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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 06:12

tarzan

 

 

Dernière participation de la saison aux plumes de la reine Asphodèle sur le thème de l'éternité avec les mots suivants à placer : Vacances- scolastique – immortalité – seconde – mémoire – longueur – ange – douleur -oubli – repos – cercle – passion – péché  – vampire – jour – cathédrale – lassitude – liane et lucarne.

 

Mes sponsors habituels, Klennex et Lexomil, étant en vacances, je vous propose un vrai moment de nasitude à  la limite du bon gôut, et vous prie de m'en excuser.

 

Spécialement pour Galéa, si elle passe par là , un lien vers un ancien texte  sponsorisé, spécial joie de vivre et optimisme : Ici :

 

Je suis en week-end prolongé cette semaine, je répondrai donc à vos commentaires à mon retour...pour une fois lâchez-vous, ce sera marrant !


 

Nasitude.

 

Devoirs de vacances : vous définirez les contours de l’immortalité selon Aristote et l’enseignement scolastique.

 

Aristote ??? Harry  s’ tâte !!!

 

Pour la seconde fois, à 23 ans, Harry a loupé son bac. Pour se consoler, il mate à longueur de journée les jeunes nones fraichement recrutées lors des offices à la cathédrale. Il espère qu’elles vont un jour se transformer en vampires. Harry se dit avec lassitude et sans trop de  passion qu’il se laisserait volontiers sucer.

 

Ne soyez pas choqué(e)s, les créatures à cornettes sont des anges et les anges n’ont pas de sexe…mais cela Harry feint de  l’ignorer. Et puis donner son sang ne lui fait pas peur…c’est dans l’oubli de la douleur que l’on peut accéder au repos éternel de l’âme.

 

Oui mais voilà, la concupiscence est un péché et le péché d’Harry l’a empêché de choper le repech et d’empocher son fichu bac. Je vous le rappelle au cas où la mémoire de votre cerveau vous causerait des trous de lucarne…

 

Harry tourne en rond, comme tous ceux qui ne rentrent dans aucun cercle.

 

Moralité : n’est pas Tarzan qui veut,  à trop se tripoter la liane, on finit par se retrouver dans la jungle.

 

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 06:12

jacaranda

 

Voici ma participation à l'atelier de la grande Prêtresse Aspho sur le thème du silence. Les mots collectés cette semaine sont : Essentiel, réserve, regard, félicité, observer, musique, minute, nuit, agneau, son, muet, méditation, apaiser, angoissant, justesse, jacaranda, jouer.


 

A l'ombre...

 

A l’ombre d’un jacaranda, j’observais le ruisseau tonitruer sous les reflets pailletés d'or que le soleil lui avait réservés.


Mon regard embué de ridicules cristaux iodés, était hypnotisé par le son cristallin de l’eau, d’une justesse jamais égalée. Aucun musicien, fut-il un génie, ne pourrait convertir une  telle mélopée en  mélodie.

 

Au bout d’une heure minutée, j’aperçus une écorce d’arbre, pauvre radeau  médusé par la force du courant,  sauf à considérer qu’il  ressente une quelconque félicité à  se laisser dériver ainsi.


Ceci dit, lui,  au moins, verrait l’océan ce soir et pourrait lécher l’écume des vagues suicidaires.

 

J’étais donc là, au bord du ruisseau, spectateur muet  de ma propre vie, alors que, contrairement à moi ,  certains étaient apaisés avec leurs deux pieds bien fixés sur la rive.

 

Sous cet arbre, je me sentais comme un  soupir au milieu d’une pièce de  symphonique musique,  sorte de ridicule nuit précédant la lumière dorée des cuivres.

 

Décidemment, la méditation est une activité bien angoissante pour  l’écorché, car " pour ses blessures : point de suture."

 

 Ainsi va la vie, la rivière meurt dans la mer et l’agneau  à l’abattoir, mais l’essentiel est d’attendre que les enfants ne croient plus au père Noël pour le leur répéter…

 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 06:12

sablier

 

Voici ma participation aux plumes d'Aspho sur le thème de la sagesse avec les mots suivants à placer : fesse, attendre, richesse, dent, refuser, doute, vieillesse, circonspection, vertu, crépuscule, lune, philosophie, âge, vanité, sérénité, paix , graver, gracile, grenadine, image et réflexion.


 

Un jour...

 

 

Un jour le temps devenu alchimiste, transformera  la grenadine diaphane de mes artères  en   caillots figés.  Finis  les crépuscules enchanteurs  à attendre le clair de lune, une main posée sur tes fesses graciles. Plus de dents pour  mordiller ta vertu, fut-ce  avec circonspection, plus de bouche pour te  susurrer des mots doux, fut-ce avec grâce, plus de langue pour s’immiscer dans tes chairs roses, fut-ce avec ce que les bien-pensants appellent  un peu de vice.

Un jour,  le miroir  ne réfléchira plus mon image…et sans plus aucune  réflexion je n'aurai plus de    doutes.

Un jour ton odeur gravée dans ma respiration s’évaporera dans mes émanations de gaz.


La vieillesse, une richesse ?  Philosophie de kermesse !  

L’âge, une  sagesse ? Hypocrisie sans noblesse! 

La sérénité,une prouesse ?  Refus poltron d’accepter la tristesse !

Paix de l’âme ? Excuse bidon pour oublier qu’on n’a  pas su faire jouir suffisamment  les corps.


Un jour je serai mort. Même pas brûlé sur un bûcher de vanité. Juste mort. Insignifiant.  Poussière de cendre évanouie d’évanescence. Un jour je serai pétrifié de putréfaction, anéanti par le néant.


Un jour...

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:12

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Voici mon texte pour la nouvelle édition des plumes de Miss Aspho, qui nous propose aujourd'hui le thème de la ville.

Les mots du jour : Voiture, rue, immeuble, abeille, théâtre, anonymat, animation, pavé, visite, parc, asphalte ou bitume, (asphalte ayant été donné il y a 3 semaines), bus, fuite, flâner, embouteillages, urbain, gare, cohue, chuter, constant ou constance.

 

Je n'ai pas utilisé le mot " Hôpital" puisque nous pouvions laisser un mot de coté.

 


 

Vue d'en haut...

 

Lorsque les abeilles  bourdonnent avec constance dans mon cerveau bétonné  par tant d’années de fuite, je sors sur les parties extérieures de mon appartement.

J’habite au dernier étage d’un immeuble cossu de la capitale. 


A l’Est, le balcon de  mon habitation donne sur un parc où les voitures n’ont pas la possibilité de disséminer leurs embouteillages névrotiques.


A l’Ouest, la terrasse donne sur le duplex  d’une jeune femme mystérieuse.

Souvent je la surprends en tenue  plus que légère en train de caresser sa solitude urbaine dans le sens du poil  (au temps révolu où ce malotru  pouvait encore batifoler  sur les interstices de son corps de naïade).


Je ne sais pourquoi, mais sa  féminine volupté ne peut atteindre son paroxysme qu’avec un livre ouvert à portée de sa deuxième  main…


J’ai toujours eu une vision étriquée de l’existence, la mienne en particulier,  mais la longue vue cachée dans ma haie sur la terrasse,  m’offre une acuité de  vision des plus performantes et j’avoue me régaler de ce spectacle délicieux.


Alors que mon balcon donne sur le balai hebdomadaire  des visites  des mères de famille et le chapelet dominical  des familles amères, ma terrasse regarde cette alcove  intime dont les ouvertures réchauffent mon ventre racorni par le temps. 


Je passe de l’animation de ma terrasse, théâtre de bien des émois qui ne supportent aucune entracte, aux scènes reposantes  des jardiniers agrémentant de fleurs les allées rectilignes parcourues par une masse qui ne sait  même pas qu’elle meurt  peu à peu, comme un poisson dans sa nasse.


Les optimistes diront que ce n’est pas de chuter dont il  faut avoir peur,  mais de toucher  terre. Le toucher nécessite un certain doigté, j'en conviens aujourd'hui.


Oui mais voilà, le week-end ma mutine voisine n’est jamais là. Alors je rejoins l’anonymat des rues, la cohue des  touristes défilant au pas de course dans leurs bus décapotables.


L’asphalte agrémenté  de pavés industriels  n’est jamais qu’on goudron qui a mal tourné, comme le bitume qui aurait pris une biture...


Alors,  pouquoi ne pas courir à la gare, acheter un aller retour et  passer mes week-end à la campagne?


A quoi bon, le bocage n’est jamais qu’un  autre marais-cage...et puis le dimanche soir vers 21h15 ma voisine est de retour ! 


Alors   en attendant de pouvoir reprendre ma vigie frénétique ,  je flâne, je marche dans les rues car  " j' veux plus rentrer chez moi :  je n’aime pas les sous-marin" !

 

PS : la dernière phrase est un clin d'oeil à Michel Polnareff.

 

femme caresse et livre .

 

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 06:12

griffe 2

 

 

Voici ma participation aux plumes d'Asphodèle, édition du 01 mars 2014 sur le thème : là-bas.

Les mots du jour sont : Inconnu, nostalgie, rivages, différence, dépaysement, horizon, recommencer,  ailleurs, lointain, voyage, insouciance, oublier, découverte, chimérique, aventure, soleil, distance, ici, asphalte, abandonner, améthyste.

 

Avertissement au lecteur : Si vous êtes au bord du gouffre, ne lisez pas ce texte. L'auteur décline toute responsabilité et comme je suis en week-end ne comptez pas sur moi pour appeler les urgences.

Je me suis inspiré de plusieurs chansons dont je cite des morceaux de paroles à travers mes mots à moi.

 

 

Pauvre petite sœur démente ! Tu  voudrais partir à l’aventure ?


Où est-il  ce là-bas, ce continent sans rivage, cet océan sans naufrage ? Tu cherches un ailleurs, un lointain chimérique, mais tu oublies qu’il n’y a pas d’ailleurs…tu sais que ta vie, c’est ici !


La  longue distance est un vol :  elle ne fait aucune différence. On  n’abandonne jamais l’asphalte.  Le goudron ne devient jamais  soierie. Même lors du   dernier voyage, 

le couffin dans le cercueil  sera "made in China".

 

Abandonne petite sœur ! On ne recommence pas, on continue seulement. Tu peux toujours  chercher  le dépaysement, rêver d’une  nostalgie heureuse, d’une existence amnésique.

Au mieux, les jours de soleil, l’améthyste sera la couleur  de tes bleus à l’âme.


Accepte ta mélancolie, porte-la comme un fardeau de plumes.

On pète aussi les plombs en partant   à la découverte de l’inconnu. Ta routine est salvatrice, C'est  un puissant antidote   qui soulage ton corps en anesthésiant les neurones qu'il te reste.


Le seul horizon de l’homme  est le rétroviseur de ses blessures et de ses failles. Or tu fais partie des hommes petite soeur. Sache que les miroirs, contrairement à nous, finissent toujours par réfléchir. Inutile de mettre un coup de poing à ton reflet, il ne mérite pas sept ans de malheurs.


Le Paradis blanc n’existe  que dans la chanson : le  poète a trop  donné, ses pianos  ont fini par être usés jusqu'à leurs cordes. Les ours polaires crèvent dans l’insouciance générale.

La banquise a fait banqueroute, occise  par les autoroutes.


Vis ton ennui petite soeur , cette  uniformité que tu sais invincible. Tu es seule, comme les autres...


 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 06:12

masque

 

Et voici ma participation à l'atelier des plumes d'Asphodèle, sur le thème du masque. Promis la prochaine fois, je tenterai d'élever un peu le niveau !

Les mots à placer cette semaine : Visage, camouflage, armée, plume, vénitien, jaune, déguiser, bal, argile, mensonge, embaumer, comédie, mystère, pailleté, crème, farandole, grimace, hypocrisie, dissimuler, unir, usure, unique.

 

 

 

La  voix off : Bonjour, il est  2O h, vous écoutez France Impair, il est l’heure de retrouver le masque et la plume, édition en face à face . Ce soir Jérôme Garçon reçoit…Labina

 

Jérôme Garçon : Chers auditeurs et auditrices bonsoir ! Ce soir je reçois Labina dans le cadre de la politique de rajeunissement de notre émission. Ce n’est hélas plus un mystère, c’est la crise  et nous devons récupérer de nouveaux auditeurs pour continuer à exister, car nos fidèles finissent par être rattrapés par l’usure du temps.

Ainsi, tout arrive, et une fois par mois je devrais réaliser l'union périlleuse entre   une star  people  et la culture.

Je souhaite donc  le bonsoir à Labina en vous priant chers amis  de bien vouloir me pardonner  cette intrusion forcée...

 

 Labina: Bonsoir Jérôme,  je suis ravie d’être ici, même si vous faites un peu la grimace, c’est une forme de reconnaissance unique pour vous…et puis avouez qu’il y a des intrusions charmantes non ?

 

Jérôme Garçon : Labina, vous être ici pour la sortie  de votre livre «  Mes prothèses, ma mère et moi », publié aux éditions du "Seuil à ne pas dépasser".

N'avez-vous pas l’impression d’avoir franchi la ligne jaune ? Après le fiasco de votre émission  racoleuse de télé-réalité,  était t-il nécessaire de raconter par le détail vos motivations pour retirer votre paire de seins siliconés ?

 

Labina: Je souhaitais montrer un nouveau visage à travers ma vraie poitrine, arrêter de me déguiser,   tomber le masque en somme.

Mes prothèses  étaient un mensonge. Elles  m’ont valu des armées d’admirateurs  qui rêvaient d’y étaler de la crème à bronzer ou d’en  réaliser un moulage dédicacé  en argile souple.

Mais cette obsession a fini par me desservir, je ne suis pas qu’une paire de seins et j’en avais assez de me dissimuler sous cette apparence.

 

Jérôme Garçon : Heureusement que tous les hommes ne sont pas des obsédés sexuels et que toutes les femmes n’ont pas besoin d’être de vulgaires chaudasses à forte poitrine  pour être désirées !

 

Nabila : Hé bien Jérôme, quel langage blessant et caricatural,  et surtout  quelle hypocrisie :  Si j’en crois la farandole de votre bestiole   depuis que j’ai décroisé le sjambes, vous n'avez pas l'air de déplorer mon abandon récent du string pailleté.

Alors cessez cette comédie.

Lorsqu’on profite du bal  il est discourtois d’insulter l’orchestre.

 

Jérôme Garçon : Je ne vous permets pas mademoiselle, tout le monde sait bien que vous êtes une provocatrice et une affabulatrice, je suis un homme marié et respecté par mes pairs…

 

 Labina: Ha oui ? Hé bien alors Marie Chantaaaaaaaal sera ravie d’apprendre que vous m’avez promis de m’emmener dans les plus beaux palais vénitiens après avoir lourdement insisté pour obtenir mon numéro perso.

 

Jérôme Garçon : Taisez-vous,  Mais taisez-vous,  c’est insupportable ! 

 

 Labina : Arrêtez de vous prendre pour Alain Finkielkraut,  vous embaumez  le ridicule très cher...

 

Jérôme Garçon : espèce de…………..

 

Interruption du direct.

 

La Voix Off : Désolé Jérôme, on a rendu l’antenne à Cognacq- Jay .  J 'y vais là,  par contre tu as Marie Chantaaaaaal  sur la une…bonne  fin de soirée.

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 06:12

 

rose

 

Voici ma participation aux plumes d'Asphodèle sur le thème de la création. Les mots de la semaine sont les suivants:

Artiste, univers, expression, mystère, délivrance, peinture, invention, monde, résistance, don, innovation, agité, créateur, unique, traverser, turbulence, tangente.


 

Le mystère du créateur n'est rien comparé à celui de l'amour.

 

Le temps  a passé, je suis devenu un artiste de pacotille. Mes peintures se vendent bien et pourtant, pris dans la toile de l'unique modèle, je me contente de dessiner inlassablement  son visage  et de  multiplier à l’infini les expressions de son regard sur mes tableaux.


Anna, je n’ai jamais pu sucer tes seins alors désormais je te croque sans fin.

 

C’est lorsque j’ai avalé mes premières pilules de Viagra que j’ai décidé de te retrouver, après toutes ces années.

Ha !  Belle invention que le Viagra, qui relance les désirs que les turbulences du temps écoulé  n’ont pas su désintégrer...

 

J’ai contacté une agence de détectives qui proposait comme innovation de pouvoir suivre leur enquête par SMS, très romantique non?

 

Et là, hier matin, ce message m’informant qu’ils t’avaient localisée. J’ai aussitôt rentré l’adresse de ce point minuscule à l’échelle de l’univers  dans mon GPS, et j’ai traversé le pays pour être avec toi, Anna,  pour à nouveau, ne serait-ce qu’un instant  chercher ton âme dans tes yeux.

 

Beaucoup de circulation sur l’autoroute agitée, pause café chez Total, un don du ciel cette boisson infâme sortie d’une machine  devenue sinistre à force de voir défiler tous les malheurs des hommes.

 

A Marseille, j’ai pris la tangente, j’ai bifurqué vers la départementale, passé la rade d’Agay sous  les roches rougies de l’Estérel, puis je suis revenu dans les terres pour trouver cette jolie bourgade où tu étais.

 

Arrivé à destination, je suis venu te voir mais il y avait sans arrêt du monde autour de toi.

Je te voulais pour moi seul mon Anna,  ces retrouvailles devaient être une délivrance, les autres n’avaient pas le droit de les gâcher.

 

J’ai dû attendre jusqu’à 18h42 pour pénétrer dans ta demeure. Mon cœur était rentré en résistance depuis le début de l’après midi.

 

Quand je te vis, plus belle que jamais, parée de  cette robe de soie violette, mes bleus au cœur devinrent noirs.  Tu dormais, apaisée, ton teint d’albâtre rehaussé par ton maquillage te rendait divine. Je voulus  alors me plonger dans l’azur de tes ténèbres, je m’approchais sans bruit et m’apprêtais à poser  délicatement mes mains sur tes paupières...


C'est alors que j’entendis une voix d’homme derrière moi dire : «  Monsieur, je suis  vraiment désolé, il est 18h55, la morgue ferme dans cinq minutes ».

 

PS : Ce texte m'a été inspiré par une très belle adaptation d'Anna Karénine, vue cette semaine à la télévision.

 

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 06:12

soleil

 

Voici ma participation à l'atelier des plumes d'Asphodèle, sur le thème du feu. Les mots proposés aujourd'hui sont : Chaleur, soleil, jeu, âtre, glace, bois, passion, fascinant, brûler, enfer, flammes, braises, purifier, intense, syncopé, secousse, sable.

 

J'ai transformé intense en intensité, ce qui me vaudra un bon coup de règle mais tant pis...

 

 

 

Juste avant qu’elle ne décide de le transformer en braises de bois consumé dans son  âtre, on pouvait lire dans le journal intime de la lune : «  Je brûlerai dans les flammes de l’enfer, perdue pour des millénaires. Soudain tout s’éclaire, c’est dans sa lumière que j’ai goûté la chair »

 

Un soir d’intense chaleur,  le soleil fit fondre la glace et devint l’amant de la lune.

Il remarqua tout de suite le coté solaire de l'astre lunaire, et le trouva littéralement fascinant.

La lune elle, fut subjuguée par le coté pierrot lunaire du soleil, peut être à cause de ses demi-lunes (être en orbite en permanence finit par rendre presbyte).


Il n ‘en fallut pas plus pour donner naissance à  la plus torride des passions dans l’univers.

 

Mais dans l’espace, pas facile de raccourcir les distances et le temps.

Comment atteindre l’extase en jouant au chat et à la souris ? Quand le soleil se couchait, la lune se levait, quand l’un brillait, l’autre s’assoupissait.

Les deux amoureux s’organisèrent alors  pour que leur passion ne soit   ni un jeu  pieux ni un château de sable.

 

Le soleil remarqua que la lune était une cérébrale, capable de prendre du plaisir à distance.

Il missionna donc  les arc-en-ciel et les étoiles filantes lorsqu’ils sont le moins occupés, au printemps et à l’automne. Les arc-en-ciel firent passer à la lune des photos du soleil prises sous tous les rayons et leur prisme excita la lune. Les étoiles elles,  lui transmirent les mots doux et brûlants  pour stimuler son imaginaire.


Et cela marcha, la lune se caressa en pensant à son ange astral et elle atteignit l’orgasme.

 

C’est là le paradoxe de l’équinoxe. Les grandes marées d’automne et de printemps  ne sont que le résultat de l’intensité orgasmique de la lune. Les ondulations fiévreuses des vagues  dans l’océan   ne sont dues qu’aux secousses syncopées de la lune.

 

Le soleil, lui, n’était pas trop  cérébral.

Il sentit monter en lui un désir croissant de lune.

Il avait besoin d’être proche de sa maîtresse pour pouvoir prendre du plaisir. Il devint nécessaire pour lui  de se superposer à la lune, de la recouvrir et de la prendre.

Ainsi quand vous voyez  une éclipse de lune, c’est que le soleil fait l’amour avec la  lune.

 

Mais ceci ne suffit pas au soleil :  prendre du plaisir n’est pas systématiquement synonyme de jouissance.

 

Lorsque le soleil atteint l’orgasme total, et parfois il y arrive,  il est pale, totalement vide de sa substance de feu, il  ne peut même plus  briller.

Alors  que la lune, elle, est  resplendissante, scintillante,  totalement pleine.

 

Y penserez-vous  lors de la prochaine éclipse du soleil ?

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 06:12

sas

 

 

Et voici ma participation à l'atelier de Miss Aspho sur le thèmes " Correspondances". Il fallait écrire une lettre qui contenait les mots suivants :  plume, épistolaire, échange, relation, courrier, essoufflement, assortiment, liaison, amoureux, carte, rencontrer, lettre, souvenir, distance, train, couleur, pétrifier, pantin, perpétuel.

 

 

 

Monsieur,

 

Si je prends la plume ce soir, au moment où mon existence  vacille,  c’est pour coucher sur le papier un souvenir passionnel,  comme une explication au désastre  dont vous m’avez fait l’honneur d’être le complice depuis plus de trente années.

 

Je vous en prie Monsieur, brûlez tout ce qui précède  mais pas cette lettre !  Ne la mettez pas dans votre poubelle comme un vulgaire courrier ou un très mauvais manuscrit même si vous n’avez pas été trop regardant en ce qui me concerne, j’en conviens.

 

Je l’ai rencontrée dans le train de  17h38 pour Paris, c’était le 26 juillet 1958. Elle portait une   courte robe  de couleur rose avec un assortiment de fleurs . On  voyait très peu  de tenues similaires à cette époque là., c’était presque excentrique.  Sa présence dans ce train  était un peu comme « a  cupcake in a  pudding ».

 

 Nous eûmes de brefs échanges courtois et de circonstance,  il faisait très chaud dans ce compartiment  où nous étions les seuls passagers, et  tandis que  je détaillais la carte de son anatomie, j’évitai de  croiser ses yeux d’opaline qui pénétraient au plus profond de l’âme humaine.

 

Alors que le train arrivait  dans l’essoufflement  d’une entrée en gare, elle se leva pour descendre fumer une cigarette sur le quai, je ne sais pour quelle coquetterie elle ne fumât pas dans le compartiment en ma présence. A la faveur d’un courant d’air, sa robe se souleva tandis  que  sa peau m’effleurait  par deux fois, alors qu’elle regagnait sa place.

 

A ce moment, je sus que je serais perpétuellement amoureux   de cette jeune femme. J’étais pétrifié par son allure et sa beauté juvénile. Mon appendice masculin se mit à s’allonger comme l’appendice nasal de ce stupide pantin de bois dont le nom m’échappe.

 

Lorsque le train arriva à Paris, j’osai bafouiller deux ou trois phrases et remettre ma carte de visite à Pauline, elle s’appelait ainsi. J’espérai je ne sais quoi en retour, une folie peut être. Je n’étais pas particulièrement bel homme mais je séduisais assez facilement les femmes.

 

Je n’eus jamais  la moindre réponse. Une relation  épistolaire ne m’aurait de toutes façons pas satisfait, mais elle aurait flatté mon ego.

 

Par la suite, je n’ai cessé de  rechercher Pauline  en vain,  partout, en tout, et chez les autres femmes aussi.

Je ne suis marié cinq  fois, un vrai fiasco conjugal. J’ai eu quantité de maîtresses,  de liaisons sans lendemain, j’ai réalisé beaucoup de fantasmes et pas que dans mes livres, mais pas le seul qui eût pu m’apaiser.

 

Alors, je suis tombé dans la grossièreté, la facilité, la vulgarité, la misogynie,  pour faire payer aux femmes l’affront  auto infligé  lors de  cette journée de 1958.  J’ai écris à la chaîne des romans crasseux en picolant plus que de raison.

 

Mes femmes légitimes  m’ont épousé pour l’argent et vous, Monsieur, vous m’ avez édité  uniquement pour l’argent aussi.  Finalement,  Il y a dans l’existence réelle bien plus de vulgarité que dans mes livres, autant chez les femmes, que chez les hommes, fussent-ils éditeurs.

 

Cela n’excuse rien,  Monsieur, mais cela donne juste un autre point de vue…

 

A l’heure où je prends mes distances avec la vie  et me trouve dans le sas de l’au-delà, je vous salue bien bas. La récréation est terminée. J’aime Pauline et j’emmerde tous  mes détracteurs pour des siècles et des siècles !

 

PS : mots prononcés par l'éditeur au moment  où il détruisit cette lettre :  "  Messa dita est. Amen "

 

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 06:12

kerguelen

 

Voici ma participation aux plumes d'Asphodèle , sur le thème de la solitude avec les mots suivants à placer: angoisse, silence, assourdissant, rue, paix, musique, exister, ténèbres, se ressourcer, naviguer, espace, bienfaisant, errance, vide, partager, austral, assis, ambivalent, manque,  obsidienne, orage, onde.

 

J'ai transformé ambivalent en ambivalence au péril de mes doigts ou pire encore...pardon !

 

 

 

Île de Kerguelen, terres australes françaises, 02 novembre 2013.

 

 

Croyez-vous comme le prétendent les censeurs que la passion ne soit qu’une onde bienfaisante poussée à son paroxysme,  toujours  vouée à l’échec?

 

Confirmez-vous que si elle  permet de transformer un coup de foudre en éclairs, sa lumière permet seulement à l’homme de naviguer à l’aveugle dans l’inouïe profondeur de son vide intérieur, l’espace de quelques moments ?

 

Pensez-vous que la passion se subisse et entraîne  l’être humain vers des  ténèbres  où seul le manque éclaire les souterrains boueux  menant aux âmes en peine ?

 

Croyez-vous  que la solitude du passionné ne soit qu’une angoisse de la perte imminente de l’autre qui  l’oblige alors à répéter sans cesse l’acte d’amour pour avoir l’impression d’exister  et de retarder la déchéance.

 

Estimez-vous que l’acte d’amour sans cesse répété condamne les amants à l’errance, comme si aucune rue ne donnait jamais sur aucune  porte ?

 

Voyez-vous la fièvre des amants enlacés comme des larmes en ébullition qui viennent se ressourcer là pour mieux les assaillir après leurs  ébats assourdissants ?

 

 

 

 

 

Détrompez-vous, l’acte d’amour passionné peut être apaisant et exaltant, il suffit de le pratiquer régulièrement, plusieurs fois par jour, dans un silence verbal absolu et une hystérie frénétique, pour oublier le temps qui sévit et  la vie qui  se meurt.

 

Je sais de quoi je parle, à toute heure et dans toutes les positions je me donne à lui, je m’abandonne à lui, et me plonge dans la couleur obsidienne de ses yeux.Juste lui et moi.

 

Je l’aime débout, sur ma couche, assise, c’est selon nos humeurs mais je préfère l’aimer à genoux, la bouche entièrement offerte , presque béate de satisfaction et sans aucune ambivalence.

 

Ne soyez pas choqués,  comprenez-moi : Seule la musique sacrée de ses gémissements ensanglantés me parle. Je veux qu’il me prenne dès qu'il le désire et autant qu'il le désire,  qu’il rentre  au plus profond de moi, de la rosée  à la lune.

 

Je veux  me laisser pénétrer et pouvoir jouir en paix.

 

Ne soyez pas choqués, ne me jugez pas, vivez pleinement  vos vies et vous transformerez les orages en lacs paisibles et reposants.

 

 

 

 

 

 

 

Sœur Béatrice, Monastère de la Désolation.

 

 

 

Note de l'auteur : il n'y a aucun monastère aux Kerguelen, mais Soeur Béatrice existe vraiment...elle a peut être lu Belle du seigneur...


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