Bienvenue sur Mind The Gap

Pourquoi un blog intitulé  Mind The Gap ? C’est le message que l’on entend en boucle dans le métro de Londres et  qui nous  invite à faire attention au fossé  existant entre la rame et le bord du  quai.

Par extension, on peut le traduire par «  prenez garde au vide ».

 

Poour combler le vide, il y a les mots, les sentiments, les livres, la musique, les voyages et le partage avec vous lecteurs et lectrices de ce blog.

 

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Pour me contacter: mind.the.gap@orange.fr

 

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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 17:20

le prenom J’étais parti pour voir « Sur la route », adaptation du célèbre roman éponyme de Kerouac  (que je n’ai pas lu bien évidemment) et finalement j’avais envie de rire et je me suis rabattu sur «  Le prénom », comédie française adaptée d’une pièce de théâtre ayant remporté un gros succès public : les réalisateurs du film sont les auteurs de la pièce.

 

Voici le début de l’histoire : Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos : le dit prénom que je ne révèle pas pour ceux qui auraient envie de voir le film est en effet très connoté…

 

De là, le dîner de famille part en vrille et les histoires, secrets et autres bassesses familiales remontent à la surface et viennent dynamiter la réunion de famille. J’adore quand on tape un peu sur cette institution surtout quand c’est drôle

 

Ainsi,  j’ai beaucoup aimé cette comédie et j’ai beaucoup ri...décompression assurée.

J’avais vu la bande annonce et j’avais un peu peur que tous les bons mots soient dedans mais j’ai été très agréablement surpris.

 

Le principal défaut du film est aussi son principal atout : c’est du théâtre filmé donc on retrouve l’unité de temps, de lieu et d’action mais les dialogues sont savoureux et  font  souvent mouche, sont parfois corrosifs et méchants même si à mon humble avis, il fallait aller plus loin et flirter avec le carrément très politiquement incorrect.

 

Les acteurs sont très bons (Patrick Bruel, Valérie, Benguigui, Charles Berling…) et on passe un très bon moment, avec peu de longueurs jusqu’à la chute finale (dans tous les sens du terme).

A noter , en début du film, la présentation des personnages individuellement, à la façon de Jeunet dans Amélie Poulain mais en beaucoup  moins bien…

 

En résumé," Le prénom" est  une comédie à voir sauf si vous êtes allergique au vaudeville à la française et qui peut plaire à tout âge, il y avait dans la salle, des gamins, des jeunes couples, des quadras, des mamies…et tout le monde riait, pas toujours au même moment mais chacun je pense y a trouvé son compte.

Publié dans : Cinéma , théâtre
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 00:12

Lizzie Voici ma participation à la 66ème édition (diabolique )  de Des mots, une histoire orchestrée par Olivia.

 

Les mots à utiliser sont : nuage – moustique – calendrier – burlesque – candide – orage – canaliser – déluge – caresse – antidote – craquant – quatrains – calvitie – briquet – soleil – amadou – hallucinant – genou – foudroyer – mousse – promesse – langue – fesses – colère

 

 

Avertissement aux dévoreurs et dévoreuses de mots : ce texte est une pure affliction. Il est libre de droit…

C’est la lecture de «  je reviendrai avec la pluie » qui me l’a inspiré…

Je n'ai pas utilisé amadou.

 

Lizzie est amoureuse.

 

   - Dis papa,  je suis en train de lire Jane Austen, et l’une des héroïnes  qui à dix-sept ans  ans comme moi   s’interroge sur ce quatrain :

 

Mon premier dénote l’affliction

Que mon second doit éprouver

Et mon tout est l’antidote rêvé

Pour guérir ce cette affliction »

 

Je crois  que je suis vraiment  tombée amoureuse, est ce que j’aurai forcément du chagrin un jour: tous les  petits nuages deviennent-ils orage?

 

- Houla ma douce et candide  Lizzie,  tu as des lectures bien burlesques pour une fille de ton âge et qui vit en 2030. De plus,  ta question  suppose une longue réponse mais si tu le veux bien, gardons là pour un autre jour…

 

- Tu as été passionnément  amoureux quand tu étais jeune ?

 

-  Tu sais j’ai soixante  ans passés mais toujours pas de calvitie…je ne suis pas si vieux que ça Lizzie…oui j’ai plusieurs fois connu l’amour, avec ta maman, ça tu le sais déjà, mais aujourd’hui, sans vraiment répondre à ta question je  vais te parler d’une autre histoire...

 

Hasard, du calendrier, mais demain, 26 mai 2030, cela fera vingt  ans que je l’ai vue pour la dernière fois. Elle se prénommait Tatiana, elle était roumaine, nous travaillions ensemble dans une entreprise lugubre mais elle n’étais pas en règle vis à vis des autorités. Ce jeudi 26 mai là  , les policiers sont venus la chercher, ils lui ont laissé le temps pour que je la prenne dans mes bras, elle tremblait, son regard d’azur m’a foudroyé une dernière fois.

 

-  Tu es tombé amoureux d'elle  d’un coup ?

 

-   Oui...presque un peu comme une piqure de moustique par une chaude soirée gorgée de soleil d’été , c’est immédiat et tu te démanges sans cesse sauf que le spray anti grattage n'existe pas.

 

-   Vous étiez amants ?

 

-  Non, je n’ai jamais  effleuré ni sa peau, ni ses fesses d’ange , jamais pu lui donner une seule caresse, jamais pu embrasser ses pieds de princesse, seul mes yeux ont pu apercevoir deux ou trois fois le creux de ses genoux…elle était si belle qu’elle se cachait sous ces saletés de pantalons qui sont si masculins. 

 

- Tu étais un peu bizarre à cette époque, comme  un briquet qui n' arrivait pas à provoquer l’étincelle tu  brûlais intérieurement?

 

- Oui  on peut le voir comme cela, disons que Tatiana ne voulait pas aller au delà de ce qui l'apaisait, elle ne parlait et n’écrivait pas bien le français mais se sachant menacée de reconduite sans son pays, elle m’ a laissé une lettre assez hallucinante pour me demander de lui faire la promesse de l’oublier et d’être heureux sans elle.

Cette lettre était  étrangement fort bien écrite et bouleversante, je l'ai toujours gardée...

 

-  Et visiblement tu ne l’as pas tenue cette promesse...

 

- Lizzie, si  tu aimes vraiment tu verras que les promesses en amour sont plus fragiles qu’une perle de rosée sur un coquelicot. Le jour de son départ, le déluge s’est abattu sur moi , je ne pouvais canaliser ni ma colère ni ma souffrance. Mon sang s’est transformé en eau noire, mon cœur est devenu une caisse de résonance dont chaque battement vrillait mon cerveau.

 

-  Mais pourquoi tu n’es pas parti à sa recherche en Roumanie puisque tu l’aimais tant ?

 

-  Je ne pratiquais pas la langue…et elle ne voulait pas de la mienne alors…quand l’amour est impossible à quoi bon s'obstiner?

 

-   Alors tu ne l’as jamais revue ?

 

-  Si très souvent dans mes rêves et dans mes songes . Bizarrement, trois années plus tard, j'ai croisé l'un des deux policiers venus interpeller ma Tatiana, on a même bu une mousse ensemble.  Etrangement il se souvenait très bien de Tatiana  et  moi et de  notre dernier regard  , il visulaisiat encore  très bien  cet arrachement dans cette  entreprise lugubre, ce jour là, il y a vingt ans déja.

 

-  Elle te manque encore aujourd’hui ?

 

- Bien sûr, tu me prends pour qui Lizzie, pour un amoureux de série B ou quoi ? Et tu sais, aujourd'hui elle vit en Croatie, elle est divorcée et a un garçon ...je l'ai fait rechercher pour être prêt le moment venu...

 

-   Houla…c’est trop craquant ton histoire, tu veux dire que tu veux la retrouver et l’aimer encore après tout ce temps ?

 

-   Non Lizzie…je veux dire que contrairement à l’amour, je ne serai pas éternel…je dois me tenir prêt.

Dis moi Lizzie,  tu sais qu'il y a des sujets que je ne peux aborder avec ta maman mais j'ai pas rêvé, elle s’est bien  fait refaire les seins Katy Perry non ?

 

- Oui évidemment papa, les beaux seins non plus ne sont pas éternels...sauf  peut être ceux de maman...

des mots une histoire

Publié dans : Esprit vagabond...
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 17:12

egoiste romantique Je dois dire que Beigbeder arrive toujours à me faire à la fois rire et réfléchir, même quand j’ai le moral a zéro où même quand je n’ai pas envie de lire…il est très fort et il m’énerve toujours autant.

 

L’égoïste romantique est le journal autant intime  qu’inutile d’Oscar Dufresne, écrivain plus ou moins fictif derrière lequel se cache Beidbeder.

 

 

Et l’auteur ne  se prend pas la tête , on peut même dire qu’il cède à la facilité puisqu’il n’y pas d’histoire, seulement des ressentis et des bons mots.

 

La vie d’Oscar Dufresne se compose de soirées mondaines, arrosées et souvent assorties de substances pas très licites et de parties de jambes en l’air. C’est aussi le journal d’un obsédé sexuel et il faut dire que les femmes sont parfois malmenées par l’auteur à travers  la vie plus on moins vraie plus ou moins fantasmée de son personnage. Je ne pense pas que ce livre soit trop apprécié des féministes et pourtant quand il aime une femme , il l'aime le bougre…

 

Beigbeder est libre et il se lâche volontiers quitte à faire de la provocation ou à friser parfois l’obscénité. On lui pardonne, car c’est un escroc et un vrai sale gosse qui au fond n'assume pas son propre prétexte disnat que le bonheur n'existe pas, que l'alour est impossible mais que rien n'est grâve. 


L’intérêt de l'exercice  est de détendre le lecteur et de crier tout haut ce que nous osons à peine penser tout bas. Ce n’est pas de la grande littérature, c’est un bel exercice de style  et d’humour décalé, d’auto dérision et de désenchantement…une vision totalement pessimiste de l’être humain, des sentiments et de l’amour.

 

Ce livre étant une collection de pensées, d’aphorismes et de bon mots, je ne peux que vous laisser avec une petite sélection de celles qui me plaisent (deux ou trois viennent d’un autre livre de Beigbeder, s'il y a des connaisseurs, qu'ils m'en excusent).

 

« J'ai trouvé la solution pour vivre en société quand on est myope : sourire tout le temps. On a l'air d'un con mais au moins on ne se fait pas d'ennemis. »

 

« Fuir, toujours, et courir sans relâche. Et puis, un jour, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux : c'est toi dont j'ai besoin, vraiment. »

 

« Etre amoureux, c'est être étonné. Quand l'étonnement disparaît, c'est la fin. »

 

« L'amant idéal est un obsédé doux : c'est son coeur qui bande. »

 

« Le plus difficile n'est pas de savoir pourquoi l'on vit, mais de parvenir à échapper à cette question. »

 

« Le rougissement est comme l'impuissance sexuelle : il suffit d'en parler pour le déclencher.

 

« Le seul truc pire que de se faire poser un lapin, c'est de n'avoir personne pour vous en poser un. »

 

« Les hommes sont toujours entre une ex et une future, car le présent ne les intéresse pas. »

 

« Souvent je baise bourré, uniquement pour retrouver l'ivresse amoureuse. Si le coeur ne bat pas, il faut au moins avoir la tête qui tourne. »

 

« Tout est si merveilleux à cinq centimètres du visage d'une femme que l'on va peut-être embrasser. On ne devrait jamais bouger de là. La suite est forcément moins intacte. »

 

«  Il y a une justice, les femmes jouissant beaucoup plus fort que les hommes mais beaucoup moins souvent ».

 

« A partir d'un certain âge, on a des certitudes sur tout. L'amour? 'ça dure trois ans'. La fidélité? 'ce n'est pas un concept humain'. La mort? 'la seule liberté'. On se rassure avec des phrases toutes faites. A partir d'un certain âge, tous les prétextes sont bons pour cesser de penser. »

 

« Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n'existe pas. L'amour est impossible. Rien n'est grave. »

 

L'amour est une catastrophe magnifique: savoir que l'on fonce dans un mur, et accélerer quand même. »

« Il n'y a pas de femmes moches, il n'y a que des verres de vodka trop petits. »

 

« Aimer quelqu'un qui vous aime aussi, c'est du narcissisme. Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, ça, c'est de l'amour. »

 

« Il existe une zone de flou artistique entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux : baptisons-la bonheur. »

 

 « Les types n'arrivent pas à admettre qu'ils puissent rester toute leur vie avec la même femme. La solution est simple : il faut qu'elle soit bonniche et putain, vamp et lolita, bombe sexuelle et vierge effarouchée, infirmière et malade. »

 

« La grâce est un présent car, dans ces moments-là, on n'a ni passé ni avenir. On devient un paysage. »

 

« Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ? »

 

« Les femmes de porcelaine nous donnent l'impression d'être un éléphant dans un magasin de Limoges. »

 

« C'est l'année de mes quarante ans que je suis devenu complètement fou. Auparavant, comme tout le monde, je faisais semblant d'être normal. »

 

Publié dans : Littérature
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 00:12

SAM 7920Bon finies les vacances, retour dans mon bureau bien tristounet, retour au quotidien aux soucis des jours,  temps de chien depuis que je suis rentré dans les Pyrénées, il y avait bien plus de soleil en Ecosse…bref comment ne pas déprimer se demande  ce privilégié de la vie que je suis ??

 

Je compte sur vous pour me donner votre top  des trucs anti-déprime, et en attendant voici les miens…pas classés par ordre d’importance…c’est un peu ce qui me passe par la tête là tout de suite…

 

1)     Avoir un  blog : hé oui, ceux qui ne bloguent pas ont du mal à s’en rendre compte mais peu à peu on trouve une deuxième famille ou un deuxième cercle d’amis…on échange on partage et l'opposition  virtuel réel est bien dépassée.

 

2)     Ecouter de la Dance music : c’est universel et ça marche à tous les coups…allez faites un effort quand même, allez voir sur You Tube : en ce moment j’écoute Basto, Tree drives, Madonna ou Jack holiday…imaginez si vous vous levez un lundi matin tout pourri et tous gris, l’âme en peine et que vous tombiez sur « Avec le temps » vous faites quoi ? Alors on arrête de se moquer...si si vous vous moquez je le sais.

 

3)     Le sexe : parce que c’est un moment déconnecté des pensées, et même des sentiments finalement dans sa phase ultime et c’est prouvé médicalement. Alors si le corps médical préconnise le corps à corps médicinal…

 

4)     Les douceurs sucrées…chacun les siennes …crumble à la Myrtille par exemple ou les fameux oursons à la guimauve…ou sinon voir le point numéro 3.

 

5)     Lire…enfin ça dépend, quand on enchaîne (exemple au hasard) Belle du Seigneur, Clair de femme et Rien ne s’oppose à la nuit…on cherche les emmerdes et la déprime mais plus sérieusement dès qu’on arrive à rentrer dans un livre et un univers, l’ennui disparaît et nos propres tourments aussi...c'est génial et simple.

 

6)     Les pensées, arnaques et escroqueries des livres de Frédéric Beigbeder : même quand je broie du noir, ce mec arrive à me faire vraiment rire. je le déteste. Une petite pour la route en attendant j’espère que je chronique le livre de lui que je viens de lire : « Je déprime sec pendant les réveillons, toutes ces familles unies sentent le sapin. Le père-noël est une ordure ménagère » ou encore «  Pénélope à un téléphone qui vibre, je me dis qu’il faudrait lui offrir un vibro qui sonne »

 

7)     L’océan : une heure à regarder les vagues se fracasser sur les récifs suffit pour repartir…on devrait taxer ceux qui habitent là bas ou faire des échanges météo virtuels.

 

8)     Katy Perry.

 

9)     Boire un coup : je suis totalement d’accord avec «  2 verres ça va, plus bonjour les dégats ». Juste boire une bonne bouteille de ce qu’on aime, juste pour être gai et jamais pour être ivre. C’est le moment avant le début de l’ivresse qui est le bon pour passer à l’eau et qui permet d’être bien.

 

10) Ecouter à fond une chanson qui vous fait frissonner de partout. Et je vous laisse avec celle que j’écoute en boucle depuis vendredi : c’est assez incroyable car je n’aime ni le rock ni Gossip ni Beth Ditto mais j’adore leur dernier titre « perfect world »...vraiment fabuleux...j'écoute toutes versions c'est pour dire...

 


 

Bonne semaine à tous et à toutes, bises.

Publié dans : Mauvaise humeur, mauvais esprit, mauvais trip...
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 21:10

SAM 7936Ca y est, le Boeing 737 de Ryanair  s’est posé  sur l’unique piste de Carcassonne, atterrissage musclé car la piste est courte: un retour au pays inévitable après une semaine passée à parcourir l’Ecosse, essentiellement les Highlands et la cote ouest.

 

J’ai toujours beaucoup plus de mal à parler des séjours et voyages que des livres ou de mes humeurs alors je vais me limiter à vous donner quelques impressions visuelles de voyage.

C’est la nature et les possibles bouts du monde qui m’attirent lorsque je pars en vacances et je n’ai pas été déçu par cette escapade Ecossaise.

 

L’Ecosse est une terre où la nature règne en maître, on roule on roule, on peut faire 25 miles sans voir un village ou une habitation. Les villages sont souvent harmonieux, les maisons alignées et blanches (dans les villages de pêcheurs comme Plockton ou Ullapool) ou en pierre sombre (comme à Luss). Et de temps en temps, un cottage isolé, totalement improbable devant un Loch ou en bordure de l'océan.

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A cette époque de l'année, il fait nuit à 11h et jour à 4h...avec une heure de décalage horaire, quand on voyage peu ça suffit pour vraiment dépayser...

 

Les Lochs sont bordés de montagnes inquiétantes avec encore de la neige  (la plus haute culmine pourtant seulement à 1300 mètres), les paysages sont austères, les montagnes sont des landes avec peu de végétation sauf par endroits où il y a des forêts. L’ambiance peut être vraiment flippante voire lugubre suivant la météo. En fait l’Ecosse est pour moi une montagne qui se jette dans la mer, je n’ai jamais vu autant d’eau, de rivières, de torrents, de chutes et de cascades...c'est un pays qui ruisselle et les bruits de l'eau sont ceux que je préfère...

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Quand il fait beau, tout change et la météo change vite…tous les jours du soleil et tous les jours de la pluie. Les châteaux en ruine ou conservés prennent une autre dimension les jours de beau temps. Le jour où nous avons été voir le Loch Ness était fantastique…donc le Loch majestueux.

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Les perspectives sont fantastiques, on voit systématiquement plusieurs couches de couleurs et de paysages sur la même vue…c’est le pays qu’il faut visiter si l’on aime la photographie.

 

Les routes secondaires à une voie, qui serpentent dans la lande et les genets et longent la mer sont diaboliques et fantastiques, on a envie de stopper toutes les 5 minutes pour profiter des points de vue et il faut dire que les Ecossais au volant sont très patients et très courtois…les pauvres quand ils viennent chez nous ils doivent halluciner devant tant de bêtise en nous voyant conduire. De même petite anecdote, il y a partout des toilettes publiques gratuites, propres et qui sentent bon…quand ils viennent chez nous ils doivent nous prendre pour des porcs. Cette propreté ambiante vient de l’époque de la Reine Victoria qui avait du goût en appréciant certaines stations balnéaires comme Oban.

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L’Atlantique sur le nord ouest de l’Ecosse prend une dimension époustouflante, côtes dentelées sans être forcément déchiquetées, vagues déchaînées, plages désertes de galets ou de sable rose, sans aucune construction, prairies bordées de murets et bardées de moutons en quasi liberté…les moutons et leurs agneaux sont la marque de l’Ecosse. Il y a là tout  ce que je recherche an allant voir l’océan, des bouts du monde où l’on peut tout imaginer…notamment à Point of Stoer.

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Suivant les endroits, j’ai eu parfois l’impression d’être sur un massif de la Corse dont j’ai oublié le nom, parfois d’être en Irlande (même si le peu  que je connais de l’Irlande est plus vert, plus riant, plus accueillant), parfois au milieu d’un paysage lunaire et parfois au Canada (que je ne  connais pas mais en Ecosse on peut facilement imaginer un grizzli surgissant d’une forêt et attrapant un saumon sauvage).

 

Vous l’avez compris, c’est une expérience naturelle incomparable et je vous ai mis un album de 50 photos pour vous montrer ce que mes mots ont du mal à exprimer.

 

Coté frustrations, je dirais que le tour opérator avait un peu sous estimé les distances donc on a passé plus de temps dans la voiture que prévu et surtout, le jour ou nous devions visiter une partie de l’île de Skye, nous avons eu un jour de tempête et de pluie intense.

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Mis à part le poisson frais et la bonne bière, pas grand-chose d’intéressant coté culinaire à mon point de vue, trop gras trop de frites…trop de sauces...

 

Nous n’avons pas visité de grandes villes volontairement, mais un week-end à Edimbourg est déjà dans un recoin de ma tête, cette ville a l’air magnifique, classe et romantique à souhait.

 

Pour finir, nous sommes revenus par Glasgow pour rejoindre l’aéroport de Pretswick ou nous embarquions,  et juste au moment où les autoroutes se rejoignaient avec des files de circulation partout, Germaine, la dame du GPS a pété un plomb, me demandant de faire demi-tour avec prudence…hum hum tout ça en roulant à gauche bien sur…heureusement elle n’a eu qu’un moment d’égarement…ha ces femmes…

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Je vous laisse avec l’album photo et il m’a été  demandé de préciser que les photos ont été toutes  prises par La Douce ou presque…ha ces femmes.

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A très vite et merci à vous d’être encore là…je viens vous voir très vite promis...

 

SAM 7771

 

Publié dans : Voyages, vacances
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 10:00

ecosse Ce matin bizarre…j’ai mis l’eau dans la cafetière mais pas le café.  Puis j’ai repassé l’eau chaude au lieu de la remplacer par de la froide,  donc j’ai bu un café infect et plus que brûlant…puis j’ai oublié de me laver les dents…

 

Bizarre non ? Sont ce les effets du week-end dernier riche en émotions ? Est ce dû au fait que j’ai raté Katy Perry à la radio ce matin en me levant trop tard ? Est ce dû au soleil resplendissant  sur les montagnes ?

 

Non !

 

Ce soir c’est les vacances…mon cerveau a déjà anticipé, je suis en mode pause…déjà que je suis le plus souvent à l’Ouest, demain je pars vraiment vers l’Ouest, direction l’Ecosse et les Highlands en particulier ! Yes ! Je me suis renseigné, quasiment aucun risque de croiser Christophe Lambert là bas ...ouf !

 

Huit jours de dépaysement total enfin je l’espère…

 

Et donc, pendant Huit jours, le blog est en pause : je ne pourrai pas publier, ni lire vos commentaires ni m'immiscer entre vos lignes...

 

Pas de blagues, hein, vous ne m’oubliez pas…je reviens vite et je vous retrouverai tous et surtout toutes avec beaucoup de plaisir…

 

Passez une belle semaine, je vous embrasse et vous dit à très bientôt.

 

Bizzzzzzzzzzzz !

 


 

 

 


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Bienvenue sur Mind The GAP

En ce moment...

Je bosse le lundi de Pentecôte...oui je sais on doit être au moins 2 ou 3

Les fraises fleurissent, les êtres flétrissent, les aoiseaux réfléchissent...que font les miroirs?

Je lis "Emma " de Jane Austen et je rame un peu...

J'écoute Gossip "Perfect world" à fond les ballons

J'ai vu " Le prénom " au ciné et j'ai hâte de voir " De rouille et d'os"

Vos mots à vous

 
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