peut mal finir (Emma Bovary….mais bon sûrement que ses 2 amants n’étaient pas à sa hauteur….).

 

Et vous, que vous inspire l’amour ? Vous rend-il heureux, heureuse, ou malheureux, malheureuse ? Quelle est pour vous l’histoire d’amour la plus forte, réelle ou dans un livre ou au cinéma ? Pourriez vous vivre longtemps sans amour ? A vous la parole et vous pouvez vous lâcher….

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:44

cesticiquelonsequitte.gif

J’ai lu cette histoire avec délectation et j’ai très envie de lire les 4 autres romans parus.

Tout d’abord, le résumé qui se trouve sur la quatrième de couverture du roman.

 

Qu'y a-t-il de pire que d'enterrer son père ? Réponse : passer la semaine qui suit enfermé avec sa propre famille de dingues...
Morton Foxman s'en est allé. Mais avant de mourir, il a exprimé une dernière volonté : que sa famille célèbre la shiv'ah. Sept jours de deuil, ensemble, sous le même toit. Une perspective peu réjouissante pour ce clan qui ne s'est pas retrouvé ainsi réuni depuis... depuis quand déjà? Judd, qui nage en pleine déprime après avoir découvert sa femme en flagrant délit d'adultère, s'apprête à vivre ce qui pourrait être la pire semaine de sa vie.
Il rejoint sa mère, aux talons et décolleté vertigineux; sa soeur Wendy accompagnée de ses gosses hyperactifs et de son mari continuellement scotché à son BlackBerry; son frère aîné, Paul, atrabilaire, et sa charmante épouse, avec qui Judd a pris un peu de bon temps par le passé; et enfin Phillip, le vilain petit canard, qui se fait aussi rare que discret sur ses activités...
Les non-dits, les rancoeurs couvent. Et chacun de prendre sur lui pour ne pas péter les plombs. Famille, je vous hais! Heureusement, il y en a au moins un qui n'est plus là pour voir ça...

 

Donc au départ, c’est un livre sur la famille ou plutôt sur les liens familiaux déstructurés et déstructurants. L’auteur tape fort sur la famille, ne respecte rien. Son humour est féroce et toute la première partie du récit est vraiment hilarante, un petit bijou d’humour noir, décalé voire osé. Hé oui «  tout le monde n’a pas la chance d’être orphelin… »

Un extrait des toutes premières lignes du texte : «  Papa est mort…il y a 2 heures. Et comment le vit maman ? Maman c’est maman , elle voulait savoir s’il fallait donner un pourboire au type des pompes funèbres » J’adore !

Le ton est lancé. On dirait une comédie anglaise déjantée. Tropper aborde tout au long de l’histoire, la mort, les parents, les enfants, la grossesse, le couple, l’adultère, le handicap, le sexe….

Un autre extrait : «  l’érection du matin est une manifestation d’optimisme d’un pathétique sans égal : je suis déprimé, sans amour et sans boulot et voilà que ma queue,…..désespérément inutile de dresse pour saluer le jour nouveau. Chaque matin , je me retrouve devant le même dilemme : pisser ou me branler. ….c’est à peu près le seul moment de la journée où j’ai l’impression d’avoir le choix » (désolé pour les oreilles chastes…)

 

 

Et puis à un moment donné, on commence à rire jaune et à s’interroger car au travers de situations déjantées et hypothétiques, Tropper aborde des thèmes sérieux, universels et dans lesquels on se retrouve.

Le temps qui passe, le deuil de l’enfance , les blessures du passé «  J’avais juste oublié, comme on oublie parfois dans les rêves et comme on aimerait oublier dans la réalité, où, hélas, c’est impossible. Dans la vraie vie, on ne choisit pas ce qu’on oublie » .

On retrouve  le chemin difficile vers le bonheur, la difficulté de faire les bons choix « Je sens une immense vague de regret m'envahir quand je considère la personne que je suis devenue »

La perte de ses rêves ou des autres sont également évoqués et au final, en tapant là où ça fait mal, Tropper met à nu la nature humaine et met en évidence la difficulté d’exprimer les sentiments, de ne pas se mentir de faire des choix, de s’aimer durablement au sein du couple.

 

Vers la fin, j’ai plus du tout rigolé….j’ai même pleuré et je dois pas être le seul et j’assume pleinement !

J’ai terminé le livre ravi, ému, rassasié mais aussi un peu vexé de m’être fait autant balader par Tropper. J’ai eu beaucoup de mal à quitter cette famille de doux dingues et à refermer le livre.

 

Encore quelques pensées extraites du livre qui m’ont touchées.

 «  en vérité nous ne livrons pas nos pensées telles quelles mais des versions aseptisées, édulcorées, adaptations hollywoodiennes d’idées apprivoisées pour être présentables »

«  la seule chose dont on puisse être sur au sujet des autres, c’est qu’on ne sait jamais rien d’eux »

«  même dans les meilleures circonstances, il y a quelque chose de tragique à devenir adulte »

«  parfois être satisfait est une question de volonté. Il faut considérer ce que l’on a sous la main, évaluer ce que ça pourrait devenir et arrêter de rêver au passé. Je sais que c’est la voie même de la sagesse mais que peu de gens sont capables de la suivre…. »

«  la vie est un vaste programme mais tout peut se jouer à pile ou face »

«  comme certains couples, certaines familles deviennent toxiques pour leurs membres après une trop longue période d’exposition »

«  nous refusons d’accepter notre vraie nature au nom de l’amour ou ce qui y ressemble »

 

Et vous, avez vous lu ce roman ou d’autres titres de Jonathan Tropper ? Si oui quel est votre ressenti, avez vous aimé , avez vous été ému(e)s ? Si non, ce que vous venez de lire vous donne t-il envie de découvrir cet univers et ce livre en particulier ?

Avez vous envie de réagir sur les pensées extraites du livre ? Cet espace est aussi le votre…exprimez vous.

 

 

 

 

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